Ambiance… Années 1970. 📜 Une page de magazine, un coupon à découper… et une promesse irrésistible :
“DEVENEZ DÉTECTIVE”🕵️
Derrière ces mots, une école : l’École Internationale de Détectives-Experts. Un nom prestigieux, une aura presque secrète… et surtout, une formation rapide, accessible à tous, depuis chez soi.
En quelques mois, promet-on, vous pourrez filer un suspect, résoudre des affaires, et même “gagner largement votre vie”.
Mais que valait vraiment cette promesse ?
À l’époque, le métier de détective privé est encore flou, peu encadré. Résultat : de nombreuses écoles privées voient le jour, souvent par correspondance, surfant sur le rêve d’enquête et d’aventure.
L'E.I.D.E.n’est pas une exception. Connue, diffusée largement en France et en Belgique, elle attire des candidats séduits par une reconversion rapide… ou par le goût du mystère.
Certains y trouvent une première porte d’entrée vers le métier. D’autres découvrent une réalité plus terre-à-terre : beaucoup de théorie, peu de terrain… et un certificat sans véritable reconnaissance officielle.
Dans les années 1990, tout change. Les États encadrent la profession, imposent des formations sérieuses, et mettent fin à cette époque un peu… floue.
Alors aujourd’hui, ces publicités nous font sourire.
Elles racontent une époque où l’on pouvait devenir détective… avec un simple courrier.
Une époque où le mystère se vendait par correspondance.
Et finalement… une époque où le rêve allait parfois plus vite que la réalité.
Cours de l'Ecole Internationale de Détectives-Experts (EIDE)
Psychologie
Filature et surveillance
Tactique détective
Dactyloscopie
Enquêtes et recherches
Surveillance dans les grands magasins et entreprises
Harpiste virtuose et artiste des concerts parisiens
Née à Pantin le 4 mai 1903, Suzanne Stell fut l’une des harpistes françaises actives dans les milieux musicaux parisiens de l’entre-deux-guerres. Élève issue du Conservatoire de Paris, où elle obtint un premier prix de harpe, elle se distingua très tôt comme interprète de la harpe chromatique Pleyel, instrument alors encore rare et audacieux.
Dès le début des années 1920, la jeune musicienne apparaît dans de nombreux concerts en France, notamment à Metz, Brest ou Paris. La presse musicale souligne alors « son excellente virtuosité », « son indéniable musicalité » ainsi que « la finesse de son interprétation ». Elle est également remarquée pour la sûreté de son jeu et la richesse des sonorités qu’elle tire de son instrument.
Suzanne Stell se produit dans des programmes ambitieux consacrés à Debussy, Ravel, Haendel ou encore Déodat de Séverac. Elle participe notamment à des concerts à la Salle Pleyel, où son talent est salué par la critique musicale parisienne. Plusieurs journaux évoquent ses interprétations des Danses sacrée et profane de Debussy ou encore de la Sonate pour flûte, alto et harpe.
Elle fréquente alors des artistes et ensembles prestigieux, collaborant avec des musiciens des Concerts Colonne et Lamoureux, ainsi qu’avec des chanteuses renommées comme Mme Cesbron-Viseur. La presse la décrit comme une « brillante harpiste » et une « virtuose de la harpe chromatique Pleyel ».
En 1926, elle épouse à Paris le musicien Édouard Auguste Dumoulin et poursuit sa carrière sous le nom de Suzanne Stell-Dumoulin ou Dumoulin-Stell. Son activité artistique semble se prolonger dans les années 1930 et jusqu’à la période de la radiodiffusion, son nom apparaissant notamment dans les programmes de Radio-Paris en 1940.
Au-delà de sa carrière de concertiste, Suzanne Stell-Dumoulin témoigne aujourd’hui d’un pan méconnu de la vie musicale française : celui des musiciennes professionnelles de l’entre-deux-guerres, actives dans les concerts, salons, radios et sociétés musicales, mais souvent oubliées des grandes encyclopédies musicales.
Décédée à Paris le 21 octobre 1963, elle repose au cimetière de Pantin.
Voici une étonnante curiosité chantée des années 1920 : La Gavotte Louis XIV, œuvre du compositeur René Mercier sur des paroles de Marc-Hély.
Sous les fastes de la cour de Louis XIV, cette chanson pleine d’esprit mêle humour irrévérencieux, récitatif théâtral et rythme de gavotte dans un délicieux parfum de comédie baroque.
