Musique des Sapeurs-Pompiers du Morbihan
Cap sur les mers du Sud avec The Wellerman, célèbre chant de marins venu de Nouvelle-Zélande au XIXᵉ siècle. Entonné par les baleiniers, ce « sea shanty » rythmait le travail à bord tout en nourrissant l’espoir : celui de voir arriver le navire ravitailleur de la compagnie des frères Weller, chargé de thé, de sucre… et de réconfort.
Remis à l’honneur au XXIᵉ siècle, notamment grâce aux réseaux sociaux et à des interprètes comme Nathan Evans, ce chant intemporel continue de faire vibrer les cœurs.
Aujourd’hui, il largue les amarres dans une version revisitée : la douceur de la flûte à bec portée par les souffles chaleureux de l’accordéon. Une rencontre entre tradition maritime et esprit baroque… pour un voyage musical hors du temps ! 🌊🎶
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| Carte postale 1902 - Illustrateur André Dupuis |
René d'Avril (1875-1966)
✨ Flûte traversière ✨
Dans un écrin de verdure et de murmures délicats, cette romance nous entraîne au cœur d’un rêve suspendu…
Entre chants d’oiseaux, frémissements de feuilles et souffle invisible d’un musicien mystérieux, la flûte devient ici messagère d’un amour furtif, presque irréel. Les papillons eux-mêmes semblent s’arrêter pour écouter…
🎼 Une poésie sensible et évocatrice, signée René d’Avril, où la nature et le sentiment se confondent en un doux mirage.
Fermez les yeux… et laissez-vous porter par ce souffle venu du bois chenu. 🌳🦋
La voix brisée de la Belle Époque : Louis Vaurs
Que reste-t-il des triomphes d’hier ? Derrière le prestige de l’Opéra-Comique, certaines destinées brillent puis s’éteignent trop tôt. Celle du baryton Louis Vaurs en est un exemple poignant.
Né le 5 août 1881 à Bessan, fils de tonnelier, il quitte son Hérault natal pour Paris, où il entre au Conservatoire. Élève brillant, il remporte en 1908 un premier prix d’opéra. Sa voix puissante et bien timbrée séduit rapidement la critique. À l’Opéra-Comique, il s’impose dans de nombreux rôles et devient une figure appréciée de la scène lyrique. En 1912, il est nommé Officier d’Académie.
La guerre de 1914 interrompt cet élan. Mobilisé dans l’infanterie coloniale, il est blessé et décoré de la Croix de Guerre. Même au front, il continue de chanter pour ses camarades, offrant des instants de réconfort au cœur de l’épreuve.
Après-guerre, malgré des problèmes de santé contractés en service, il poursuit sa carrière avec courage, se produisant notamment à Marseille et à Nice dans des rôles exigeants.
Mais un drame personnel vient tout bouleverser. En 1920, il perd son épouse, la cantatrice Jenny Fayolle, à laquelle il était profondément attaché. Accablé par le chagrin, il ne s’en remet pas.
Le 10 août 1921, à Nice, Louis Vaurs met fin à ses jours à l’âge de 40 ans, emportant avec lui une voix remarquable et une sensibilité rare.
Artiste talentueux, soldat courageux et homme profondément épris, Louis Vaurs incarne à lui seul la grandeur et la fragilité des destinées artistiques de la Belle Époque.
La voix s’est tue (Hommage à Louis Vaurs)
Que
reste-t-il des voix d’autrefois…
Quand les bravos se perdent
dans le vent ?
Dans un atelier aux senteurs de bois,
Un
enfant rêvait d’un autre destin,
Loin des tonneaux, déjà
dans sa voix
Vibrait l’éclat des lendemains.
De Bessan
jusqu’aux feux de Paris,
Il suivit l’appel du grand art,
Et
sous les ors de Favart, la nuit,
Naquit un baryton au timbre
rare.
Mais la voix s’est tue dans le vent du soir,
Comme
un écho perdu dans la mémoire,
Et les bravos n’y peuvent
plus rien,
Quand le cœur se brise en chemin…
Ô chante
encore au-delà du noir,
Dans nos silences et nos espoirs,
Louis
Vaurs, ton chant nous revient…
Comme un dernier refrain.
Sur
les planches, solide et fier,
Son timbre sonnait comme un
métal,
Alfio, Werther
ou Frère en prière,
Il donnait tout, c’était vital.
Même
au front, parmi les soldats,
Dans la nuit et sous les obus,
Il
chantait pour ceux qui n’y croyaient pas,
Et faisaient
renaître l’inconnu.
