samedi 16 mai 2026

Devenez détective… en 6 mois !

 

Publicité - Presse ancienne

Ambiance… Années 1970. 
📜 Une page de magazine, un coupon à découper… et une promesse irrésistible :

“DEVENEZ DÉTECTIVE”  🕵️

Derrière ces mots, une école : l’École Internationale de Détectives-Experts.
Un nom prestigieux, une aura presque secrète… et surtout, une formation rapide, accessible à tous, depuis chez soi.

En quelques mois, promet-on, vous pourrez filer un suspect, résoudre des affaires, et même “gagner largement votre vie”.

Mais que valait vraiment cette promesse ?

À l’époque, le métier de détective privé est encore flou, peu encadré.
Résultat : de nombreuses écoles privées voient le jour, souvent par correspondance, surfant sur le rêve d’enquête et d’aventure.

L'E.I.D.E. n’est pas une exception.
Connue, diffusée largement en France et en Belgique, elle attire des candidats séduits par une reconversion rapide… ou par le goût du mystère.

Certains y trouvent une première porte d’entrée vers le métier.
D’autres découvrent une réalité plus terre-à-terre : beaucoup de théorie, peu de terrain… et un certificat sans véritable reconnaissance officielle.

Dans les années 1990, tout change.
Les États encadrent la profession, imposent des formations sérieuses, et mettent fin à cette époque un peu… floue.

Alors aujourd’hui, ces publicités nous font sourire.

Elles racontent une époque où l’on pouvait devenir détective… avec un simple courrier.

Une époque où le mystère se vendait par correspondance.

Et finalement… une époque où le rêve allait parfois plus vite que la réalité.

 

 


Cours de l'Ecole Internationale de Détectives-Experts (EIDE) 

  • Psychologie
  • Filature et surveillance
  • Tactique détective
  • Dactyloscopie
  • Enquêtes et recherches
  • Surveillance dans les grands magasins et entreprises
  • Criminologie (1ère et 2ème partie)
  • Police technique (1ère et 2ème partie)
  • Photographie
  • Médecine légale
  • Expertise en écriture
  • Ju-jitsu
  •  

    jeudi 14 mai 2026

    Suzanne Stell, harpiste

     

    Suzanne STELL (1903-1963)

    Harpiste virtuose et artiste des concerts parisiens

    Née à Pantin le 4 mai 1903, Suzanne Stell fut l’une des harpistes françaises actives dans les milieux musicaux parisiens de l’entre-deux-guerres. Élève issue du Conservatoire de Paris, où elle obtint un premier prix de harpe, elle se distingua très tôt comme interprète de la harpe chromatique Pleyel, instrument alors encore rare et audacieux.

    Dès le début des années 1920, la jeune musicienne apparaît dans de nombreux concerts en France, notamment à Metz, Brest ou Paris. La presse musicale souligne alors « son excellente virtuosité », « son indéniable musicalité » ainsi que « la finesse de son interprétation ». Elle est également remarquée pour la sûreté de son jeu et la richesse des sonorités qu’elle tire de son instrument.

    Suzanne Stell se produit dans des programmes ambitieux consacrés à Debussy, Ravel, Haendel ou encore Déodat de Séverac. Elle participe notamment à des concerts à la Salle Pleyel, où son talent est salué par la critique musicale parisienne. Plusieurs journaux évoquent ses interprétations des Danses sacrée et profane de Debussy ou encore de la Sonate pour flûte, alto et harpe.

    Elle fréquente alors des artistes et ensembles prestigieux, collaborant avec des musiciens des Concerts Colonne et Lamoureux, ainsi qu’avec des chanteuses renommées comme Mme Cesbron-Viseur. La presse la décrit comme une « brillante harpiste » et une « virtuose de la harpe chromatique Pleyel ».

    En 1926, elle épouse à Paris le musicien Édouard Auguste Dumoulin et poursuit sa carrière sous le nom de Suzanne Stell-Dumoulin ou Dumoulin-Stell. Son activité artistique semble se prolonger dans les années 1930 et jusqu’à la période de la radiodiffusion, son nom apparaissant notamment dans les programmes de Radio-Paris en 1940.

    Au-delà de sa carrière de concertiste, Suzanne Stell-Dumoulin témoigne aujourd’hui d’un pan méconnu de la vie musicale française : celui des musiciennes professionnelles de l’entre-deux-guerres, actives dans les concerts, salons, radios et sociétés musicales, mais souvent oubliées des grandes encyclopédies musicales.

    Décédée à Paris le 21 octobre 1963, elle repose au cimetière de Pantin.

     

    Infographie

     

     Résumé biographique et musical

     

    mardi 12 mai 2026

    La Gavotte Louis XIV

     

    Partition, ca 1920


    Voici une étonnante curiosité chantée des années 1920 : La Gavotte Louis XIV, œuvre du compositeur René Mercier sur des paroles de Marc-Hély.