Entre jardins de Trianon, marquises élégantes et grands seigneurs poudrés, le Roi Soleil lui-même se trouve confronté à un embarras des plus… humains ! Une fantaisie savoureuse dans l’esprit des divertissements de cour et des opéras-comiques d’autrefois.
Une chanson rare et pétillante, à interpréter dans une ambiance versaillaise, entre théâtre, musique ancienne et sourire malicieux du Grand Siècle.
LA GAVOTTE LOUIS XIV
Récitatif (chanté) Belles dames pardonnez le vert langage Dont je serai forcé de me servir M’en garder rancune serait grand dommage Il serait hypocrite à nous d’en rougir Le Roi Soleil en son palais, l’Histoire en cause Le Roi Soleil avait omis D’aménager un indispensable réduit Qu’on nomme aujourd’hui water chose Je puis donc sans démériter Me hasarder à vous chanter
Couplet 1 Aux jardins de Trianon après la fête Le Roi cheminait songeur sous la coudrette Un seigneur fut enchanté de dire à sa Majesté Vous allez rêver la nuit comme un poète Bercé par le rythme lent d’une gavotte On se grise puis le coeur à la tremblotte Non Monsieur, lui dit le Roi Je cherche un taillis sous bois Pour pouvoir un peu dégraffer ma culotte
Couplet 2 Prestement il s’élança dans la charmille Mais tomba sous un essaim de gentes filles : - « Majesté quelle occasion Nous goûtions à des bonbons Faites nous l’honneur de prendre une pastille… Nous avons à l’angélique ou bergamotte Des caramels des pralines et des crottes ! » - Le Roi répondit : Merci, Votre bon coeur me suffit Gardez moi pour tout à l’heure des papillottes ! Couplet 3 Il fit quelques pas encore et la Marquise Lui criait : O Majesté quelle surprise « Ah vous venez contempler Ce palais par vous rêve Sir vous avez fait une demeure exquise Le ciel n’a jamais rien vu sous sa calotte De plus beau que ce palais, ces eaux, ces grottes ! » Le Roi fit : c’est un bijou L’architecte a prévu tout, Mais tout de même il aurait bien pu fair’ des chiottes.
🎶 Redécouvrez une savoureuse chansonnette populaire du XIXᵉ siècle : « Le garde champêtre de Noisy-le-Sec », datée vers 1873 !
Entre humour de village, fierté de l’uniforme et accent gouailleur typiquement parisien, ce premier couplet nous plonge dans l’univers pittoresque du garde champêtre d’autrefois, personnage incontournable des campagnes et des petites communes.
Sabre au côté, plaque au bras et démarche pleine d’assurance, notre garde de Noisy-le-Sec se présente avec malice et panache, faisant fuir les filous tout en récoltant les salutations des honnêtes gens. Une chanson pleine de verve populaire, témoin d’une époque où le garde champêtre faisait presque figure d’autorité théâtrale dans les rues et les chemins !
🎥 Retrouvez ci-dessous une courte vidéo du premier couplet de cette rare chanson historique, véritable petit trésor du patrimoine musical et rural français.
Frédéric Pinoël (1856–1914) fut un
compositeur et organiste français, actif principalement à Rouen à la fin
du XIXᵉ siècle. Musicien d’église formé dans la tradition romantique
française, il exerça notamment à la paroisse Saint-Maclou, où il laissa
le souvenir d’un interprète et improvisateur raffiné.
Faits clés
Naissance : 1856, Rouen
Décès : 1914, Rouen
Activité principale : Compositeur et organiste
Lieu d’exercice : Église Saint-Maclou, Rouen
Œuvre répertoriée :Pièce pour orgue (au catalogue IMSLP)
Carrière et contexte
Frédéric Pinoël s’inscrit dans la lignée des
organistes-compositeurs normands de son temps, marqués par l’influence
de César Franck et de l’école d’orgue symphonique. Ses fonctions à
Saint-Maclou, l’une des grandes églises de Rouen, l’amenèrent à
accompagner les offices et à composer des pièces destinées au culte. Son
nom apparaît dans des correspondances et cartes autographes conservées,
témoignant de son activité reconnue dans la région rouennaise .
