Gloire au maître du son, Ençant qui se prodigue, Nul désir d’infini Immolé sur la fugue : Espérons-nous un jour Bac guidera nos pas, Avec le contrepoint Calme, il sait nous calmer - Héros des temps passés
Bac, triomphant génie Autel qui ne renie Cadancé noblement, Hosti au coeur aimant. Gagner la paix céleste ? Entourant notre geste Noté parmi l’azur, Il rend l’esprit si pur - Et Dieu pour le futur
Si la viole de gambe aux plis lourds de vos robes, A chanté l’andante plaintif des rêves morts, Au coeur nous restera comme un lointain remords Le refrain des chansons lentes qui se dérobe.
Si dans la cathédrale immense un couple dort Tout de marbre vêtu – le pourpoint près de l’aube - L’orgue, sous le vitrail que perce un rayon d’or, Vous accompagnera, du crépuscule à l’aube.
Dame douce aux doux yeux, vous jouiez de la viole D’amour Le soir décolorait la fleur qui s’étiole.
C’était comme un poison subtil dans une fiole gravée au tour ? L’archet léger improvisait des babioles.
L’instrument reposait, calme sur le velours Du gorgerin : plus fugitifs coulaient nos jours… Dame douce aux yeux pers, vous jouiez de la viole D’amour.
Couplet 1
À Sainte-Berthe-aux-P’tits-Pieds,
Y’a l’harmonium du curé,
Un meuble saint, tout essoufflé,
Mais vaillant, faut l’avouer !
Quand s’avance, dans la lumière,
Une dame un peu sévère,
Les fidèles tremblent déjà :
C’est Germaine qu’on entendra !
Refrain
🎶 Elle pédale, elle pédale,
À faire pâlir les chorales,
Et d’ses doigts dodus mais précis,
Elle fait danser les cantiques pieux !
Elle transpire, elle soupire,
Et l’vieux soufflet en chavire,
Quand elle tire sur les jeux,
C’est tout l’orgue qui dit : « Mon Dieu ! » 🎶
Couplet 2
Sa voix tonne à pleine gorge,
Quand l’assemblée chante en mi-bémol,
Elle, elle module, elle forge
Des accords dignes d’un bémol !
Mozart, Bach ou César Franck,
Elle les cite sans que ça flanche,
Improvisant dans la ferveur,
Avec la grâce d’un tracteur !
Refrain
🎶 Elle pédale, elle pédale,
Avec l’allure triomphale,
Elle transpire, elle soupire,
Mais l’harmonium veut fuir l’martyr :
Germaine en quête de grandeur
A mis les tirants dans l’vapeur ! 🎶
Pont (parlé façon récitant solennel)
« Ce jour-là, elle fit un crescendo…
qui souleva trois bancs, une nappe,
et la dentier de la sacristine. »
Dernier refrain (plus lent, style grand final)
🎶 Elle pédale, elle pédale,
Une virtuose sans égale,
Et dans le chœur, même le saint
Bénit son zèle tapageur.
Car sous l’volume et la bravoure,
Y’a de la foi et d’la tendresse,
Mais l’pauvre orgue, c’est bien trop lourd…
Il rêve d’un p’tit peu de finesse ! 🎶
Grand
Maître des Harmonies : Responsable de l’équilibre
musical du royaume, il veille à ce que toutes les compositions et
performances respectent les traditions et innovations.
Chancelier
des Partitions : Archiviste et bibliothécaire de la
musique, il conserve les œuvres et réglemente leur transmission.
Ambassadeur
des Mélodies : Diplomate du royaume, il échange avec les
contrées voisines pour faire connaître la musique de Manéhouarnie
et s’inspirer d’autres cultures musicales.
Gardien du Tempo : Maître
du temps et des rythmes, il veille à la synchronisation parfaite
des musiciens et à la régularité des cérémonies musicales.
Maîtres de la Création et de
l’Exécution
Maître
des Chœurs : Directeur des ensembles vocaux, il coordonne
les chants et s’assure que les voix du royaume résonnent en
harmonie.
Compositeurs
Royaux : Créent des œuvres pour les grandes occasions et
orchestrent les événements officiels du royaume.
Organiste royale : Titulaire, chargée de tenir avec éclat les orgues du royaume.
Luthier du
Roi : Artisan chargé de la fabrication et de l’entretien
des instruments royaux.
Virtuose de la Cour :
Musicien exceptionnel qui enchante les invités du roi par ses
performances.