Mais la voix s’est tue dans le
vent du soir,
Comme un écho perdu dans la mémoire…
Et
puis un jour… le silence…
Elle n’était plus là…
Ah…
ah…
Puis vint le jour où tout s’effondra,
Quand
l’amour s’en alla sans retour,
Et dans son âme ne
resta
Qu’un silence plus fort que l’amour.
À Nice,
sous les pins et les cieux,
Loin des regards et des décors,
Il
a rejoint celle qu’il aimait tant,
Dans un ultime accord…
Et
la voix s’élève au vent du soir,
Comme un écho vivant dans
l’histoire,
Car les grands chants ne meurent jamais,
Ils
traversent l’éternité !
Ô chante encore dans nos
mémoires,
Par-delà le temps et le noir,
Louis Vaurs, ton
nom nous revient…
Comme un immortel refrain.
©dboissy (2026
🎭✨ L’AGENT TÉNOR – une histoire vraie… et chantée !
Saviez-vous qu’à Paris, dans les années 1920, un simple gardien de la paix faisait tourner les têtes… autant que les cœurs ?
👮♂️ Le jour, il réglait la circulation sur les quais.
🎤 Le soir, il faisait vibrer les salles de spectacle.
Henri Vors, surnommé “l’Agent Ténor”, a vécu un destin hors du commun :
de la rue de Rivoli à l’Olympia, puis jusqu’à l’Opéra-Comique, il a transformé sa vocation en véritable aventure artistique… avant de devenir auteur dramatique !
💫 Une double vie fascinante, entre devoir et passion, discipline et émotion — où un simple coup de sifflet pouvait presque devenir… un air d’opéra.
🎶 J’ai eu envie de faire revivre ce personnage étonnant à travers une chanson, inspirée d’articles de presse d’époque et de son parcours unique.
👉 Une histoire vraie, pleine de panache, d’humour et de lyrisme… comme on les aime !
(Chanson pour ténor d’opéra-comique, avec panache et sourire)
Sur
le quai des Orfèvres, au matin gris perlé,
Un agent faisait la
ronde, l’œil vif, le pas réglé ;
Mais sous le képi sombre,
un mystère résonnait :
C’était un
air de Manon que
son cœur fredonnait !
Il
levait son bâton blanc comme un chef d’orchestre,
Arrêtait
les fiacres… en cadence céleste !
Et les passants surpris,
charmés malgré eux,
Disaient : « Quel drôle d’agent…
mais quel timbre merveilleux ! »
🎤
C’est
l’agent ténor, la voix du pavé,
Qui chante Verdi en faisant
circuler !
De la rue de Rivoli jusqu’à l’Opéra,
Il
met du grand art sous chaque pas !
C’est
l’agent ténor, rêveur en uniforme,
Qui garde la paix… mais
trouble les normes !
Et quand il s’élance en ut
éclatant,
Paris tout entier retient son temps !
«
Je suis né à Sète », dit-il avec fierté,
« Et j’ai dans
la poitrine un soleil enchanté ;
La nuit je fais mon service,
le jour je fais mes gammes,
Entre deux coups de sifflet… je
poursuis mon drame ! »
Chez
Nuibo il travaille son aigu triomphant,
Et déjà dans Tosca
il frémit en chantant ;
De Werther
à Carmen,
son rêve est lancé :
Quitter la chaussée… pour mieux
s’élever !
🎤
C’est
l’agent ténor, la voix du pavé,
Qui chante Puccini en
faisant circuler !
Des taxis pressés aux cœurs attendris,
Il
fait de la rue un théâtre infini !
C’est
l’agent ténor, vaillant et lyrique,
Qui règle le monde en
musique !
Et sous son uniforme au pli impeccable,
Se cache
un héros… presque inclassable !
Un
soir à l’Olympia, miracle accompli,
Le gardien de la paix
devient artiste applaudi !
Puis l’Opéra-Comique ouvre ses
coulisses,
À cet agent chantant que le destin propulse.
Mais
l’histoire ne s’arrête pas au dernier accord :
Quand
d’autres chantent encore, lui écrit son sort !
« Déception
» naît enfin sous sa plume hardie,
Et Vors devient auteur…
après avoir conquis Paris !
🎤
C’est
l’agent ténor, devenu auteur,
Qui troque le sifflet contre la
ferveur !
Des pavés de Paris aux feux de la rampe,
Il
change de vie… mais jamais de flamme !
C’est
l’agent ténor, et dans sa mémoire
Résonne à jamais un
double espoir :
Servir la cité… et chanter plus haut,
Comme
un cri du cœur devenu héros !