Œuvres connues
Le répertoire identifié de Pinoël comprend unePièce pour orgue,
conservée et référencée sur la plateforme de musique libre IMSLP. Bien
que peu diffusée, cette œuvre illustre le langage harmonique
caractéristique des organistes français de la fin du XIXᵉ siècle,
alliant lyrisme et écriture contrapuntique .
Héritage
Frédéric Pinoël reste une figure
locale, représentative de ces musiciens d’église qui ont contribué à la
vitalité musicale des provinces françaises à l’époque romantique. Son
nom est aujourd’hui mentionné dans les bases de données musicologiques
et généalogiques, notamment la Bibliothèque nationale de France et
IMSLP, qui conservent la trace de son travail.
Il
est des musiques qui semblent naître avec la lumière, portées par
la douceur d’un vent nouveau et le frémissement des premiers
feuillages. Gaudium Maii, littéralement “La joie de
mai”, s’inscrit dans cet élan printanier où la nature,
comme l’âme humaine, retrouve son goût pour la danse et la
célébration.
Inspirée
des rythmes vifs et élégants de la Renaissance — entre branle,
tourdion et gaillarde — cette pièce d’orgue se veut une
invitation à la réjouissance. Les motifs y tournoient avec
légèreté, les harmonies s’épanouissent comme des fleurs au
soleil, et l’ensemble évoque ces fêtes de mai où l’on
chantait, dansait et honorait le renouveau des beaux jours.
Mais
une telle musique ne saurait pleinement prendre vie sans une
interprète capable d’en révéler toute la vitalité. C’est ici
qu’intervient Aurore, organiste du Royaume de
Manéhouarnie, dont le talent rayonne désormais bien au-delà des
frontières de ce royaume imaginaire et pourtant si vivant. Par son
jeu précis, lumineux et plein d’allant, elle insuffle à l’œuvre
une énergie communicative, mêlant finesse de toucher et éclat
sonore.
Sous
ses doigts, l’orgue devient tour à tour instrument de fête, de
danse et de poésie. Chaque phrase respire, chaque ornement
scintille, et l’on croit presque entendre les rires et les pas
légers d’une cour en liesse, célébrant le mois de mai.
Que
cette Gaudium Maii vous emporte, le temps d’un instant,
dans un printemps éternel où la musique est reine et la joie
souveraine.
Proclamation Royale – Édit du Rire Absolu
En ce glorieux 3 mai, jour sacré où même les pendules se dérèglent de rire,
Sa Majesté Sérénissime, le Très Vibrant, le Très Sonore, Roi de Manéhouarnie, Souverain des Trilles et Prince des Pouffements,
décrète ce qui suit :
Article Premier :
Tout sujet, du plus humble joueur de cuillère au plus noble souffleur de flûte à bec, devra rire au minimum trois fois par heure. Les rires étouffés seront tolérés… mais fortement chatouillés.
Article Deux :
Les blagues devront être aussi fines qu’un filet de viole de gambe… ou aussi lourdes qu’un clavecin tombant d’un balcon — l’essentiel étant qu’elles fassent rire. Même le page, qui rit habituellement comme une porte grinçante, est sommé de s’esclaffer dignement.
Article Trois :
Sa Majesté en personne donnera un Grand Récital du Fou Rire Royal, exécuté à la flûte enchantée de Manéhouarnie. Attention : chaque note pourrait provoquer des spasmes incontrôlés de joie, voire des danses impromptues chez les courtisans les plus raides.
Article Quatre :
Les ministres devront abandonner toute mine grave. Le Ministre des Mines Graves est d’ailleurs prié de changer immédiatement de portefeuille.
Article Cinq :
Les bouffons officiels seront exceptionnellement remplacés par… le Roi lui-même, qui, dans un élan de générosité historique, promet d’imiter le chant du canard baroque et la démarche du marquis enrhumé.
Et que nul n’oublie :
Dans le royaume de Manéhouarnie, un rire partagé vaut mille discours… et parfois même une bonne note !
Alors, chers sujets, que les éclats résonnent sous les voûtes du château, que les flûtes s’emballent et que les perruques en tremblent : rions ensemble, car tel est le plus noble des arts après la musique !
