vendredi 16 mai 2025

Choral pour le clavecin bien tempéré - René d'Avril

 

Carte postale 1902 - Illustrateur André Dupuis

René d'Avril (1875-1966)


Gloire au maître du son,
Ençant qui se prodigue,
Nul désir d’infini
Immolé sur la fugue :
Espérons-nous un jour
Bac guidera nos pas,
Avec le contrepoint
Calme, il sait nous calmer -
Héros des temps passés

Bac, triomphant génie
Autel qui ne renie
Cadancé noblement,
Hosti au coeur aimant.
Gagner la paix céleste ?
Entourant notre geste
Noté parmi l’azur,
Il rend l’esprit si pur -
Et Dieu pour le futur




mercredi 14 mai 2025

Viole de Gambe - René d'Avril

Carte postale 1902 - Illustrateur André Dupuis
 

René d'Avril (1875-1966)

 

Si la viole de gambe aux plis lourds de vos robes,
A chanté l’andante plaintif des rêves morts,
Au coeur nous restera comme un lointain remords
Le refrain des chansons lentes qui se dérobe.

Si dans la cathédrale immense un couple dort
Tout de marbre vêtu – le pourpoint près de l’aube -
L’orgue, sous le vitrail que perce un rayon d’or,
Vous accompagnera, du crépuscule à l’aube.

 


 

lundi 12 mai 2025

Rose de Mai - René lançon

 

Rose de Mai

J'ai vu,  de mai, s'ouvrir la rose.
Le jardin est tout embaumé ;
J'ai vu, dans un massif, enclose,
La première rose de mai !

Combien est pure son haleine ;
Et sa corolle de satin,
Sous le soleil clair et mutin,
Parait être de porcelaine.

Le Zéphir qui vient de la plaine
Semble encore adoucir son teint !
Mon âme seule ce matin
De son charme enivrant est pleine.

O bonheur inaccoutumé,
Joie éphémère, douce chose :
Dans un buisson tout parfumé,
J'ai vu, de mai, s'ouvrir la rose ! 

René Lançon (1912)

 


 

vendredi 9 mai 2025

La viole d'amour - René d'Avril

 

Carte postale 1902 - Illustrateur André Dupuis 

René d'Avril (1875-1966)

 

Dame douce aux doux yeux, vous jouiez de la viole
D’amour
Le soir décolorait la fleur qui s’étiole.

C’était comme un poison subtil dans une fiole
gravée au tour ?
L’archet léger improvisait des babioles.

L’instrument reposait, calme sur le velours
Du gorgerin : plus fugitifs coulaient nos jours…
Dame douce aux yeux pers, vous jouiez de la viole
D’amour.

 


 

 

mercredi 7 mai 2025

La joueuse d’harmonium

 

Germaine

🎵 La joueuse d’harmonium 🎵
 (chanson humoristique)

Couplet 1
À Sainte-Berthe-aux-P’tits-Pieds,
Y’a l’harmonium du curé,
Un meuble saint, tout essoufflé,
Mais vaillant, faut l’avouer !
Quand s’avance, dans la lumière,
Une dame un peu sévère,
Les fidèles tremblent déjà :
C’est Germaine qu’on entendra !

Refrain
🎶 Elle pédale, elle pédale,
À faire pâlir les chorales,
Et d’ses doigts dodus mais précis,
Elle fait danser les cantiques pieux !
Elle transpire, elle soupire,
Et l’vieux soufflet en chavire,
Quand elle tire sur les jeux,
C’est tout l’orgue qui dit : « Mon Dieu ! » 🎶

Couplet 2
Sa voix tonne à pleine gorge,
Quand l’assemblée chante en mi-bémol,
Elle, elle module, elle forge
Des accords dignes d’un bémol !
Mozart, Bach ou César Franck,
Elle les cite sans que ça flanche,
Improvisant dans la ferveur,
Avec la grâce d’un tracteur !

