🎶Romance au Salon
– composition royale
de ma pianiste ⚜️🎹
C’est
avec une émotion non dissimulée que je vous présente aujourd’hui
« Romance au
Salon »,
délicatement interprétée par ma pianiste adorée.
Installée
sur sa fidèle chaise légèrement capricieuse, face à un piano qui
a connu des jours meilleurs (et probablement plusieurs règnes), elle
nous livre ici une œuvre d’une sensibilité rare…
Chaque
note est une surprise, chaque accord une audace, et chaque soupir…
une véritable déclaration musicale !
Je
dois avouer que mon cœur de roi fond à chaque
mesure.
Entre
rêve et légèreté, ce charmant couplet nous invite à prendre
notre envol — au gré du vent, des regards… et peut-être des
cœurs 💫
Les
mots délicats de Pierre-Jean de Béranger (1780-1857) rencontrent ici la grâce
musicale de Marin Marais (1656-1728), pour une escapade poétique où l’on
envie les ailes de l’oiseau… et sa liberté.
Un
instant suspendu, entre ciel et tendresse, où l’on se surprend à
murmurer : « Je volerais vite, vite, vite… »
🎶
Une petite rêverie baroque à
savourer… sans modération.
« Moi
qui, même auprès des belles,
Voudrais vivre en passager,
Que
je porte envie aux ailes
De l’oiseau vif et léger !
Combien
d’espace il visite !
À voltiger tout l’invite :
L’air
est doux, le ciel est beau.
Je volerais vite, vite, vite,
Si
j’étais petit oiseau. »
Fondée le 17 avril 1844 – Reconnue d’utilité publique le 21
mai 1897
Prochaine réunion de la Société archéologique de Sens
Mardi
7 avril 2026 à 20 h 30
Salle de
conférences CEREP, 5, rue Rigault
Victor
HEURÉ (Sens 1823-Sceaux 1897), typographe et auteur de vers
par
Michèle DEGRAVE
Victor
Heuré naît à Sens, au faubourg Saint-Pregts, en 1823, d’un père
boisselier puis coutelier. La famille quitte Sens pour Paris
lorsqu’il est âgé de 14-15 ans.
En
1842, il revient dans notre ville, où il travaille un temps chez
l’imprimeur Théodore Tarbé, au 148 Grande rue. Puis à partir de
1850, il exerce son métier de compositeur typographe à Paris, à
l’Imprimerie impériale.
Marié
à une Sénonaise en 1853, il aura deux enfants, Paul et Marin et
avec sa dernière femme, une fille Jeanne, tous trois « enfants
de la balle »,
c’est-à-dire des ouvriers typographes dont le père était
lui-même typographe. À la fin de sa vie, Victor Heuré travaille au
Havre puis en région parisienne, à Corbeil et à Sceaux où il
décède en 1897.
Mais
tout au long de son existence, il va développer une véritable
passion : rimer des vers, qui, édités en « formats »,
seront chantés dans les célèbres cafés-concerts de la capitale,
ou encore imprimés dans des journaux.
Longtemps
parisien, il chante sa région de façon légère et gaie, mais aussi
la Bourgogne, la Normandie, la République ou les voyages, et ce
pendant plusieurs décennies.
Grande
première ! Grâce à la complicité de Dominique Boissy, ancien
élève de Michelle Leclerc-Barré (1939-2006), passionné de
musique, qui anime avec humour et talent le « blog de
Dominik », seront recréées pour notre plaisir, quelques
chansons composées par Victor Heuré il y a près d’un siècle et
demi, données à l’époque, à Paris sur les scènes des cabarets
La Scala, Les Ambassadeurs, ou encore sur celle de notre Théâtre
par l’Orphéon de Sens. Et « clou final » historique,
vous pourrez entendre, mises en musique, des rimes bourguignonnes,
dont certaines totalement inédites qui évoquent notre cité !
Avant
les feux tricolores capricieux et les GPS bavards, il y avait lui…
Le
képi blanc,
perché fièrement au sommet de l’agent de circulation, tel un
phare dans la tempête automobile !
Sous
le soleil, sous la pluie, au milieu des klaxons impatients,
il
brillait comme un signal :
👉 “Halte là ! Ici, c’est moi
le chef d’orchestre !”
On
dit même que certains conducteurs n’obéissaient pas aux
panneaux…
mais au
képi, oui ! 😄
Symbole
d’élégance et d’autorité,
il transformait chaque
carrefour en scène,
et chaque agent en véritable maestro de la
rue.
Aujourd’hui
encore, difficile de ne pas lui tirer un salut respectueux :
⚪
le képi blanc,
🚓 c’est un peu la couronne… du royaume de
la circulation !
🎶 Le
Képi Blanc du Carrefour
🎶
Couplet
1
Au beau
milieu d’la grande avenue,
Quand tout s’embrouille et rien
ne va plus,
Y’a un héros, droit comme un banc,
Coiffé
d’un fier… képi blanc !
Les
autos grondent, les freins grincent,
Les passants râlent et
tout coince,
Mais d’un seul geste élégant,
Il remet
d’l’ordre en un instant !
Refrain
🎵
Ohé ! regardez-le bien,
Le roi du pavé parisien !
Un bras
levé, tout s’arrête net,
C’est lui l’patron du
carrefour, parfait !
Ohé
! pas d’discussion,
Devant lui, c’est la discipline !
Car
sous le ciel, éclatant et franc,
Brille à jamais… son képi
blanc ! 🎵
Couplet
2
Ni feu
rouge, ni feu vert,
C’est lui qui donne la lumière !
Pas
besoin d’code compliqué,
Un p’tit sifflet… et c’est
réglé !
Les
taxis filent au garde-à-vous,
Les bicyclettes roulent au pas
doux,
Même les plus pressés, pourtant,
Obéissent à son
képi blanc !
Refrain
🎵
Ohé ! regardez-le bien… 🎵
Couplet
3
Quand
tombe la pluie sur le trottoir,
Il reste là, fidèle au
devoir,
Et dans la nuit, comme un fanal,
Son képi brille…
magistral !
On
dirait presque un général
Commandant l’trafic infernal,
Mais
son royaume est bien vivant :
Quatre rues… et un képi blanc !
Refrain
final (un peu plus grandiose)
🎵
Ohé ! salut à toi,
Chef d’orchestre des grands
émois !
Sans baguette mais avec talent,
Tu fais danser
tout l’continent !
Ohé
! et dans Paris,
Ton règne n’a rien d’une folie,
Car
sur nos routes, fiers et contents,
Vive à jamais… le képi
blanc ! 🎵