Fait au château, entre deux éclats de rire et trois fausses notes volontaires,
Par ordre de Sa Majesté, Roi incontesté… du rire et du vibrato ! 😄🎶
D'après un poème (1978) de Fernande Trémé (1896-1988)
🌿🐺 Le Retour du Loup au Printemps 🌸
Quand le mois de mai éveille les cœurs, entre douceur, frissons et jeux de séduction…
Une chanson poétique où l’innocence danse avec le danger, et où le loup n’est peut-être pas celui qu’on croit.
Laissez-vous emporter par cette romance printanière, à la fois tendre et mystérieuse… 🎶✨
Couplet 1 Mai est revenu parmi nous Le vent qui souffle nous caresse Et ses baisers remplis d’ivresse Nous rendent les cœurs un peu fous
Refrain Cours, mignonne, voici le loup, Cours vite pour qu’il ne t’attrape ! Car si jamais il te rattrape, Tu seras mangée par le loup...
Couplet 2 Voici que soudain tu frissonnes Dans les bras de ce loup charmeur Sous les doux baisers qu’il te donne T’apportant ta part de bonheur
Refrain Cours, mignonne, voici le loup, Cours vite pour qu’il ne t’attrape ! Car si jamais il te rattrape, Tu seras mangée par le loup.
Couplet 1
Le joli mois de mai est
revenu,
Vêtu de vert tendre, il est apparu.
Il sème à
pleines mains, dans les prairies,
Des marguerites, des boutons
d’or jolis.
Couplet 2
Il jette aux haies
touffues les aubépines,
Dans les jardins, les pivoines
s’illuminent.
Sous son passage, tout éclate de beauté,
La
terre entière veut chanter, veut danser.
Refrain
Ô joli mois de mai,
Ton
sourire est léger,
Que l'on est heureux d'aimer,
Quand tu
viens nous enchanter !
Ô joli mois de mai,
Bienvenue pour
l’éternité !
Couplet 3
Il accroche aux arbres
les nids frémissants,
Fauvettes et pinsons répondent en
chantant.
À son appel, la plaine vibre d’émoi,
Le vent
très doux caresse les champs de blé.
Refrain
Ô joli mois de mai,
Ton
sourire est léger,
Que l'on est heureux d'aimer,
Quand tu
viens nous enchanter !
Ô joli mois de mai,
Bienvenue pour
l’éternité !
À Sammeron, au début du XXe siècle, la tranquillité des champs n’était qu’une illusion… car veillait un homme : Boyer, garde champêtre, terreur des voleurs de pommes et gardien inflexible de l’ordre rural !
🍎 Affaire n°1 : les pommes baladeuses
Cueillir chez le voisin ? Mauvaise idée. Boyer transforme toute tentation fruitée en procès-verbal bien mûr.
Journal de Seine-et-Marne, 13 oct. 1909
🌿 Affaire n°2 : la promenade… un peu trop gourmande
Passer « innocemment » par la propriété d’un voisin, casser une branche de pommier et repartir avec quelques prunes ?
Boyer surgit (probablement derrière une haie), constate, sermonne… et verbalise !
Journal de Seine-et-Marne, 18 août 1911
🐇 Affaire n°3 : le lapin imprudent
Un collet, un lapin… et hop, un procès-verbal de plus. La justice champêtre ne laisse rien filer, pas même une oreille de lièvre !
Journal de Seine-et-Marne, 28 janv. 1912
🔔 Affaire n°4 : les cloches rebelles
Midi sonne… et les cloches aussi ! Crime sonore ! Même le curé n’échappe pas à la rigueur du garde : à Sammeron, on ne plaisante pas avec les arrêtés municipaux.
Journal de Seine-et-Marne, 23 avr. 1913
🍎 Affaire n°5 : les pommes baladeuses
Cueillir chez le voisin ? Mauvaise idée. Boyer transforme toute tentation fruitée en procès-verbal bien mûr.
Cap sur les mers du Sud avec The Wellerman, célèbre chant de marins venu de Nouvelle-Zélande au XIXᵉ siècle. Entonné par les baleiniers, ce « sea shanty » rythmait le travail à bord tout en nourrissant l’espoir : celui de voir arriver le navire ravitailleur de la compagnie des frères Weller, chargé de thé, de sucre… et de réconfort.
Remis à l’honneur au XXIᵉ siècle, notamment grâce aux réseaux sociaux et à des interprètes comme Nathan Evans, ce chant intemporel continue de faire vibrer les cœurs.