    Sous les fastes de la cour de Louis XIV, cette chanson pleine d’esprit mêle humour irrévérencieux, récitatif théâtral et rythme de gavotte dans un délicieux parfum de comédie baroque.

    Entre jardins de Trianon, marquises élégantes et grands seigneurs poudrés, le Roi Soleil lui-même se trouve confronté à un embarras des plus… humains ! Une fantaisie savoureuse dans l’esprit des divertissements de cour et des opéras-comiques d’autrefois.

    Une chanson rare et pétillante, à interpréter dans une ambiance versaillaise, entre théâtre, musique ancienne et sourire malicieux du Grand Siècle.

     

    LA GAVOTTE LOUIS XIV

    Récitatif (chanté) 
    Belles dames pardonnez le vert langage
    Dont je serai forcé de me servir
    M’en garder rancune serait grand dommage
    Il serait hypocrite à nous d’en rougir
    Le Roi Soleil en son palais, l’Histoire en cause
    Le Roi Soleil avait omis
    D’aménager un indispensable réduit
    Qu’on nomme aujourd’hui water chose
    Je puis donc sans démériter
    Me hasarder à vous chanter

    Couplet 1
    Aux jardins de Trianon après la fête
    Le Roi cheminait songeur sous la coudrette
    Un seigneur fut enchanté de dire à sa Majesté
    Vous allez rêver la nuit comme un poète
    Bercé par le rythme lent d’une gavotte
    On se grise puis le coeur à la tremblotte
    Non Monsieur, lui dit le Roi
    Je cherche un taillis sous bois
    Pour pouvoir un peu dégraffer ma culotte

    Couplet 2
    Prestement il s’élança dans la charmille
    Mais tomba sous un essaim de gentes filles :
    - « Majesté quelle occasion
    Nous goûtions à des bonbons
    Faites nous l’honneur de prendre une pastille…
    Nous avons à l’angélique ou bergamotte
    Des caramels des pralines et des crottes ! »
    - Le Roi répondit : Merci,
    Votre bon coeur me suffit
    Gardez moi pour tout à l’heure des papillottes !

    Couplet 3

    Il fit quelques pas encore et la Marquise
    Lui criait : O Majesté quelle surprise
    « Ah vous venez contempler
    Ce palais par vous rêve
    Sir vous avez fait une demeure exquise
    Le ciel n’a jamais rien vu sous sa calotte
    De plus beau que ce palais, ces eaux, ces grottes ! »
    Le Roi fit : c’est un bijou
    L’architecte a prévu tout,
    Mais tout de même il aurait bien pu fair’ des chiottes.

     


    dimanche 10 mai 2026

    Concert fleuri - Jean Brouillaud

     



    CONCERT FLEURI

    Un soir exquis de mai. Dans l’air appesanti,

    Glissent languissamment, ainsi qu'une harmonie,

    Des parfums épandant leur douceur infinie

    Sur la plage où se meurt le flot anéanti.

    En un parfait accord, l'orchestre s'est nanti

    De tous les éléments pour une symphonie,

    Et chaque fleur alors à chanter s'ingénie

    Ce qu'en elle déjà l'âme avait pressenti.

    Les lilas, plus nombreux, conduisent la mesure,

    Tandis, que les oeillets, à la fine guipure,

    Ajoutent leur cadence au rythme des jasmins.

    Un soupir attendri monte des chèvrefeuilles

    Et l'on croirait entendre, au loin, parmi les feuilles,

    L'ombre de Beethoven errer dans les jardins.

    JEAN BROUILLAUD (1933)

    Sources : Poésies – Cahiers mensuels illustrés 1er juin 1933

    BnF – Gallica

     


    samedi 9 mai 2026

    Le Garde Champêtre de Noisy-le Sec

     

    1er couplet de la chansonnette 
     

    Les ceuss’ qui veulent voir Mossieu l’maire,

    Approchez-vous, c’est moi qui l’suis…

    J’veux dir’ que je l’suis par derrière

    Chaqu’ fois qui s’promèn dans l’pays.

    Quand j’ai ma plaque à mon bras gauche,

    Mon sabre et tous mes attributs,

    Les filous s’sauvent à mon approche,

    Et les braves gens m’font des saluts.

    Faudrait pas m’prendr’ pour un blanc-bec

    J’suis l’gard’ champêtr’ de Noisy-le-Sec

    J’suis l’gard’ champêtr’ de Noisy-le-Sec

     

    🎶 Redécouvrez une savoureuse chansonnette populaire du XIXᵉ siècle : « Le garde champêtre de Noisy-le-Sec », datée vers 1873 !