Figures Symboliques et Protectrices
Chevaliers
du Silence : Gardiens de la paix sonore, ils veillent à ce
que les moments de silence soient respectés dans le royaume.
Sentinelles
du Contrepoint : Maîtres des équilibres mélodiques, ils
aident à la correction et à l’amélioration des compositions en
évitant les dissonances non désirées.
Oracles de l’Improvisation
: Sages et visionnaires capables de créer de la musique sur le vif,
ils inspirent les artistes du royaume.
Autres Rôles Pratiques
Héraut
des Fanfares : Chargé d’annoncer les nouvelles
importantes en musique.
Maître de
Ballet : Responsable des danses qui accompagnent la musique
lors des festivités.
Échanson du Chant :
Responsable de l’entretien des voix des chanteurs, il veille à
leur bien-être et à leur formation.
Couplet 1
Dans les vallons, quand l’aube
danse,
Un souffle clair s’élève et fuit,
C’est la
flûte, en douce cadence,
Qui conte aux fleurs les rêves de
nuit.
Elle gazouille avec les mésanges,
File plus vive
qu’un frisson d’air,
Et fait chanter sous ses phalanges
Le
chant secret des univers.
Refrain
Ô flûte à bec,
perle des âges,
Voix de berger, de roi, d’enfant,
Tu
fais parler mille paysages
Et l’on t’écoute en
s’émerveillant.
De l’art baroque au cri moderne,
Tu
vibres libre, tendre ou fière :
Ta voix légère, douce et
éternelle,
Caresse encore l’âme et la terre.
Couplet 2
Les doigts
s’envolent et l’air résonne,
Des traits perlés naît le
discours,
Parler d’amour, ou bien d’automne,
Chaque
soupir devient velours.
Fugace et claire, elle répond vite,
À
chaque souffle, à chaque main,
Articulée, vive,
explicite,
Elle nous parle comme un refrain.
Refrain
Ô flûte à bec,
perle des âges,
Voix de berger, de roi, d’enfant,
Tu
fais parler mille paysages
Et l’on t’écoute en
s’émerveillant.
De l’art baroque au cri moderne,
Tu
vibres libre, tendre ou fière :
Ta voix légère, douce et
éternelle,
Caresse encore l’âme et la terre.
Pont parlé ou chanté
On
croit parfois qu’elle est d’école,
Mais c’est une reine
en habit simple…
Des cours royaux jusqu’à l’épaule
Du
compositeur qui la contemple.
Dernier Refrain
Ô flûte
à bec, muse fidèle,
Ton chant traverse le matin,
Et l’on
te suit, douce immortelle,
Au fil des siècles, au creux des
mains.
Ta voix légère, douce et éternelle,
Caresse
encore l’âme et la terre.
Couplet I
Sous la mousse claire et douce,
Quand
s’éveille la forêt,
Un lapin blanchi de mousse
Joue
d’un cor en fin duvet.
Il chemine sans relâche,
Portant
l’œuf comme un trésor,
Et sème au matin de Pâques
Des
merveilles en accord.
Refrain
Trompette d’or aux
tendres notes,
Cœur de printemps, chant du matin…
Oyez,
oyez ! Voici qu’apporte
Les œufs d’espoir le bon lapin.
Couplet II
Son pelage est de
lumière,
Son regard tout de satin,
Dans les trèfles il
prospère,
Messager pur et mutin.
Chaque œuf dit une
promesse,
Chaque ruban un secret,
Qu’il dépose en douce
liesse
Au seuil des petits palais.
Refrain
Trompette d’or
aux tendres notes,
Cœur de printemps, chant du matin…
Oyez,
oyez ! Voici qu’apporte
Les œufs d’espoir le bon lapin.