Aujourd’hui, il largue les amarres dans une version revisitée : la douceur de la flûte à bec portée par les souffles chaleureux de l’accordéon. Une rencontre entre tradition maritime et esprit baroque… pour un voyage musical hors du temps ! 🌊🎶
Dans un écrin de verdure et de murmures délicats, cette romance nous entraîne au cœur d’un rêve suspendu…
Entre chants d’oiseaux, frémissements de feuilles et souffle invisible d’un musicien mystérieux, la flûte devient ici messagère d’un amour furtif, presque irréel. Les papillons eux-mêmes semblent s’arrêter pour écouter…
🎼 Une poésie sensible et évocatrice, signée René d’Avril, où la nature et le sentiment se confondent en un doux mirage.
Fermez les yeux… et laissez-vous porter par ce souffle venu du bois chenu. 🌳🦋
Que reste-t-il des
triomphes d’hier ? Derrière le prestige de l’Opéra-Comique,
certaines destinées brillent puis s’éteignent trop tôt. Celle du
baryton Louis Vaurs en est un exemple poignant.
Né le 5 août 1881
à Bessan, fils de tonnelier, il quitte son Hérault natal pour
Paris, où il entre au Conservatoire. Élève brillant, il remporte
en 1908 un premier prix d’opéra. Sa voix puissante et bien timbrée
séduit rapidement la critique. À l’Opéra-Comique, il s’impose
dans de nombreux rôles et devient une figure appréciée de la scène
lyrique. En 1912, il est nommé Officier d’Académie.
La guerre de 1914
interrompt cet élan. Mobilisé dans l’infanterie coloniale, il est
blessé et décoré de la Croix de Guerre. Même au front, il
continue de chanter pour ses camarades, offrant des instants de
réconfort au cœur de l’épreuve.
Après-guerre,
malgré des problèmes de santé contractés en service, il poursuit
sa carrière avec courage, se produisant notamment à Marseille et à
Nice dans des rôles exigeants.
Mais un drame
personnel vient tout bouleverser. En 1920, il perd son épouse, la
cantatrice Jenny Fayolle, à laquelle il était profondément
attaché. Accablé par le chagrin, il ne s’en remet pas.
Le 10 août 1921, à
Nice, Louis Vaurs met fin à ses jours à l’âge de 40 ans,
emportant avec lui une voix remarquable et une sensibilité rare.
Artiste talentueux,
soldat courageux et homme profondément épris, Louis Vaurs incarne à
lui seul la grandeur et la fragilité des destinées artistiques de
la Belle Époque.
La
voix s’est tue (Hommage à Louis Vaurs)
Que
reste-t-il des voix d’autrefois…
Quand les bravos se perdent
dans le vent ?
Dans un atelier aux senteurs de bois,
Un
enfant rêvait d’un autre destin,
Loin des tonneaux, déjà
dans sa voix
Vibrait l’éclat des lendemains.
De Bessan
jusqu’aux feux de Paris,
Il suivit l’appel du grand art,
Et
sous les ors de Favart, la nuit,
Naquit un baryton au timbre
rare.
Mais la voix s’est tue dans le vent du soir,
Comme
un écho perdu dans la mémoire,
Et les bravos n’y peuvent
plus rien,
Quand le cœur se brise en chemin…
Ô chante
encore au-delà du noir,
Dans nos silences et nos espoirs,
Louis
Vaurs, ton chant nous revient…
Comme un dernier refrain.
Sur
les planches, solide et fier,
Son timbre sonnait comme un
métal,
Alfio, Werther
ou Frère en prière,
Il donnait tout, c’était vital.
Même
au front, parmi les soldats,
Dans la nuit et sous les obus,
Il
chantait pour ceux qui n’y croyaient pas,
Et faisaient
renaître l’inconnu.
Mais la voix s’est tue dans le
vent du soir,
Comme un écho perdu dans la mémoire…
Et
puis un jour… le silence…
Elle n’était plus là…
Ah…
ah…
Puis vint le jour où tout s’effondra,
Quand
l’amour s’en alla sans retour,
Et dans son âme ne
resta
Qu’un silence plus fort que l’amour.
À Nice,
sous les pins et les cieux,
Loin des regards et des décors,
Il
a rejoint celle qu’il aimait tant,
Dans un ultime accord…
Et
la voix s’élève au vent du soir,
Comme un écho vivant dans
l’histoire,
Car les grands chants ne meurent jamais,
Ils
traversent l’éternité !