    Entre humour de village, fierté de l’uniforme et accent gouailleur typiquement parisien, ce premier couplet nous plonge dans l’univers pittoresque du garde champêtre d’autrefois, personnage incontournable des campagnes et des petites communes.

    Sabre au côté, plaque au bras et démarche pleine d’assurance, notre garde de Noisy-le-Sec se présente avec malice et panache, faisant fuir les filous tout en récoltant les salutations des honnêtes gens. Une chanson pleine de verve populaire, témoin d’une époque où le garde champêtre faisait presque figure d’autorité théâtrale dans les rues et les chemins !

    🎥 Retrouvez ci-dessous une courte vidéo du premier couplet de cette rare chanson historique, véritable petit trésor du patrimoine musical et rural français.

     


    mardi 5 mai 2026

    Frédéric Pinoël, organiste et compositeur



    Frédéric Pinoël

    Frédéric Pinoël (1856–1914) fut un compositeur et organiste français, actif principalement à Rouen à la fin du XIXᵉ siècle. Musicien d’église formé dans la tradition romantique française, il exerça notamment à la paroisse Saint-Maclou, où il laissa le souvenir d’un interprète et improvisateur raffiné.

    Faits clés

    • Naissance : 1856, Rouen

    • Décès : 1914, Rouen

    • Activité principale : Compositeur et organiste

    • Lieu d’exercice : Église Saint-Maclou, Rouen

    • Œuvre répertoriée : Pièce pour orgue (au catalogue IMSLP)

    Carrière et contexte

    Frédéric Pinoël s’inscrit dans la lignée des organistes-compositeurs normands de son temps, marqués par l’influence de César Franck et de l’école d’orgue symphonique. Ses fonctions à Saint-Maclou, l’une des grandes églises de Rouen, l’amenèrent à accompagner les offices et à composer des pièces destinées au culte. Son nom apparaît dans des correspondances et cartes autographes conservées, témoignant de son activité reconnue dans la région rouennaise .

    Œuvres connues

    Le répertoire identifié de Pinoël comprend une Pièce pour orgue, conservée et référencée sur la plateforme de musique libre IMSLP. Bien que peu diffusée, cette œuvre illustre le langage harmonique caractéristique des organistes français de la fin du XIXᵉ siècle, alliant lyrisme et écriture contrapuntique .

    Héritage

    Frédéric Pinoël reste une figure locale, représentative de ces musiciens d’église qui ont contribué à la vitalité musicale des provinces françaises à l’époque romantique. Son nom est aujourd’hui mentionné dans les bases de données musicologiques et généalogiques, notamment la Bibliothèque nationale de France et IMSLP, qui conservent la trace de son travail.

     


     


     

    dimanche 3 mai 2026

    Concert Orchestre et Orgue à Caudan

     

        

     Musique des Sapeurs-Pompiers du Morbihan

     

    Gaudium Maii – “La joie de Mai”

     

    Aurore de Manéhouarnie, organiste du Royaume

     

    Gaudium Maii – “La joie de Mai”

    Il est des musiques qui semblent naître avec la lumière, portées par la douceur d’un vent nouveau et le frémissement des premiers feuillages. Gaudium Maii, littéralement “La joie de mai”, s’inscrit dans cet élan printanier où la nature, comme l’âme humaine, retrouve son goût pour la danse et la célébration.

    Inspirée des rythmes vifs et élégants de la Renaissance — entre branle, tourdion et gaillarde — cette pièce d’orgue se veut une invitation à la réjouissance. Les motifs y tournoient avec légèreté, les harmonies s’épanouissent comme des fleurs au soleil, et l’ensemble évoque ces fêtes de mai où l’on chantait, dansait et honorait le renouveau des beaux jours.

    Mais une telle musique ne saurait pleinement prendre vie sans une interprète capable d’en révéler toute la vitalité. C’est ici qu’intervient Aurore, organiste du Royaume de Manéhouarnie, dont le talent rayonne désormais bien au-delà des frontières de ce royaume imaginaire et pourtant si vivant. Par son jeu précis, lumineux et plein d’allant, elle insuffle à l’œuvre une énergie communicative, mêlant finesse de toucher et éclat sonore.

    Sous ses doigts, l’orgue devient tour à tour instrument de fête, de danse et de poésie. Chaque phrase respire, chaque ornement scintille, et l’on croit presque entendre les rires et les pas légers d’une cour en liesse, célébrant le mois de mai.

    Que cette Gaudium Maii vous emporte, le temps d’un instant, dans un printemps éternel où la musique est reine et la joie souveraine.