«
Circulez… circulez… mais en mesure, je vous prie !
Et si
vous entendez un ut… ce n’est pas un délit ! »
©dboissy (2026)
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| Source : BnF-Gallica |
| Chanteuse de café concert - Degas (1834-1917) |
EN BOURGOGNE ! Chanson (1877)
Chantée par Mme HEUZÉ à la Scala Paroles de Victor HEURÉ - Musique de Henry VOURY
Charment les yeux des voyageurs ;
Et glace, neige ou précipice,
Offrent de sublimes horreurs,
En Bourgogne, dans les campagnes,
Point de ces éternels frimas
Pour escalader ses montagnes
Les jalons sont des échalas !
Refrain
En Bourgogne !
Partons amis partons !
Alerte, à la besogne ;
Courage vendangeons ;
Que personne ne grogne !
Buvons, rions, chantons !
Buvons, rions, chantons !
Et vive la Bourgogne !
Salut aux Bourguignons !
Couplet 2
Pour ses provinces, bonne mère,
La France veut l'égalité;
Mais la Bourgogne elle est fière;
La Bourgogne c'est la gaîté !
Le vrai bourguignon aime rire,
Et du progrès il suit les lois;
Il a toujours, on peut le dire,
Le coeur français, l'esprit gaulois ! Au Refrain
Couplet 3
La Saône est une bourguignonne;
Elle jette à Lyon ses produits;
Dans les vignes serpente l'Yonne
Transportant ses vins à Paris;
Et la Vanne à Lutèce mène
Ses pures et limpides eaux;
C'est en Bourgogne que la Seine
Jaillit de vignobles côteaux ! Au Refrain
Couplet 4
Ô Bourgogne, féconde terre
D'hommes célèbres de tout rang !
Voici Charles le Téméraire,
Jean Cousin, Crébillon, Vauban ;
Piron à la muse badine,
Rameau, Vaugelas et Buffon;
Notre poëte Lamartine
N'était-il pas Bourguignon ? Au Refrain
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| Source : BnF-Gallica |
LES MARINIERS DE L’YONNE Chanson (1881)
Chantée par Eugène DURAND aux Concerts de l’orphéon de SENS - Paroles de Victor HEURÉ – Musique de Edouard LORIN
Couplet 1
Braves enfants, Marins de l’Yonne,
Sans boussole nous voyageons,
Qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il tonne
En route gaimant nous voguons
Point de mâtures, point de voiles
A nos coches à nos bateaux,
Et sans consulter les étoiles,
Filons sur nos paisibles eaux !
Refrain
Mariniers de l’Yonne,
Vrais lurons, Bourguignons;
Sur l’Yonne mignonne
En chantant naviguons,
Mariniers de l’Yonne !
Couplet 2
Notre utile et bonne rivière
Amène Vin et Bois flotté;
Un matin nous partons d'Auxerre,
En route ! - et vive la gaité !
La côte Saint-Jacques nous montre
Des raisins mûrs sur la hauteur;
Nous avons soif en passant contre
Les vignobles de Crève-coeur !
Refrain
Mariniers de l’Yonne,
Vrais lurons, Bourguignons;
Sur l’Yonne mignonne
En chantant naviguons,
Mariniers de l’Yonne !
Couplet 3
Tout comme en mer notre marine
Offre des accidents nombreux;
Et si nous avons rude mine
Chez nous le coeur est généreux:
Aussitôt le cri de détresse,
Malgré notre dégoût pour l'eau,
D'y plonger vite l'on s'empresse...
Bah ! ça ne mouille que la peau !...
Refrain
Mariniers de l’Yonne,
Vrais lurons, Bourguignons;
Sur l’Yonne mignonne
En chantant naviguons,
Mariniers de l’Yonne !
Couplet 4
Nous quittons l'Yonne pour la Seine,
Adieu montagnes et raisins:
Voici des bois et de la plaine,
Des châteaux, des parcs, des jardins;
Puis du brouillard... de la fumée...
Nous débarquons... Ah ! mes amis !
Ça ne dure qu'une journée,
Mais que l'on s'en donne à Paris !
Refrain
Mariniers de l’Yonne,
Vrais lurons, Bourguignons;
Sur l’Yonne mignonne
En chantant naviguons,
Mariniers de l’Yonne !
Couplet 5
Il faut rentrer dans nos familles;
Achetons robes et chiffons
Pour nos femmes et pour nos filles,
Sabres, fusils pour nos garçons !...
Ces joujou-là font leur caprice...
Ah ! pourquoi donc les en priver ?