Ô chante encore dans nos
mémoires,
Par-delà le temps et le noir,
Louis Vaurs, ton
nom nous revient…
Comme un immortel refrain.
Saviez-vous qu’à Paris, dans les années 1920, un simple gardien de la paix faisait tourner les têtes… autant que les cœurs ?
👮♂️ Le jour, il réglait la circulation sur les quais.
🎤 Le soir, il faisait vibrer les salles de spectacle.
Henri Vors, surnommé “l’Agent Ténor”, a vécu un destin hors du commun :
de la rue de Rivoli à l’Olympia, puis jusqu’à l’Opéra-Comique, il a transformé sa vocation en véritable aventure artistique… avant de devenir auteur dramatique !
💫 Une double vie fascinante, entre devoir et passion, discipline et émotion — où un simple coup de sifflet pouvait presque devenir… un air d’opéra.
🎶 J’ai eu envie de faire revivre ce personnage étonnant à travers une chanson, inspirée d’articles de presse d’époque et de son parcours unique.
👉 Une histoire vraie, pleine de panache, d’humour et de lyrisme… comme on les aime !
🎭 L’AGENT
TÉNOR
(Chanson
pour ténor d’opéra-comique, avec panache et sourire)
🎶 Couplet
1
Sur
le quai des Orfèvres, au matin gris perlé,
Un agent faisait la
ronde, l’œil vif, le pas réglé ;
Mais sous le képi sombre,
un mystère résonnait :
C’était un
air de Manon que
son cœur fredonnait !
Il
levait son bâton blanc comme un chef d’orchestre,
Arrêtait
les fiacres… en cadence céleste !
Et les passants surpris,
charmés malgré eux,
Disaient : « Quel drôle d’agent…
mais quel timbre merveilleux ! »
🎶 Refrain
🎤
C’est
l’agent ténor, la voix du pavé,
Qui chante Verdi en faisant
circuler !
De la rue de Rivoli jusqu’à l’Opéra,
Il
met du grand art sous chaque pas !
C’est
l’agent ténor, rêveur en uniforme,
Qui garde la paix… mais
trouble les normes !
Et quand il s’élance en ut
éclatant,
Paris tout entier retient son temps !
🎶 Couplet
2
«
Je suis né à Sète », dit-il avec fierté,
« Et j’ai dans
la poitrine un soleil enchanté ;
La nuit je fais mon service,
le jour je fais mes gammes,
Entre deux coups de sifflet… je
poursuis mon drame ! »
Chez
Nuibo il travaille son aigu triomphant,
Et déjà dans Tosca
il frémit en chantant ;
De Werther
à Carmen,
son rêve est lancé :
Quitter la chaussée… pour mieux
s’élever !
🎶 Refrain
🎤
C’est
l’agent ténor, la voix du pavé,
Qui chante Puccini en
faisant circuler !
Des taxis pressés aux cœurs attendris,
Il
fait de la rue un théâtre infini !
C’est
l’agent ténor, vaillant et lyrique,
Qui règle le monde en
musique !
Et sous son uniforme au pli impeccable,
Se cache
un héros… presque inclassable !
🎶 Couplet
3
Un
soir à l’Olympia, miracle accompli,
Le gardien de la paix
devient artiste applaudi !
Puis l’Opéra-Comique ouvre ses
coulisses,
À cet agent chantant que le destin propulse.
Mais
l’histoire ne s’arrête pas au dernier accord :
Quand
d’autres chantent encore, lui écrit son sort !
« Déception
» naît enfin sous sa plume hardie,
Et Vors devient auteur…
après avoir conquis Paris !
🎶 Refrain
final (grandiose)
🎤
C’est
l’agent ténor, devenu auteur,
Qui troque le sifflet contre la
ferveur !
Des pavés de Paris aux feux de la rampe,
Il
change de vie… mais jamais de flamme !
C’est
l’agent ténor, et dans sa mémoire
Résonne à jamais un
double espoir :
Servir la cité… et chanter plus haut,
Comme
un cri du cœur devenu héros !
🎶 Coda
(parlé-chanté, avec humour)
«
Circulez… circulez… mais en mesure, je vous prie !