     

    🎶 Écouter l’interprétation :




    Journée Royale du Rire

     


    Proclamation Royale – Édit du Rire Absolu
    En ce glorieux 3 mai, jour sacré où même les pendules se dérèglent de rire,
    Sa Majesté Sérénissime, le Très Vibrant, le Très Sonore,
    Roi de Manéhouarnie, Souverain des Trilles et Prince des Pouffements,
    décrète ce qui suit :

    Article Premier :
    Tout sujet, du plus humble joueur de cuillère au plus noble souffleur de flûte à bec, devra rire au minimum trois fois par heure. Les rires étouffés seront tolérés… mais fortement chatouillés.

    Article Deux :
    Les blagues devront être aussi fines qu’un filet de viole de gambe… ou aussi lourdes qu’un clavecin tombant d’un balcon — l’essentiel étant qu’elles fassent rire. Même le page, qui rit habituellement comme une porte grinçante, est sommé de s’esclaffer dignement.

    Article Trois :
    Sa Majesté en personne donnera un Grand Récital du Fou Rire Royal, exécuté à la flûte enchantée de Manéhouarnie. Attention : chaque note pourrait provoquer des spasmes incontrôlés de joie, voire des danses impromptues chez les courtisans les plus raides.

    Article Quatre :
    Les ministres devront abandonner toute mine grave. Le Ministre des Mines Graves est d’ailleurs prié de changer immédiatement de portefeuille.

    Article Cinq :
    Les bouffons officiels seront exceptionnellement remplacés par… le Roi lui-même, qui, dans un élan de générosité historique, promet d’imiter le chant du canard baroque et la démarche du marquis enrhumé.

    Et que nul n’oublie :
    Dans le royaume de Manéhouarnie, un rire partagé vaut mille discours… et parfois même une bonne note !

    Alors, chers sujets, que les éclats résonnent sous les voûtes du château, que les flûtes s’emballent et que les perruques en tremblent :
    rions ensemble, car tel est le plus noble des arts après la musique !

    Fait au château, entre deux éclats de rire et trois fausses notes volontaires,
    Par ordre de Sa Majesté,
    Roi incontesté… du rire et du vibrato ! 😄🎶



    samedi 2 mai 2026

    Le retour du loup au printemps - Fernande Trémé

     

    D'après un poème (1978) de Fernande Trémé (1896-1988)

     

    🌿🐺 Le Retour du Loup au Printemps 🌸

    Quand le mois de mai éveille les cœurs, entre douceur, frissons et jeux de séduction…
    Une chanson poétique où l’innocence danse avec le danger, et où le loup n’est peut-être pas celui qu’on croit.

    Laissez-vous emporter par cette romance printanière, à la fois tendre et mystérieuse… 🎶✨

     

    Couplet 1
    Mai est revenu parmi nous
    Le vent qui souffle nous caresse
    Et ses baisers remplis d’ivresse
    Nous rendent les cœurs un peu fous

    Refrain
    Cours, mignonne, voici le loup,
    Cours vite pour qu’il ne t’attrape !
    Car si jamais il te rattrape,
    Tu seras mangée par le loup...

    Couplet 2
    Voici que soudain tu frissonnes
    Dans les bras de ce loup charmeur
    Sous les doux baisers qu’il te donne
    T’apportant ta part de bonheur

    Refrain
    Cours, mignonne, voici le loup,
    Cours vite pour qu’il ne t’attrape !
    Car si jamais il te rattrape,
    Tu seras mangée par le loup.

    ©ftrémé (1978)

     


    vendredi 1 mai 2026

    Le joli mois de mai

     

     
     
     

     

    Le Mois de Mai est Revenu

    Couplet 1
    Le joli mois de mai est revenu,
    Vêtu de vert tendre, il est apparu.
    Il sème à pleines mains, dans les prairies,
    Des marguerites, des boutons d’or jolis.

    Couplet 2
    Il jette aux haies touffues les aubépines,
    Dans les jardins, les pivoines s’illuminent.
    Sous son passage, tout éclate de beauté,
    La terre entière veut chanter, veut danser.

    Refrain
    Ô joli mois de mai,
    Ton sourire est léger,
    Que l'on est heureux d'aimer,
    Quand tu viens nous enchanter !
    Ô joli mois de mai,
    Bienvenue pour l’éternité !

    Couplet 3
    Il accroche aux arbres les nids frémissants,
    Fauvettes et pinsons répondent en chantant.
    À son appel, la plaine vibre d’émoi,
    Le vent très doux caresse les champs de blé.

    Refrain
    Ô joli mois de mai,
    Ton sourire est léger,
    Que l'on est heureux d'aimer,
    Quand tu viens nous enchanter !
    Ô joli mois de mai,
    Bienvenue pour l’éternité !

     ©dboissy (2026)

     



    jeudi 30 avril 2026

    Les chroniques du garde champêtre Boyer

     


     

    À Sammeron, au début du XXe siècle, la tranquillité des champs n’était qu’une illusion… car veillait un homme : Boyer, garde champêtre, terreur des voleurs de pommes et gardien inflexible de l’ordre rural !