Nour leur apprendrons l'exercice,
Sait-on ce qui peut arriver ?...
Refrain
Mariniers de l’Yonne,
Vrais lurons, Bourguignons;
Sur l’Yonne mignonne
En chantant naviguons,
Mariniers de l’Yonne !
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| "Le Café concert" de Louis Abel Truchet (1857-1918) |
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| Source : BnF-Gallica |
UNE FEMME DE SENS (1876)
Chansonnette, chantée par Mme Elise FAURE aux Ambassadeurs.
Paroles de Victor HEURÉ – Musique de Félicie RAMEAU
Couplet 1
A voir la mine rubiconde
Ce n'est pas de mode à Paris
C'est mal porté dans le grand monde
Mais ça fait du bien dans not' pays
J'suis d' Sens une ancienne vill' romaine
Et j'suis bâti d'ciment romain
J'nai pas d'bronchite et rien ne m'gêne
Mon huile de foie d'morue c'est l'vin
Refrain Bourguignonne Gai' laronne
J'ai d'l'esprit et du bon sens
Viv' mai bonne je raisonne
Moi j'suis une femme' une femme de Sens
Couplet 2
Bon coeur, sans façon rude et franche;
J'ai de la tête et d'fameux bras,
Est-c'que j'suis taillé' comme une'planche,
Mes jambes' sont-ell's des échalas ?
Enfin, j'ai la langue' bien pendue,
Et n'importe à qui j'parle haut,
J'm'suis toujours bien défendue
Quand on m'attaqu' j'ai l'dernier mot. (au refrain)
Couplet 3
J'ai pris l'grand Claude en mariage,
Et, j'dois vous l'avouer entre nous,
C'n'est pas un modèl comm' visage,
Mais c'est le modèl' des époux.
Il travaill' plus qu'une' bête'de somme,
Je dirig' tout dans la maison.
Et j'vous l'assur si l'pauv' cher homme
A l'air maitr', j'en ai la chanson (au refrain)
Couplet 4
Autour de moi j'vois tout c'qui s'passe,
Je touche à tout et j'entends tout ;
J'suis heureuse : à table on se place.
Je sens l'potage' j'lui trouv' bon goût.
Vous l'voyez, ça n'est pas pour rire
Que je possède les cinq sens ;
Et vraiment de moi l'on peut dire
Que j'suis une' vrai femme' de Sens !... (au refrain)
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| Source : Bulletin de la Société Historique de Suresnes du 01/01/1959 |
✨ La Tournée de Pâques ✨
Autrefois
à Suresnes, le jour de Pâques ne s’arrêtait pas à la messe…
Les
enfants de chœur parcouraient les rues, panier en main, chantant de
maison en maison pour perpétuer une joyeuse tradition.
Entre sourires, générosité et refrains d’autrefois, cette chanson fait revivre ces instants simples et précieux où tout un quartier vibrait à l’unisson.
🎶 Un petit air venu du passé… à redécouvrir aujourd’hui !
🎶Chanson des enfants de choeur
Couplet 1
Au matin
clair du jour de Pâques,
Les cloches chantent à toute
volée,
En habits blancs, l’âme en fête,
Les enfants
vont par les ruelles pavées.
Porteurs de paniers fermés en mains,
Le
sourire aux lèvres, le cœur léger,
Ils frappent aux portes
voisines
Pour chanter et partager.
Refrain
(couplet traditionnel)
J’ai
un p’tit coq dans mon panier
Y a bien longtemps qu’il a
chanté
Il chantera quand il voudra
Alleluia !
Couplet
2
Chez le
boulanger, chez le fermier,
Dans les maisons aux volets
bleus,
On les accueille avec tendresse,
Un sou, un œuf, un
geste généreux.
Leurs voix s’élèvent dans l’air
doux,
Comme un écho du temps passé,
Et dans leurs chants
simples et fiers
Vit toute une éternité.
Refrain
J’ai
un p’tit coq dans mon panier
Y a bien longtemps qu’il a
chanté
Il chantera quand il voudra
Alleluia !
Couplet
3
Après la
quête, les rires fusent,
Les paniers sont bien remplis,
Et
sous le ciel de ce printemps
Brille la joie d’un jour
béni.
Car plus que l’or ou les présents,
C’est la
tradition qu’on garde en main,
Le souvenir d’un chant
d’enfance
Qui traverse les lendemains.
Refrain
(final)
J’ai
un p’tit coq dans mon panier
Y a bien longtemps qu’il a
chanté
Il chantera quand il voudra
Alleluia !