Refrain
🎶 Elle pédale, elle pédale,
Avec l’allure triomphale,
Elle transpire, elle soupire,
Mais l’harmonium veut fuir l’martyr :
Germaine en quête de grandeur
A mis les tirants dans l’vapeur ! 🎶

Pont (parlé façon récitant solennel)
« Ce jour-là, elle fit un crescendo…
qui souleva trois bancs, une nappe,
et la dentier de la sacristine. »

Dernier refrain (plus lent, style grand final)
🎶 Elle pédale, elle pédale,
Une virtuose sans égale,
Et dans le chœur, même le saint
Bénit son zèle tapageur.
Car sous l’volume et la bravoure,
Y’a de la foi et d’la tendresse,
Mais l’pauvre orgue, c’est bien trop lourd…
Il rêve d’un p’tit peu de finesse ! 🎶

©dboissy

 


 

lundi 5 mai 2025

La harpiste - René d'Avril

 

Carte postale 1902 - Illustrateur André Dupuis

René d'Avril (1875-1966)

 

Musicienne frêle aux gestes de jadis,

Sous vos doigts cerclés d’or nous semblait-il entendre


Le galop fantastique et fier des Amadis

Et les vierges du Nord au parler doux et tendre…


...Fresque pâle d’église, anges du Paradis,

Moines vêtus de bure et fronts couverts de cendre…

Un manant fou d’amour s’est-il point laissé prendre

Harpiste frêle, un soir, pour vos yeux de jadis ?

 

 

 


samedi 3 mai 2025

La première flûte - Henri Barbusse

 

Poème recueilli dans l'Almanach Nodot 1912

Henri Barbusse (1873-1935)

 

la première flûte

Immobile comme on le doit
Près du troupeau, près de la hute,
L’enfant, tout le long de sa flûte,
cherchait son âme avec ses doigts.

Il contemplait l’eau qui module,
L’arbre effrayé, le blanc sommet,
Tout ce mystère qu’il nommait
Parmi le silence crédule.

Et le ciel bleu penché partout,
Et le sourire sans limite,
Il disait, inspiré : J’imite
Le bonheur de regarder tout.

Voici régner le soleil vague,
Voile terrible des grands champs.
Je voudrais que mon sombre chant
Fût beau comme un regard qui vague.

Et l’immense rythme berceur,
Et la splendeur de toute chose
Baignaient sa bouche à peine éclose
D’une inconsolable douceur.

 


 

lundi 28 avril 2025

L'entourage musical du roi de Manéhouarnie


La cour musicale du royaume

Le roi musicien de Manéhouarnie a besoin d’une cour bien organisée pour administrer son royaume musical.

Conseillers et Administrateurs

  • Grand Maître des Harmonies : Responsable de l’équilibre musical du royaume, il veille à ce que toutes les compositions et performances respectent les traditions et innovations.

  • Chancelier des Partitions : Archiviste et bibliothécaire de la musique, il conserve les œuvres et réglemente leur transmission.

  • Ambassadeur des Mélodies : Diplomate du royaume, il échange avec les contrées voisines pour faire connaître la musique de Manéhouarnie et s’inspirer d’autres cultures musicales.

  • Gardien du Tempo : Maître du temps et des rythmes, il veille à la synchronisation parfaite des musiciens et à la régularité des cérémonies musicales.

Maîtres de la Création et de l’Exécution

  • Maître des Chœurs : Directeur des ensembles vocaux, il coordonne les chants et s’assure que les voix du royaume résonnent en harmonie.

  • Compositeurs Royaux : Créent des œuvres pour les grandes occasions et orchestrent les événements officiels du royaume.

  • Organiste royale : Titulaire, chargée de tenir avec éclat les orgues du royaume.

  • Luthier du Roi : Artisan chargé de la fabrication et de l’entretien des instruments royaux.

  • Virtuose de la Cour : Musicien exceptionnel qui enchante les invités du roi par ses performances.

Figures Symboliques et Protectrices

  • Chevaliers du Silence : Gardiens de la paix sonore, ils veillent à ce que les moments de silence soient respectés dans le royaume.

  • Sentinelles du Contrepoint : Maîtres des équilibres mélodiques, ils aident à la correction et à l’amélioration des compositions en évitant les dissonances non désirées.