     

    🍎 Affaire n°1 : les pommes baladeuses
    Cueillir chez le voisin ? Mauvaise idée. Boyer transforme toute tentation fruitée en procès-verbal bien mûr. 

     

    Journal de Seine-et-Marne, 13 oct. 1909

     

     🌿 Affaire n°2 : la promenade… un peu trop gourmande
    Passer « innocemment » par la propriété d’un voisin, casser une branche de pommier et repartir avec quelques prunes ?
    Boyer surgit (probablement derrière une haie), constate, sermonne… et verbalise !

     

    Journal de Seine-et-Marne, 18 août 1911


     🐇 Affaire n°3 : le lapin imprudent
    Un collet, un lapin… et hop, un procès-verbal de plus. La justice champêtre ne laisse rien filer, pas même une oreille de lièvre !

     

     Journal de Seine-et-Marne, 28 janv. 1912

     

     🔔 Affaire n°4 : les cloches rebelles
    Midi sonne… et les cloches aussi ! Crime sonore ! Même le curé n’échappe pas à la rigueur du garde : à Sammeron, on ne plaisante pas avec les arrêtés municipaux.

     

    Journal de Seine-et-Marne, 23 avr. 1913

     

     🍎 Affaire n°5 : les pommes baladeuses
    Cueillir chez le voisin ? Mauvaise idée. Boyer transforme toute tentation fruitée en procès-verbal bien mûr.

     

    Journal de Seine-et-Marne, 5 oct. 1913

     

    vendredi 24 avril 2026

    The Wellerman

     


     

    Cap sur les mers du Sud avec The Wellerman, célèbre chant de marins venu de Nouvelle-Zélande au XIXᵉ siècle. Entonné par les baleiniers, ce « sea shanty » rythmait le travail à bord tout en nourrissant l’espoir : celui de voir arriver le navire ravitailleur de la compagnie des frères Weller, chargé de thé, de sucre… et de réconfort.

    Remis à l’honneur au XXIᵉ siècle, notamment grâce aux réseaux sociaux et à des interprètes comme Nathan Evans, ce chant intemporel continue de faire vibrer les cœurs.

    Aujourd’hui, il largue les amarres dans une version revisitée : la douceur de la flûte à bec portée par les souffles chaleureux de l’accordéon. Une rencontre entre tradition maritime et esprit baroque… pour un voyage musical hors du temps ! 🌊🎶

     


     

    mardi 21 avril 2026

    Flûte traversière - René d'Avril

    Carte postale 1902 - Illustrateur André Dupuis

    René d'Avril (1875-1966)

     


     

    Flûte traversière

    Dans un écrin de verdure et de murmures délicats, cette romance nous entraîne au cœur d’un rêve suspendu…

    Entre chants d’oiseaux, frémissements de feuilles et souffle invisible d’un musicien mystérieux, la flûte devient ici messagère d’un amour furtif, presque irréel. Les papillons eux-mêmes semblent s’arrêter pour écouter…

    🎼 Une poésie sensible et évocatrice, signée René d’Avril, où la nature et le sentiment se confondent en un doux mirage.

    Fermez les yeux… et laissez-vous porter par ce souffle venu du bois chenu. 🌳🦋

     


     

    dimanche 19 avril 2026

    La voix brisée d'un héros lyrique



    La voix brisée de la Belle Époque : Louis Vaurs

    Que reste-t-il des triomphes d’hier ? Derrière le prestige de l’Opéra-Comique, certaines destinées brillent puis s’éteignent trop tôt. Celle du baryton Louis Vaurs en est un exemple poignant.

    Né le 5 août 1881 à Bessan, fils de tonnelier, il quitte son Hérault natal pour Paris, où il entre au Conservatoire. Élève brillant, il remporte en 1908 un premier prix d’opéra. Sa voix puissante et bien timbrée séduit rapidement la critique. À l’Opéra-Comique, il s’impose dans de nombreux rôles et devient une figure appréciée de la scène lyrique. En 1912, il est nommé Officier d’Académie.

    La guerre de 1914 interrompt cet élan. Mobilisé dans l’infanterie coloniale, il est blessé et décoré de la Croix de Guerre. Même au front, il continue de chanter pour ses camarades, offrant des instants de réconfort au cœur de l’épreuve.

    Après-guerre, malgré des problèmes de santé contractés en service, il poursuit sa carrière avec courage, se produisant notamment à Marseille et à Nice dans des rôles exigeants.

    Mais un drame personnel vient tout bouleverser. En 1920, il perd son épouse, la cantatrice Jenny Fayolle, à laquelle il était profondément attaché. Accablé par le chagrin, il ne s’en remet pas.

