mardi 24 septembre 2024

Jenny Joly, violoniste

Vers 1920

Les radios au temps de la TSF

Généalogie sur Geneanet 


Infographie


Jenny Joly (1902-1975), une brillante violoniste des années 1920

Née à Cognac le 7 janvier 1902 sous le nom de Jenny-Marie Joly, fille de Charles Léon Joly et de Marie Élisabeth Noël, Jenny Joly se révèle très tôt comme une enfant prodige du violon. Elle commence l'étude de son instrument dès l'âge de quatre ans et poursuit sa formation à Paris auprès du professeur Lefort, au Conservatoire national. Dans une interview accordée à la presse en 1924, elle raconte avoir découvert le violon dans son enfance grâce à son père, musicien amateur passionné. Les critiques soulignent unanimement la précocité de son talent, la qualité de son archet et la chaleur de sa sonorité.

L'année 1921 marque un tournant décisif dans sa carrière. À seulement dix-neuf ans, elle obtient le Prix d'honneur de violon du Conservatoire de Paris, distinction particulièrement prestigieuse. Cette récompense lui ouvre les portes des grandes scènes parisiennes. Dès novembre 1921, elle est invitée aux célèbres Concerts Colonne, où elle interprète le Concerto pour violon de Mendelssohn sous la direction de Gabriel Pierné.

Au cours des années suivantes, Jenny Joly se produit régulièrement dans les concerts de musique de chambre et les récitals de sonates. La critique spécialisée loue sa maîtrise technique, son goût musical et son interprétation inspirée des œuvres de Bach, Franck et Beethoven. Dans Le Ménestrel de janvier 1924, un chroniqueur évoque « une sonorité chaude et profonde, unie à une irréprochable technique ».

Très présente dans la vie musicale parisienne, elle participe également aux premiers programmes radiophoniques. On la retrouve notamment dans les concerts de Radiola et du Radio-Matin Trio, aux côtés de la pianiste Marie-Thérèse Bonhomme et du violoncelliste Louis Ruyssen. Ses prestations radiodiffusées contribuent à faire connaître son nom auprès d'un large public.

La presse des années 1920 décrit Jenny Joly comme une artiste accomplie, alliant virtuosité, élégance d'interprétation et sensibilité musicale. Malgré ce début de carrière particulièrement prometteur, sa présence dans les journaux semble s'estomper progressivement à partir de la fin des années 1920. Mariée en 1922 à Maximilien Billaud, elle décède à Créteil le 26 mai 1975.

Aujourd'hui, Jenny Joly demeure une figure intéressante de cette génération de jeunes virtuoses formés au Conservatoire de Paris après la Première Guerre mondiale, dont la carrière fut portée autant par les salles de concert que par les débuts de la radiodiffusion musicale française. 🎻✨


lundi 9 septembre 2024

L'harmonium de Landru

 

La villa Landru

Henri Désiré Landru (1869-1922), tristement célèbre pour avoir été un tueur en série français au début du XXe siècle, était aussi mélomane. Il jouait de l'harmonium, un instrument à vent à claviers qui produit du son en faisant passer de l'air à travers des anches. Il avait une certaine réputation comme musicien amateur avant que sa carrière criminelle ne soit découverte.

Quant à savoir ce qu'est devenu son harmonium, il n'y a pas beaucoup de détails précis. Les objets personnels de Landru, y compris son harmonium, ont peut-être été vendus ou dispersés après son arrestation et exécution. Il n'existe pas de sources fiables indiquant la localisation actuelle de cet instrument. Il est probable que s'il existe encore, il ait fini dans une collection privée ou qu'il ait été perdu au fil du temps.

Ce détail de sa "vie musicale" reste souvent une anecdote face à l'ampleur de ses crimes.

 

Ce soir, 17 décembre 1946
 

Il n'oubliait pas qu'il avait conquis le coeur de l'une de ses "fiancées" 

en la menant à l'Opéra-Comique.


Une piste à suivre...


L'harmonium - Cahiers Européens - Bulletin n° 7 - Décembre 1997


 

mercredi 4 septembre 2024

Fanfare l'Espérance de Jouarre

 

L'Espérance de Jouarre (Seine-et-Marne) ca 1895

Après la découverte de cette photo sur le site Delcampe et quelques recherches dans la presse ancienne, on peut avoir le titre de quelques morceaux joués, lors de festivités, par cette fanfare dirigée par son chef, M. Polard (1857-1923), horloger-bijoutier à Jouarre (Seine-et-Marne).

 

Journal de Seine-et-Marne 4 juin 1911
 

Journal de Seine-et-Marne 12 avril 1912