  • Oracles de l’Improvisation : Sages et visionnaires capables de créer de la musique sur le vif, ils inspirent les artistes du royaume.

Autres Rôles Pratiques

  • Héraut des Fanfares : Chargé d’annoncer les nouvelles importantes en musique.

  • Maître de Ballet : Responsable des danses qui accompagnent la musique lors des festivités.

  • Échanson du Chant : Responsable de l’entretien des voix des chanteurs, il veille à leur bien-être et à leur formation.

     


dimanche 27 avril 2025

La Réjouissance - Georg Friedrich Haendel

 


🎆 Aujourd’hui, 27 avril… ça va faire du bruit au royaume ! 🎆

En 1749, on lançait des feux d’artifice à Londres…
En 2025, le Roi de Manéhouarnie sort l’artillerie lourde :
👉 sa flûte à bec !

🎶 “La Réjouissance” de Haendel, revisitée avec panache, souffle… et un soupçon d’autodérision royale.

Attention : aucune fusée n’a été blessée pendant l’interprétation,
mais quelques oreilles pourraient bien être éblouies ! 😄

👑 Vive la musique, vive la fête… et longue vie à la Réjouissance !

 


 

vendredi 25 avril 2025

La grenouille du royaume de Manéhouarnie (poème)

 

La grenouille de Manéhouarnie 

 
Dans le royaume de Manéhouarnie,
Un conte émerveille les vies endormies,
C'est l'histoire d'une grenouille si douce,
Dont le cœur débordait d'amour et de pousses. 
 

Sous le ciel étoilé de la nuit,
La grenouille chantait sa mélodie,
Un doux refrain, un chant ensorcelant,
Attirant les cœurs, envoûtant les enfants.
 
Dans les marais aux eaux scintillantes,
La grenouille vivait, bienveillante,
Elle accueillait tous les êtres de la nature,
Unissant les animaux dans une belle aventure. 
 
Les oiseaux chantaient à l'unisson,
Les papillons dansaient avec passion,
Et la grenouille, au cœur si généreux,
Répandait l'amour autour d'elle, précieux.
 
Les enfants du village, émerveillés,
Venaient l'écouter, les yeux étoilés,
Elle racontait les contes enchantés,
De Manéhouarnie, terre sacrée. 
 
Elle parlait du vent dans les feuillages,
Des ruisseaux qui coulaient sans dommage,
Et des secrets que la nature gardait,
Sous le regard bienveillant de la lune argentée. 
 
La gentille grenouille de Manéhouarnie,
Devenait l'amie des petits et des grands,
Avec elle, la magie était infinie,
Dans ce monde où règnent paix et serments. 
 
Ainsi, dans le royaume de Manéhouarnie,
La grenouille égayait les nuits endormies,
Et son amour, tel un doux élixir,
Continuait d'enchanter les cœurs épris. 
 
Bonsoir, douce grenouille de Manéhouarnie,
Ton histoire restera à jamais chérie,
Car tu nous as enseigné l'art de l'harmonie,
Dans un monde où règnent paix et magie.
 
 
Extrait du recueil de poèmes en Manéhouarnie
⚜️
 

mercredi 23 avril 2025

La flûte à bec, muse des bois

 



Couplet 1
Dans les vallons, quand l’aube danse,
Un souffle clair s’élève et fuit,
C’est la flûte, en douce cadence,
Qui conte aux fleurs les rêves de nuit.
Elle gazouille avec les mésanges,
File plus vive qu’un frisson d’air,
Et fait chanter sous ses phalanges
Le chant secret des univers.

Refrain
Ô flûte à bec, perle des âges,
Voix de berger, de roi, d’enfant,
Tu fais parler mille paysages
Et l’on t’écoute en s’émerveillant.
De l’art baroque au cri moderne,
Tu vibres libre, tendre ou fière :
Ta voix légère, douce et éternelle,
Caresse encore l’âme et la terre.