    Le 10 août 1921, à Nice, Louis Vaurs met fin à ses jours à l’âge de 40 ans, emportant avec lui une voix remarquable et une sensibilité rare.

    Artiste talentueux, soldat courageux et homme profondément épris, Louis Vaurs incarne à lui seul la grandeur et la fragilité des destinées artistiques de la Belle Époque.

     


     

    La voix s’est tue (Hommage à Louis Vaurs)


    Que reste-t-il des voix d’autrefois…
    Quand les bravos se perdent dans le vent ?

    Dans un atelier aux senteurs de bois,
    Un enfant rêvait d’un autre destin,
    Loin des tonneaux, déjà dans sa voix
    Vibrait l’éclat des lendemains.
    De B
    essan jusqu’aux feux de Paris,
    Il suivit l’appel du grand art,
    Et sous les ors de Favart, la nuit,
    Naquit un baryton au timbre rare.

    Mais la voix s’est tue dans le vent du soir,
    Comme un écho perdu dans la mémoire,
    Et les bravos n’y peuvent plus rien,
    Quand le cœur se brise en chemin…
    Ô chante encore au-delà du noir,
    Dans nos silences et nos espoirs,
    Louis Vaurs, ton chant nous revient…
    Comme un dernier refrain.

    Sur les planches, solide et fier,
    Son timbre sonnait comme un métal,
    Alfio,
    Werther ou Frère en prière,
    Il donnait tout, c’était vital.
    Même au front, parmi les soldats,
    Dans la nuit et sous les obus,
    Il chantait pour ceux qui n’y croyaient pas,
    Et faisaient renaître l’inconnu.

    Mais la voix s’est tue dans le vent du soir,
    Comme un écho perdu dans la mémoire…

    Et puis un jour… le silence…
    Elle n’était plus là…

    Ah… ah…

    Puis vint le jour où tout s’effondra,
    Quand l’amour s’en alla sans retour,
    Et dans son âme ne resta
    Qu’un silence plus fort que l’amour.
    À Nice, sous les pins et les cieux,
    Loin des regards et des décors,
    Il a rejoint celle qu’il aimait tant,
    Dans un ultime accord…

    Et la voix s’élève au vent du soir,
    Comme un écho vivant dans l’histoire,
    Car les grands chants ne meurent jamais,
    Ils traversent l’éternité !
    Ô chante encore dans nos mémoires,
    Par-delà le temps et le noir,
    Louis Vaurs, ton nom nous revient…
    Comme un immortel refrain.

     

    ©dboissy (2026 

     


     

    mardi 14 avril 2026

    L'Agent Ténor

     


    🎭✨ L’AGENT TÉNOR – une histoire vraie… et chantée !

    Saviez-vous qu’à Paris, dans les années 1920, un simple gardien de la paix faisait tourner les têtes… autant que les cœurs ?

    👮‍♂️ Le jour, il réglait la circulation sur les quais.
    🎤 Le soir, il faisait vibrer les salles de spectacle.

    Henri Vors, surnommé “l’Agent Ténor”, a vécu un destin hors du commun :
    de la rue de Rivoli à l’Olympia, puis jusqu’à l’Opéra-Comique, il a transformé sa vocation en véritable aventure artistique… avant de devenir auteur dramatique !

    💫 Une double vie fascinante, entre devoir et passion, discipline et émotion — où un simple coup de sifflet pouvait presque devenir… un air d’opéra.

    🎶 J’ai eu envie de faire revivre ce personnage étonnant à travers une chanson, inspirée d’articles de presse d’époque et de son parcours unique.

    👉 Une histoire vraie, pleine de panache, d’humour et de lyrisme… comme on les aime !



    🎭 L’AGENT TÉNOR

    (Chanson pour ténor d’opéra-comique, avec panache et sourire)

    🎶 Couplet 1

    Sur le quai des Orfèvres, au matin gris perlé,
    Un agent faisait la ronde, l’œil vif, le pas réglé ;
    Mais sous le képi sombre, un mystère résonnait :
    C’était
    un air de Manon que son cœur fredonnait !

    Il levait son bâton blanc comme un chef d’orchestre,
    Arrêtait les fiacres… en cadence céleste !
    Et les passants surpris, charmés malgré eux,
    Disaient : « Quel drôle d’agent… mais quel timbre merveilleux ! »


    🎶 Refrain

    🎤
    C’est l’agent ténor, la voix du pavé,
    Qui chante Verdi en faisant circuler !
    De la rue de Rivoli jusqu’à l’Opéra,
    Il met du grand art sous chaque pas !

    C’est l’agent ténor, rêveur en uniforme,
    Qui garde la paix… mais trouble les normes !
    Et quand il s’élance en ut éclatant,
    Paris tout entier retient son temps !