Coda
Et
si d’aventure un songe
Vous mène en ce frais matin,
Suivez
l’écho qui prolonge
Le souffle du doux lapin…
Vous qui dans l’allégresse Cherchez quelques beaux jours, Dans une aimable ivresse Maintenez-la toujours. Surène et sa coline Dissipent le chagrin, Et surtout la cuisine Du joyeux Pèr’ Lapin. (Bis)
Combien de gens culbutent, Voulant monter trop haut ; Et combien se disputent Pour un rien, pour un mot ! Chassons cette colère Avec un gai refrain, Et gagnons la chaumière Du joyeux Pèr’ Lapin. (Bis)
Là, jamais de tourmente, Le ciel est toujours pur, La verve est entraînante, Et le plaisir est sûr. Toujours c’est une fête, Et puis, le verre en main, On chante à la guinguette Du joyeux Pèr’ Lapin. (Bis)
La vie est un mensonge : Pourquoi l’interroger ? Plutôt par un doux songe Sachons la prolonger. Endormons la misère De quelques jours sans pain, En trinquant dans un verre Du joyeux Pèr’ Lapin. (Bis)
Qu’un jour Dieu nous réclame Pour le monde éternel, Par la gaîté notre âme Sera conduite au ciel. Vivons comme un seul frère En riant du destin, Et vive la chaumière Du joyeux Pèr’ Lapin ! (Bis)
Source : Suresnes d'Autrefois et d'Aujourd'hui (1926), page 178 - O. Séron
Couplet 1 Moi je suis l’gardien du trottoir, Le roi des passages cloutés, Avec ma casquette et plein d’espoir Et mon sifflet bien accordé. Le matin j’dirige la fanfare Des voitures et des écoliers, Et quand la ville devient bizarre, Je module en do rutilier !
Refrain Roulez tambours, sonnez trompettes, Et vlan ! une p’tite prune au fauteur, Moi j’fais la loi mais j’suis en fête, Policier municipal, mais toujours joueur. Du trottoir au bal des étiquettes, Je siffle en maître de bonheur, Et quand j’ai fini mes pirouettes, Je souffle en flûte de douceur !
Couplet 2 Sur la place aux grands jours de mémoire, Je sonne clair comme un orpailleur, À la trompette j’écris l’Histoire, Avec des notes en bleu, blanc, cœur. Et puis parfois sous mon uniforme, Je rêve d’être organiste, Car l’ordre public se réforme En cadence chez les artistes !
Refrain Roulez tambours, sonnez trompettes, Et vlan ! une p’tite prune au fauteur, Moi j’fais la loi mais j’suis en fête, Policier municipal, mais toujours joueur. Du trottoir au bal des étiquettes, Je siffle en maître de bonheur, Et quand j’ai fini mes pirouettes, Je souffle en flûte de douceur !
Couplet 3 Au bal du maire ou sous la pluie fine, Je pars en solo rutilant, J’fais des gammes sur mes contraventions Pour que ça chante en règlement ! Car sous l’étoile du réglementaire, Brille un musicien triomphant, Qui fait valser jusqu’aux réverbères Au rythme du code charmant !
Refrain final Roulez tambours, sonnez trompettes, Et vlan ! une p’tite prune au fauteur, Moi j’fais la loi mais j’suis en fête, Policier municipal, mais toujours joueur. Du trottoir au bal des étiquettes, Je siffle en maître de bonheur, Et quand j’ai fini mes pirouettes, Je souffle en flûte de douceur !
Refrain
Ranpataplan, le
tambour résonne,
Avis à la population !
Du matin clair à
la brume qui sonne,
Il bat pour toutes les maisons.
Ranpataplan,
le tambour nous mène,
De la grand’rue jusqu’au vieux
moulin.
Il porte au cœur les nouvelles humaines,
Au rythme
de ses roulements malins.
Couplet 1
Le garde arrive au
coin des ruelles,
La casquette haute et l’œil allumé.
Sous
ses doigts vibre la peau des nouvelles,
Les gens s'approchent
pour mieux l'écouter.
Refrain
Ranpataplan, le
tambour résonne,
Avis à la population !
Du matin clair à
la brume qui sonne,
Il bat pour toutes les maisons.
Couplet 2
« Mesdames,
Messieurs, l’eau sera coupée,
Demain matin, jusqu’au soir
au moins ! »
Dans les chaumières, vite on va remplir,
Les
brocs d’étain et les seaux de sapin.
Refrain
Ranpataplan, le
tambour résonne,
Avis à la population !
Du matin clair à
la brume qui sonne,
Il bat pour toutes les maisons.
Couplet 3
La chasse est
ouverte, les fusils sont prêts,
Les chiens bondissent au son du
tambour.
Les bois frémissent, et l’écho répète,
Les
annonces claires du messager du bourg.
Refrain
Ranpataplan, le
tambour résonne,
Avis à la population !
Du matin clair à
la brume qui sonne,
Il bat pour toutes les maisons.
Couplet 4
Et quand le soir
descend sur la place,
Le garde range ses bâtons de roi.
Dans
la mémoire, la rumeur s’efface,
Mais le tambour veille,
fidèle à la loi.
Refrain final
Ranpataplan,
le tambour résonne,
Avis à la population !
Dans nos
villages, que le temps fredonne,
La voix du peuple et ses
traditions.