Couplet 2
Les doigts s’envolent et l’air résonne,
Des traits perlés naît le discours,
Parler d’amour, ou bien d’automne,
Chaque soupir devient velours.
Fugace et claire, elle répond vite,
À chaque souffle, à chaque main,
Articulée, vive, explicite,
Elle nous parle comme un refrain.

Refrain
Ô flûte à bec, perle des âges,
Voix de berger, de roi, d’enfant,
Tu fais parler mille paysages
Et l’on t’écoute en s’émerveillant.
De l’art baroque au cri moderne,
Tu vibres libre, tendre ou fière :
Ta voix légère, douce et éternelle,
Caresse encore l’âme et la terre.

Pont parlé ou chanté
On croit parfois qu’elle est d’école,
Mais c’est une reine en habit simple…
Des cours royaux jusqu’à l’épaule
Du compositeur qui la contemple.

Dernier Refrain
Ô flûte à bec, muse fidèle,
Ton chant traverse le matin,
Et l’on te suit, douce immortelle,
Au fil des siècles, au creux des mains.
Ta voix légère, douce et éternelle,
Caresse encore l’âme et la terre.

©dboissy 

 


 

samedi 19 avril 2025

La Ronde du Lapin de Pâques

Lapin de Pâques
 

Couplet I
Sous la mousse claire et douce,
Quand s’éveille la forêt,
Un lapin blanchi de mousse
Joue d’un cor en fin duvet.
Il chemine sans relâche,
Portant l’œuf comme un trésor,
Et sème au matin de Pâques
Des merveilles en accord.

Refrain
Trompette d’or aux tendres notes,
Cœur de printemps, chant du matin…
Oyez, oyez ! Voici qu’apporte
Les œufs d’espoir le bon lapin.

Couplet II
Son pelage est de lumière,
Son regard tout de satin,
Dans les trèfles il prospère,
Messager pur et mutin.
Chaque œuf dit une promesse,
Chaque ruban un secret,
Qu’il dépose en douce liesse
Au seuil des petits palais.

Refrain
Trompette d’or aux tendres notes,
Cœur de printemps, chant du matin…
Oyez, oyez ! Voici qu’apporte
Les œufs d’espoir le bon lapin.

Coda
Et si d’aventure un songe
Vous mène en ce frais matin,
Suivez l’écho qui prolonge
Le souffle du doux lapin… 

 ©dboissy

 


  🎺 🥚 🐇 🎶

 

jeudi 17 avril 2025

La Chaumière du Père Lapin

 


Vous qui dans l’allégresse
Cherchez quelques beaux jours,
Dans une aimable ivresse
Maintenez-la toujours.
Surène et sa coline
Dissipent le chagrin,
Et surtout la cuisine
Du joyeux Pèr’ Lapin. (Bis)

Combien de gens culbutent,
Voulant monter trop haut ;
Et combien se disputent
Pour un rien, pour un mot !
Chassons cette colère
Avec un gai refrain,
Et gagnons la chaumière
Du joyeux Pèr’ Lapin. (Bis)

Là, jamais de tourmente,
Le ciel est toujours pur,
La verve est entraînante,
Et le plaisir est sûr.
Toujours c’est une fête,
Et puis, le verre en main,
On chante à la guinguette
Du joyeux Pèr’ Lapin. (Bis)

La vie est un mensonge :
Pourquoi l’interroger ?
Plutôt par un doux songe
Sachons la prolonger.
Endormons la misère
De quelques jours sans pain,
En trinquant dans un verre
Du joyeux Pèr’ Lapin. (Bis)

Qu’un jour Dieu nous réclame
Pour le monde éternel,
Par la gaîté notre âme
Sera conduite au ciel.
Vivons comme un seul frère
En riant du destin,
Et vive la chaumière
Du joyeux Pèr’ Lapin ! (Bis)

 

 Source : Suresnes d'Autrefois et d'Aujourd'hui (1926), page 178 - O. Séron

 



 🐇
 

mardi 15 avril 2025

Le policier municipal musicien

 

LE POLICIER MUNICIPAL MUSICIEN
Couplet 1
Moi je suis l’gardien du trottoir,
Le roi des passages cloutés,
Avec ma casquette et  plein d’espoir
Et mon sifflet bien accordé.
Le matin j’dirige la fanfare
Des voitures et des écoliers,
Et quand la ville devient bizarre,
Je module en do rutilier !

