samedi 9 mai 2026

Le Garde Champêtre de Noisy-le Sec

 

1er couplet de la chansonnette 
 

Les ceuss’ qui veulent voir Mossieu l’maire,

Approchez-vous, c’est moi qui l’suis…

J’veux dir’ que je l’suis par derrière

Chaqu’ fois qui s’promèn dans l’pays.

Quand j’ai ma plaque à mon bras gauche,

Mon sabre et tous mes attributs,

Les filous s’sauvent à mon approche,

Et les braves gens m’font des saluts.

Faudrait pas m’prendr’ pour un blanc-bec

J’suis l’gard’ champêtr’ de Noisy-le-Sec

J’suis l’gard’ champêtr’ de Noisy-le-Sec

 

🎶 Redécouvrez une savoureuse chansonnette populaire du XIXᵉ siècle : « Le garde champêtre de Noisy-le-Sec », datée vers 1873 !

Entre humour de village, fierté de l’uniforme et accent gouailleur typiquement parisien, ce premier couplet nous plonge dans l’univers pittoresque du garde champêtre d’autrefois, personnage incontournable des campagnes et des petites communes.

Sabre au côté, plaque au bras et démarche pleine d’assurance, notre garde de Noisy-le-Sec se présente avec malice et panache, faisant fuir les filous tout en récoltant les salutations des honnêtes gens. Une chanson pleine de verve populaire, témoin d’une époque où le garde champêtre faisait presque figure d’autorité théâtrale dans les rues et les chemins !

🎥 Retrouvez ci-dessous une courte vidéo du premier couplet de cette rare chanson historique, véritable petit trésor du patrimoine musical et rural français.

 


mardi 5 mai 2026

Frédéric Pinoël, organiste et compositeur



Frédéric Pinoël

Frédéric Pinoël (1856–1914) fut un compositeur et organiste français, actif principalement à Rouen à la fin du XIXᵉ siècle. Musicien d’église formé dans la tradition romantique française, il exerça notamment à la paroisse Saint-Maclou, où il laissa le souvenir d’un interprète et improvisateur raffiné.

Faits clés

  • Naissance : 1856, Rouen

  • Décès : 1914, Rouen

  • Activité principale : Compositeur et organiste

  • Lieu d’exercice : Église Saint-Maclou, Rouen

  • Œuvre répertoriée : Pièce pour orgue (au catalogue IMSLP)

Carrière et contexte

Frédéric Pinoël s’inscrit dans la lignée des organistes-compositeurs normands de son temps, marqués par l’influence de César Franck et de l’école d’orgue symphonique. Ses fonctions à Saint-Maclou, l’une des grandes églises de Rouen, l’amenèrent à accompagner les offices et à composer des pièces destinées au culte. Son nom apparaît dans des correspondances et cartes autographes conservées, témoignant de son activité reconnue dans la région rouennaise .

Œuvres connues

Le répertoire identifié de Pinoël comprend une Pièce pour orgue, conservée et référencée sur la plateforme de musique libre IMSLP. Bien que peu diffusée, cette œuvre illustre le langage harmonique caractéristique des organistes français de la fin du XIXᵉ siècle, alliant lyrisme et écriture contrapuntique .

Héritage

Frédéric Pinoël reste une figure locale, représentative de ces musiciens d’église qui ont contribué à la vitalité musicale des provinces françaises à l’époque romantique. Son nom est aujourd’hui mentionné dans les bases de données musicologiques et généalogiques, notamment la Bibliothèque nationale de France et IMSLP, qui conservent la trace de son travail.

 


 


 

dimanche 3 mai 2026

Concert Orchestre et Orgue à Caudan

 

    

 Musique des Sapeurs-Pompiers du Morbihan

 

Gaudium Maii – “La joie de Mai”

 

Aurore de Manéhouarnie, organiste du Royaume

 

Gaudium Maii – “La joie de Mai”

Il est des musiques qui semblent naître avec la lumière, portées par la douceur d’un vent nouveau et le frémissement des premiers feuillages. Gaudium Maii, littéralement “La joie de mai”, s’inscrit dans cet élan printanier où la nature, comme l’âme humaine, retrouve son goût pour la danse et la célébration.

