mardi 3 novembre 2026

Les Trois Matelots de Groix - Charles Le Goffic

 


 

Recueil de Chansons Bretonnes - Charles Le Goffic

édité par La Lyre chansonnière vers 1930



⚓🎶 Les Trois Matelots de Groix : une chanson bretonne remise à flot !

Cap sur l’île de Groix avec cette chanson ancienne de Charles Le Goffic, retrouvée dans le recueil Chansons bretonnes, édité par La Lyre chansonnière vers 1930.

Trois matelots, une petite embarcation, les rigueurs de l’hiver et une promesse à Notre-Dame d’Auray… Une évocation pleine de charme de la vie des marins bretons, entre poésie, humour et dévotion populaire.

J’ai eu plaisir à revisiter cette œuvre en lui redonnant vie en musique, à partir de la partition d’époque, pour faire entendre aujourd’hui cette petite page de notre patrimoine chanté. 🌊⛵

Bonne écoute et bon vent à nos trois matelots !

 

1
C'étaient trois matelots de Groix,
Ils étaient partis tous les trois
Pêcher la sole.
Les pauvres garçons n'avaient pas
Plus de sextant que de compas
Et de boussole (bis) 

2
Ah ! disait l'un, voici l'hiver !
Les hirondelles ont ouvert
Leurs ailes souples,
Et bientôt, dans le ciel changeant,
On verra les pluviers d'argent
Filer par couples (bis) 

3
L'hiver ! dit l'autre, hélas ! à nous !
Si je vous montrais mes genoux,
C'est une plaie.
Mon pauvre corps est tout perclus,
Et du coup je ne pourrai plus
Tenir la baie (bis) 

4
Et le troisième repartit :
Notre navire est bien petit,
Ô bonne Vierge,
Mais à votre église d'Auray,
Sitôt débarqué, je ferai
Cadeau d'un cierge (bis)


dimanche 1 novembre 2026

La Toussaint - P. Nézelof

 



🕯️ La Toussaint, un poème de P. Nezelof (1914), mis en musique et en chanson.

Dans la brume automnale, au son du glas, ces vers évoquent avec émotion le souvenir de nos chers disparus, les tombes fleuries et le recueillement de ceux qui restent.

Une mélodie empreinte de nostalgie et de tendresse, où la tristesse du souvenir laisse peu à peu place à l'apaisement et à la douceur.

🎵 Une création musicale en hommage à la poésie d'autrefois et à la mémoire de ceux que nous avons aimés.

 

LA TOUSSAINT 

Le glas de la Toussaint sanglote dans la brume 
Comme un grand oiseau noir que le vent fait gémir, 
Dans nos cœurs inquiets, tristement il rallume 
Les deuils de l'Autrefois aux pleurs du souvenir. 

Dans ce jour du passé tout rempli d’amertume 
On se souvient toujours d’une tombe à fleurir, 
Et l’âme douloureuse, on va, c’est la coutume, 
Vers ceux qu’on a chéris et qu'on a vus mourir. 

La Toussaint s’est parée avec un charme austère. 
C'est le printemps des morts qui vient fleurir leur pierre 
De gerbes, de bouquets plus clairs que les cyprès. 

Et dans l’apaisement du vaste cimetière, 
Parmi les voiles noirs où flotte la Prière, 
De nos chers disparus nous nous sentons plus près. 

 P. NEZELOF

 Source BnF Gallica - l'Émulation française 1er janvier 1914