    🎶 Couplet 2

    « Je suis né à Sète », dit-il avec fierté,
    « Et j’ai dans la poitrine un soleil enchanté ;
    La nuit je fais mon service, le jour je fais mes gammes,
    Entre deux coups de sifflet… je poursuis mon drame ! »

    Chez Nuibo il travaille son aigu triomphant,
    Et déjà dans
    Tosca il frémit en chantant ;
    De
    Werther à Carmen, son rêve est lancé :
    Quitter la chaussée… pour mieux s’élever !


    🎶 Refrain

    🎤
    C’est l’agent ténor, la voix du pavé,
    Qui chante Puccini en faisant circuler !
    Des taxis pressés aux cœurs attendris,
    Il fait de la rue un théâtre infini !

    C’est l’agent ténor, vaillant et lyrique,
    Qui règle le monde en musique !
    Et sous son uniforme au pli impeccable,
    Se cache un héros… presque inclassable !


    🎶 Couplet 3

    Un soir à l’Olympia, miracle accompli,
    Le gardien de la paix devient artiste applaudi !
    Puis l’Opéra-Comique ouvre ses coulisses,
    À cet agent chantant que le destin propulse.

    Mais l’histoire ne s’arrête pas au dernier accord :
    Quand d’autres chantent encore, lui écrit son sort !
    « Déception » naît enfin sous sa plume hardie,
    Et Vors devient auteur… après avoir conquis Paris !


    🎶 Refrain final (grandiose)

    🎤
    C’est l’agent ténor, devenu auteur,
    Qui troque le sifflet contre la ferveur !
    Des pavés de Paris aux feux de la rampe,
    Il change de vie… mais jamais de flamme !

    C’est l’agent ténor, et dans sa mémoire
    Résonne à jamais un double espoir :
    Servir la cité… et chanter plus haut,
    Comme un cri du cœur devenu héros !


    🎶 Coda (parlé-chanté, avec humour)

    « Circulez… circulez… mais en mesure, je vous prie !
    Et si vous entendez un ut… ce n’est pas un délit ! »

    ©dboissy (2026)  

     


     

    vendredi 10 avril 2026

    En Bourgogne !

     


    Source BnF-Gallica

    Chanteuse de café concert - Degas (1834-1917)

    EN BOURGOGNE ! Chanson (1877) 

    Chantée par Mme HEUZÉ à la Scala Paroles de Victor HEURÉ - Musique de Henry VOURY 

      

    Couplet 1

    Les Monts escarpés de la Suisse

    Charment les yeux des voyageurs ;

    Et glace, neige ou précipice,

    Offrent de sublimes horreurs,

    En Bourgogne, dans les campagnes,

    Point de ces éternels frimas

    Pour escalader ses montagnes

    Les jalons sont des échalas !



    Refrain

    En Bourgogne !

    Partons amis partons !

    Alerte, à la besogne ;

    Courage vendangeons ;

    Que personne ne grogne !

    Buvons, rions, chantons !

    Buvons, rions, chantons !

    Et vive la Bourgogne !

    Salut aux Bourguignons !



    Couplet 2

    Pour ses provinces, bonne mère,

    La France veut l'égalité;

    Mais la Bourgogne elle est fière;

    La Bourgogne c'est la gaîté !

    Le vrai bourguignon aime rire,

    Et du progrès il suit les lois;

    Il a toujours, on peut le dire,

    Le coeur français, l'esprit gaulois ! Au Refrain

     

     

    Couplet 3

    La Saône est une bourguignonne;

    Elle jette à Lyon ses produits;

    Dans les vignes serpente l'Yonne

    Transportant ses vins à Paris;

    Et la Vanne à Lutèce mène

    Ses pures et limpides eaux;

    C'est en Bourgogne que la Seine

    Jaillit de vignobles côteaux ! Au Refrain



    Couplet 4

    Ô Bourgogne, féconde terre

    D'hommes célèbres de tout rang !

    Voici Charles le Téméraire,

    Jean Cousin, Crébillon, Vauban ;

    Piron à la muse badine,

    Rameau, Vaugelas et Buffon;

    Notre poëte Lamartine

    N'était-il pas Bourguignon ? Au Refrain

     

     


     

    jeudi 9 avril 2026

    Les Mariniers de l'Yonne

     



    Source : BnF-Gallica
     
     

    LES MARINIERS DE L’YONNE Chanson (1881) 

    Chantée par Eugène DURAND aux Concerts de l’orphéon de SENS - Paroles de Victor HEURÉ – Musique de Edouard LORIN 

    Couplet 1
    Braves enfants, Marins de l’Yonne,
    Sans boussole nous voyageons,
    Qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il tonne
    En route gaimant nous voguons
    Point de mâtures, point de voiles
    A nos coches à nos bateaux,
    Et sans consulter les étoiles,
    Filons sur nos paisibles eaux !
    Refrain
    Mariniers de l’Yonne, 
    Vrais lurons, Bourguignons;
    Sur l’Yonne mignonne
    En chantant naviguons,
    Mariniers de l’Yonne !