Inspirée des rythmes vifs et élégants de la Renaissance — entre branle, tourdion et gaillarde — cette pièce d’orgue se veut une invitation à la réjouissance. Les motifs y tournoient avec légèreté, les harmonies s’épanouissent comme des fleurs au soleil, et l’ensemble évoque ces fêtes de mai où l’on chantait, dansait et honorait le renouveau des beaux jours.

Mais une telle musique ne saurait pleinement prendre vie sans une interprète capable d’en révéler toute la vitalité. C’est ici qu’intervient Aurore, organiste du Royaume de Manéhouarnie, dont le talent rayonne désormais bien au-delà des frontières de ce royaume imaginaire et pourtant si vivant. Par son jeu précis, lumineux et plein d’allant, elle insuffle à l’œuvre une énergie communicative, mêlant finesse de toucher et éclat sonore.

Sous ses doigts, l’orgue devient tour à tour instrument de fête, de danse et de poésie. Chaque phrase respire, chaque ornement scintille, et l’on croit presque entendre les rires et les pas légers d’une cour en liesse, célébrant le mois de mai.

Que cette Gaudium Maii vous emporte, le temps d’un instant, dans un printemps éternel où la musique est reine et la joie souveraine.

 

🎶 Écouter l’interprétation :




Journée Royale du Rire

 


Proclamation Royale – Édit du Rire Absolu
En ce glorieux 3 mai, jour sacré où même les pendules se dérèglent de rire,
Sa Majesté Sérénissime, le Très Vibrant, le Très Sonore,
Roi de Manéhouarnie, Souverain des Trilles et Prince des Pouffements,
décrète ce qui suit :

Article Premier :
Tout sujet, du plus humble joueur de cuillère au plus noble souffleur de flûte à bec, devra rire au minimum trois fois par heure. Les rires étouffés seront tolérés… mais fortement chatouillés.

Article Deux :
Les blagues devront être aussi fines qu’un filet de viole de gambe… ou aussi lourdes qu’un clavecin tombant d’un balcon — l’essentiel étant qu’elles fassent rire. Même le page, qui rit habituellement comme une porte grinçante, est sommé de s’esclaffer dignement.

Article Trois :
Sa Majesté en personne donnera un Grand Récital du Fou Rire Royal, exécuté à la flûte enchantée de Manéhouarnie. Attention : chaque note pourrait provoquer des spasmes incontrôlés de joie, voire des danses impromptues chez les courtisans les plus raides.

Article Quatre :
Les ministres devront abandonner toute mine grave. Le Ministre des Mines Graves est d’ailleurs prié de changer immédiatement de portefeuille.

Article Cinq :
Les bouffons officiels seront exceptionnellement remplacés par… le Roi lui-même, qui, dans un élan de générosité historique, promet d’imiter le chant du canard baroque et la démarche du marquis enrhumé.

Et que nul n’oublie :
Dans le royaume de Manéhouarnie, un rire partagé vaut mille discours… et parfois même une bonne note !

Alors, chers sujets, que les éclats résonnent sous les voûtes du château, que les flûtes s’emballent et que les perruques en tremblent :
rions ensemble, car tel est le plus noble des arts après la musique !

Fait au château, entre deux éclats de rire et trois fausses notes volontaires,
Par ordre de Sa Majesté,
Roi incontesté… du rire et du vibrato ! 😄🎶



samedi 2 mai 2026

Le retour du loup au printemps - Fernande Trémé

 

D'après un poème (1978) de Fernande Trémé (1896-1988)

 

🌿🐺 Le Retour du Loup au Printemps 🌸

Quand le mois de mai éveille les cœurs, entre douceur, frissons et jeux de séduction…
Une chanson poétique où l’innocence danse avec le danger, et où le loup n’est peut-être pas celui qu’on croit.