Et si
vous entendez un ut… ce n’est pas un délit ! »
Chantée par Eugène DURAND aux Concerts de l’orphéon de SENS - Paroles de Victor HEURÉ – Musique de Edouard LORIN
Couplet 1 Braves enfants, Marins de l’Yonne, Sans boussole nous voyageons, Qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il tonne En route gaimant nous voguons Point de mâtures, point de voiles A nos coches à nos bateaux, Et sans consulter les étoiles, Filons sur nos paisibles eaux ! Refrain Mariniers de l’Yonne, Vrais lurons, Bourguignons; Sur l’Yonne mignonne En chantant naviguons, Mariniers de l’Yonne !
Couplet 2 Notre utile et bonne rivière Amène Vin et Bois flotté; Un matin nous partons d'Auxerre, En route ! - et vive la gaité ! La côte Saint-Jacques nous montre Des raisins mûrs sur la hauteur; Nous avons soif en passant contre Les vignobles de Crève-coeur ! Refrain Mariniers de l’Yonne, Vrais lurons, Bourguignons; Sur l’Yonne mignonne En chantant naviguons, Mariniers de l’Yonne !
Couplet 3 Tout comme en mer notre marine Offre des accidents nombreux; Et si nous avons rude mine Chez nous le coeur est généreux: Aussitôt le cri de détresse, Malgré notre dégoût pour l'eau, D'y plonger vite l'on s'empresse... Bah ! ça ne mouille que la peau !... Refrain Mariniers de l’Yonne, Vrais lurons, Bourguignons; Sur l’Yonne mignonne En chantant naviguons, Mariniers de l’Yonne !
Couplet 4 Nous quittons l'Yonne pour la Seine, Adieu montagnes et raisins: Voici des bois et de la plaine, Des châteaux, des parcs, des jardins; Puis du brouillard... de la fumée... Nous débarquons... Ah ! mes amis ! Ça ne dure qu'une journée, Mais que l'on s'en donne à Paris ! Refrain Mariniers de l’Yonne, Vrais lurons, Bourguignons; Sur l’Yonne mignonne En chantant naviguons, Mariniers de l’Yonne !
Couplet 5 Il faut rentrer dans nos familles; Achetons robes et chiffons Pour nos femmes et pour nos filles, Sabres, fusils pour nos garçons !... Ces joujou-là font leur caprice... Ah ! pourquoi donc les en priver ? Nour leur apprendrons l'exercice, Sait-on ce qui peut arriver ?... Refrain Mariniers de l’Yonne, Vrais lurons, Bourguignons; Sur l’Yonne mignonne En chantant naviguons, Mariniers de l’Yonne !
Chansonnette, chantée par Mme Elise FAURE aux Ambassadeurs.
Paroles de Victor HEURÉ – Musique de Félicie RAMEAU
Couplet 1 A voir la mine rubiconde Ce n'est pas de mode à Paris C'est mal porté dans le grand monde Mais ça fait du bien dans not' pays J'suis d' Sens une ancienne vill' romaine Et j'suis bâti d'ciment romain J'nai pas d'bronchite et rien ne m'gêne Mon huile de foie d'morue c'est l'vin
RefrainBourguignonne Gai' laronne J'ai d'l'esprit et du bon sens Viv' mai bonne je raisonne Moi j'suis une femme' une femme de Sens
Couplet 2 Bon coeur, sans façon rude et franche; J'ai de la tête et d'fameux bras, Est-c'que j'suis taillé' comme une'planche, Mes jambes' sont-ell's des échalas ? Enfin, j'ai la langue' bien pendue, Et n'importe à qui j'parle haut, J'm'suis toujours bien défendue Quand on m'attaqu' j'ai l'dernier mot. (au refrain)
Couplet 3 J'ai pris l'grand Claude en mariage, Et, j'dois vous l'avouer entre nous, C'n'est pas un modèl comm' visage, Mais c'est le modèl' des époux. Il travaill' plus qu'une' bête'de somme, Je dirig' tout dans la maison. Et j'vous l'assur si l'pauv' cher homme A l'air maitr', j'en ai la chanson (au refrain)
Couplet 4 Autour de moi j'vois tout c'qui s'passe, Je touche à tout et j'entends tout ; J'suis heureuse : à table on se place. Je sens l'potage' j'lui trouv' bon goût. Vous l'voyez, ça n'est pas pour rire Que je possède les cinq sens ; Et vraiment de moi l'on peut dire Que j'suis une' vrai femme' de Sens !... (au refrain)