    Couplet 2
    Notre utile et bonne rivière
    Amène Vin et Bois flotté;
    Un matin nous partons d'Auxerre,
    En route ! - et vive la gaité !
    La côte Saint-Jacques nous montre
    Des raisins mûrs sur la hauteur;
    Nous avons soif en passant contre
    Les vignobles de Crève-coeur !   
    Refrain
    Mariniers de l’Yonne, 
    Vrais lurons, Bourguignons;
    Sur l’Yonne mignonne
    En chantant naviguons,
    Mariniers de l’Yonne !  

    Couplet 3
    Tout comme en mer notre marine
    Offre des accidents nombreux;
    Et si nous avons rude mine
    Chez nous le coeur est généreux:
    Aussitôt le cri de détresse,
    Malgré notre dégoût pour l'eau,
    D'y plonger vite l'on s'empresse...
    Bah ! ça ne mouille que la peau !... 
    Refrain
    Mariniers de l’Yonne, 
    Vrais lurons, Bourguignons;
    Sur l’Yonne mignonne
    En chantant naviguons,
    Mariniers de l’Yonne ! 

    Couplet 4
    Nous quittons l'Yonne pour la Seine,
    Adieu montagnes et raisins:
    Voici des bois et de la plaine,
    Des châteaux, des parcs, des jardins;
    Puis du brouillard... de la fumée...
    Nous débarquons... Ah ! mes amis !
    Ça ne dure qu'une journée,
    Mais que l'on s'en donne à Paris !
    Refrain
    Mariniers de l’Yonne, 
    Vrais lurons, Bourguignons;
    Sur l’Yonne mignonne
    En chantant naviguons,
    Mariniers de l’Yonne !

    Couplet 5
    Il faut rentrer dans nos familles;
    Achetons robes et chiffons
    Pour nos femmes et pour nos filles,
    Sabres, fusils pour nos garçons !...
    Ces joujou-là font leur caprice...
    Ah ! pourquoi donc les en priver ?
    Nour leur apprendrons l'exercice,
    Sait-on ce qui peut arriver ?... 
    Refrain
    Mariniers de l’Yonne, 
    Vrais lurons, Bourguignons;
    Sur l’Yonne mignonne
    En chantant naviguons,
    Mariniers de l’Yonne !

     


     

    mercredi 8 avril 2026

    Une Femme de Sens


    "Le Café concert" de Louis Abel Truchet (1857-1918)


    Source : BnF-Gallica

     

    UNE FEMME DE SENS (1876)

    Chansonnette, chantée par Mme Elise FAURE aux Ambassadeurs. 

    Paroles de Victor HEURÉ – Musique de Félicie RAMEAU 

    Couplet 1
    A voir la mine rubiconde
    Ce n'est pas de mode à Paris
    C'est mal porté dans le grand monde
    Mais ça fait du bien dans not' pays
    J'suis d' Sens une ancienne vill' romaine
    Et j'suis bâti d'ciment romain
    J'nai pas d'bronchite et rien ne m'gêne
    Mon huile de foie d'morue c'est l'vin

    Refrain Bourguignonne Gai' laronne
    J'ai d'l'esprit et du bon sens
    Viv' mai bonne je raisonne
    Moi j'suis une femme' une femme de Sens

    Couplet 2
    Bon coeur, sans façon rude et franche;             
    J'ai de la tête et d'fameux bras,                         
    Est-c'que j'suis taillé' comme une'planche,         
    Mes jambes' sont-ell's des échalas ?                    
    Enfin, j'ai la langue' bien pendue,                      
    Et n'importe à qui j'parle haut,                         
    J'm'suis toujours bien défendue                        
    Quand on m'attaqu' j'ai l'dernier mot. (au refrain)

    Couplet 3
    J'ai pris l'grand Claude en mariage, 
    Et, j'dois vous l'avouer entre nous, 
    C'n'est pas un modèl comm' visage,  
    Mais c'est le modèl' des époux.  
    Il travaill' plus qu'une' bête'de somme, 
    Je dirig' tout dans la maison. 
    Et j'vous l'assur si l'pauv' cher homme 
    A l'air maitr', j'en ai la chanson (au refrain)

    Couplet 4
    Autour de moi j'vois tout c'qui s'passe,
    Je touche à tout et j'entends tout ;
    J'suis heureuse : à table on se place.
    Je sens l'potage' j'lui trouv' bon goût.
    Vous l'voyez, ça n'est pas pour rire
    Que je possède les cinq sens ;
    Et vraiment de moi l'on peut dire
    Que j'suis une' vrai femme' de Sens !... (au refrain)