Laissez-vous emporter par cette romance printanière, à la fois tendre et mystérieuse… 🎶✨

 

Couplet 1
Mai est revenu parmi nous
Le vent qui souffle nous caresse
Et ses baisers remplis d’ivresse
Nous rendent les cœurs un peu fous

Refrain
Cours, mignonne, voici le loup,
Cours vite pour qu’il ne t’attrape !
Car si jamais il te rattrape,
Tu seras mangée par le loup...

Couplet 2
Voici que soudain tu frissonnes
Dans les bras de ce loup charmeur
Sous les doux baisers qu’il te donne
T’apportant ta part de bonheur

Refrain
Cours, mignonne, voici le loup,
Cours vite pour qu’il ne t’attrape !
Car si jamais il te rattrape,
Tu seras mangée par le loup.

©ftrémé (1978)

 


vendredi 1 mai 2026

Le joli mois de mai

 

 
 
 

 

Le Mois de Mai est Revenu

Couplet 1
Le joli mois de mai est revenu,
Vêtu de vert tendre, il est apparu.
Il sème à pleines mains, dans les prairies,
Des marguerites, des boutons d’or jolis.

Couplet 2
Il jette aux haies touffues les aubépines,
Dans les jardins, les pivoines s’illuminent.
Sous son passage, tout éclate de beauté,
La terre entière veut chanter, veut danser.

Refrain
Ô joli mois de mai,
Ton sourire est léger,
Que l'on est heureux d'aimer,
Quand tu viens nous enchanter !
Ô joli mois de mai,
Bienvenue pour l’éternité !

Couplet 3
Il accroche aux arbres les nids frémissants,
Fauvettes et pinsons répondent en chantant.
À son appel, la plaine vibre d’émoi,
Le vent très doux caresse les champs de blé.

Refrain
Ô joli mois de mai,
Ton sourire est léger,
Que l'on est heureux d'aimer,
Quand tu viens nous enchanter !
Ô joli mois de mai,
Bienvenue pour l’éternité !

 ©dboissy (2026)

 



jeudi 30 avril 2026

Les chroniques du garde champêtre Boyer

 


 

À Sammeron, au début du XXe siècle, la tranquillité des champs n’était qu’une illusion… car veillait un homme : Boyer, garde champêtre, terreur des voleurs de pommes et gardien inflexible de l’ordre rural !

 

🍎 Affaire n°1 : les pommes baladeuses
Cueillir chez le voisin ? Mauvaise idée. Boyer transforme toute tentation fruitée en procès-verbal bien mûr. 

 

Journal de Seine-et-Marne, 13 oct. 1909

 

 🌿 Affaire n°2 : la promenade… un peu trop gourmande
Passer « innocemment » par la propriété d’un voisin, casser une branche de pommier et repartir avec quelques prunes ?
Boyer surgit (probablement derrière une haie), constate, sermonne… et verbalise !

 

Journal de Seine-et-Marne, 18 août 1911


 🐇 Affaire n°3 : le lapin imprudent
Un collet, un lapin… et hop, un procès-verbal de plus. La justice champêtre ne laisse rien filer, pas même une oreille de lièvre !

 

 Journal de Seine-et-Marne, 28 janv. 1912

 

 🔔 Affaire n°4 : les cloches rebelles
Midi sonne… et les cloches aussi ! Crime sonore ! Même le curé n’échappe pas à la rigueur du garde : à Sammeron, on ne plaisante pas avec les arrêtés municipaux.

 

Journal de Seine-et-Marne, 23 avr. 1913

 

 🍎 Affaire n°5 : les pommes baladeuses
Cueillir chez le voisin ? Mauvaise idée. Boyer transforme toute tentation fruitée en procès-verbal bien mûr.

 

Journal de Seine-et-Marne, 5 oct. 1913