Refrain
Roulez tambours, sonnez trompettes,
Et vlan ! une p’tite prune au fauteur,
Moi j’fais la loi mais j’suis en fête,
Policier municipal, mais toujours joueur.
Du trottoir au bal des étiquettes,
Je siffle en maître de bonheur,
Et quand j’ai fini mes pirouettes,
Je souffle en flûte de douceur !

Couplet 2
Sur la place aux grands jours de mémoire,
Je sonne clair comme un orpailleur,
À la trompette j’écris l’Histoire,
Avec des notes en bleu, blanc, cœur.
Et puis parfois sous mon uniforme,
Je rêve d’être organiste,
Car l’ordre public se réforme
En cadence chez les artistes !

Refrain
Roulez tambours, sonnez trompettes,
Et vlan ! une p’tite prune au fauteur,
Moi j’fais la loi mais j’suis en fête,
Policier municipal, mais toujours joueur.
Du trottoir au bal des étiquettes,
Je siffle en maître de bonheur,
Et quand j’ai fini mes pirouettes,
Je souffle en flûte de douceur !

Couplet 3  
Au bal du maire ou sous la pluie fine,
Je pars en solo rutilant,
J’fais des gammes sur mes contraventions
Pour que ça chante en règlement !
Car sous l’étoile du réglementaire,
Brille un musicien triomphant,
Qui fait valser jusqu’aux réverbères
Au rythme du code charmant !

Refrain final  
Roulez tambours, sonnez trompettes,
Et vlan ! une p’tite prune au fauteur,
Moi j’fais la loi mais j’suis en fête,
Policier municipal, mais toujours joueur.
Du trottoir au bal des étiquettes,
Je siffle en maître de bonheur,
Et quand j’ai fini mes pirouettes,
Je souffle en flûte de douceur !
©dboissy 
 
 

👮‍♂️ 🎶
 

lundi 14 avril 2025

Le Tambour du village

 



Refrain
Ranpataplan, le tambour résonne,
Avis à la population !
Du matin clair à la brume qui sonne,
Il bat pour toutes les maisons.
Ranpataplan, le tambour nous mène,
De la grand’rue jusqu’au vieux moulin.
Il porte au cœur les nouvelles humaines,
Au rythme de ses roulements malins.

Couplet 1
Le garde arrive au coin des ruelles,
La casquette haute et l’œil allumé.
Sous ses doigts vibre la peau des nouvelles,
Les gens s'approchent pour mieux l'écouter.

Refrain
Ranpataplan, le tambour résonne,
Avis à la population !
Du matin clair à la brume qui sonne,
Il bat pour toutes les maisons.

Couplet 2
« Mesdames, Messieurs, l’eau sera coupée,
Demain matin, jusqu’au soir au moins ! »
Dans les chaumières, vite on va remplir,
Les brocs d’étain et les seaux de sapin.

Refrain
Ranpataplan, le tambour résonne,
Avis à la population !
Du matin clair à la brume qui sonne,
Il bat pour toutes les maisons.

Couplet 3
La chasse est ouverte, les fusils sont prêts,
Les chiens bondissent au son du tambour.
Les bois frémissent, et l’écho répète,
Les annonces claires du messager du bourg.

Refrain
Ranpataplan, le tambour résonne,
Avis à la population !
Du matin clair à la brume qui sonne,
Il bat pour toutes les maisons.

Couplet 4
Et quand le soir descend sur la place,
Le garde range ses bâtons de roi.
Dans la mémoire, la rumeur s’efface,
Mais le tambour veille, fidèle à la loi.

Refrain final
Ranpataplan, le tambour résonne,
Avis à la population !
Dans nos villages, que le temps fredonne,
La voix du peuple et ses traditions.

©dboissy

 


 🥁