©dboissy (2026)
🎶👑 Vive Pâques en Manéhouarnie ! 🐣🎺
Attention, événement royal : les cloches sont de retour… et elles n’ont pas fait le voyage à vide ! 😄
Entre poules surmotivées, lapins acrobates et distribution officielle d’œufs par Sa Majesté en personne, le royaume de Manéhouarnie célèbre Pâques comme il se doit : en musique, en chocolat… et en bonne humeur !
Préparez vos paniers (et vos estomacs), ça va être royalement gourmand ! 🍫✨
Alleluia… et que vive l’omelette du royaume ! 🥚🎶
Couplet 1
Vive Pâques, vive Pâques, les cloches vont revenir,
Elles sonnent à la volée pour nous faire tous frémir !
Et dans les prés fleuris, sous le doux soleil d’avril,
Les poules du royaume pondent, pondent à grand péril !
Refrain
Vive Pâques, vive Pâques,
Des œufs plein les paniers !
Le roi rit aux éclats,
Ses sujets font des omelettes dorées !
Alleluia, Alleluia,
Qu'on sonne haut le chocolat !
Vive Pâques en Manéhouarnie,
La fête est folle, et c'est tant pis !
Couplet 2
Les lapins font des galipettes dans le grand jardin royal,
Ils cachent des œufs en chocolat, c’est un vrai carnaval !
Même le chef d'orchestre du royaume a caché sa baguette,
Pour mener tous le chocolat en joyeuse chansonnette !
Refrain
Vive Pâques, vive Pâques,
Des œufs plein les paniers !
Le roi rit aux éclats,
Ses sujets font des omelettes dorées !
Alleluia, Alleluia,
Qu'on sonne haut le chocolat !
Vive Pâques en Manéhouarnie,
La fête est folle, et c'est tant pis !
Final
Alleluia, vive les œufs, vive le roi et ses poulets !
Que Manéhouarnie s’en souvienne jusqu’à l’an prochain, c’est juré !
🥚 🔔 🐇 🎶
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| Oeuvre de Luc Cornillon (Suresnes un vin de rois) |
🍷👑 Quand les rois trinquent… tout peut arriver ! 😄
On raconte que Henri IV et Louis XIV eux-mêmes n’auraient pas résisté au fameux vin de Suresnes…
Dans cette chanson pleine de malice, nos deux souverains, d’abord fiers et majestueux, finissent par chanter à tue-tête, le verre à la main et le pas incertain… 🍷🎶
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| Le Petit Journal du 9 septembre 1906. |
Un jour, dans une auberge fine,
Non loin des coteaux de Suresnes,
Deux rois, fuyant leur bonne mine,
Vinrent goûter la treille humaine.
L’un dit : “Je suis Henri de France !”
L’autre : “Louis, pour vous servir !”
Mais devant la première lance…
Ce fut le vin qui les fit frémir !
Ah ! qu’il est bon, qu’il est traître,
Le petit vin de Suresnes !
Il vous fait rire et puis paraître
Plus léger qu’une rengaine !
Henri s’exclame : “Par ma foi !”
Louis s’écrie : “Quel nectar divin !”
Mais tous deux chancellent déjà…
Au deuxième verre de ce vin ! 😄
Henri, d’un ton plein de bravoure,
Lève son verre en vieux Gascon :
“Foi de Béarn ! Voilà l’amour
Qui monte au cœur… ou bien au front !”
Louis, plus digne, mais bien rouge,
Déclare en grand cérémonial :
“Ce vin, messieurs, certes, me bouge…
Mais c’est un charme… un peu brutal !”
Ah ! qu’il est bon, qu’il est traître,
Le petit vin de Suresnes !
Il vous fait roi… puis vous fait paître
Dans les fossés de la plaine !
Henri vacille : “Soutenez-moi !”
Louis murmure : “Quel destin !”
Et tous deux chantent à mi-voix…
Au troisième verre du vin !
Voici venir deux bons compères
Pour soutenir ces grands seigneurs :
“Messires, halte à ce calvaire !
Ce vin n’est pas pour les hauteurs !”
Mais Henri rit, Louis fredonne,
Le nez en fleur, l’œil égaré :
“Versez encore ! Que l’on nous donne
Ce jus… qui fait tant discourir !”
Ah ! qu’il est drôle, qu’il est traître,
Le petit vin de Suresnes !
Il fait tomber sceptres et maîtres
Dans la plus joyeuse scène !
Et dans Paris, chacun dira :
“Qu’ils étaient grands… et quel festin !”
Car même un roi chancelle, ma foi…
Devant le vin de Suresnes ! 🍷😄
©dboissy (2026)