Carte postale ancienne - Illustrateur non mentionné
🦟 Avis à tous les moustiques insomniaques ! 😅
Chaque été, le même concert recommence... 🎻
À peine la lumière éteinte, un soliste ailé entonne son célèbre « Zzzzzzz... » juste au-dessus de votre oreille. Résultat : on bondit hors du lit, pantoufles en main, prêt à livrer une bataille épique contre cet envahisseur minuscule !
Cette ancienne carte postale illustre à merveille le combat nocturne de nos ancêtres. Rien n'a vraiment changé... sauf qu'aujourd'hui, on peut rassurer ce pauvre monsieur : il existe désormais le Moustivore ! 🦟💥
Plus efficace que la pantoufle volante, moins fatigant que les acrobaties sur le lit, il permet enfin de retrouver des nuits paisibles... pendant que les moustiques, eux, cherchent un autre hôtel ! 😄
la grande virtuose française de l'harmonium que l'histoire a oubliée
Marie Deschamps(1841-1885)
fut l'une des grandes virtuoses françaises de l'harmonium au XIXe
siècle. Pianiste et professeure de formation, issue du Conservatoire de Paris, élève du compositeur
et organiste Henri Lebeau d'Aubel, elle se spécialisa dans l'orgue
expressif et l'harmonium, auxquels elle consacra une grande partie de
sa carrière. Dès les années 1860, elle se produisit dans les
principales salles parisiennes et imposa l'harmonium comme véritable
instrument de concert, notamment sur les instruments des maisons
Alexandre puis Mustel.
Virtuose, compositrice et
organisatrice de concerts, Marie Deschamps connut également le
succès en province et à l'étranger, de l'Allemagne à
l'Angleterre, de la Belgique à l'Italie. Ses fantaisies d'opéras et
ses pièces originales furent saluées pour leur poésie, leur
délicatesse et leur puissance expressive. La presse lui décerna des
surnoms éclatants : « la Sainte Cécile de l'harmonium », « la
fée de l'harmonium », « l'Étoile de l'harmonium » ou encore «
la reine de l'harmonium ».
Aujourd'hui largement
oubliée, Marie Deschamps apparaît pourtant, à la lumière de la
presse de son temps, comme une personnalité majeure de l'histoire de
l'harmonium de concert et comme une compositrice dont l'œuvre reste
en grande partie à redécouvrir.
Les
recherches menées dans le Catalogue général de la Bibliothèque
nationale de France permettent aujourd'hui d'identifier plusieurs
œuvres publiées de Marie Deschamps. Dès 1862, elle signe les
paroles et la musique de La Voix du cœur,
mélodie pour soprano avec piano et orgue-mélodium ad libitum.
Suivent notamment une transcription de Norma
de Bellini pour orgue expressif et piano et la rêverie Le Sentier mystérieux,
publiées par Alexandre en 1875, puis Le Bal champêtre,
édité chez Schott en 1878.
En
1883 paraît chez A. O'Kelly un important recueil de Douze
Pièces originales pour harmonium,
réunissant pages religieuses, pastorales, nocturne, berceuse,
barcarolle, scherzo, valse de concert et pièces exploitant les
ressources expressives de l'instrument. Plusieurs de ces compositions
furent exécutées par Marie Deschamps elle-même au cours de ses
concerts et saluées par la presse.
Ce
premier catalogue demeure cependant incomplet. Les journaux du temps
mentionnent de nombreuses fantaisies, transcriptions et œuvres
vocales dont les partitions restent aujourd'hui à localiser. La
redécouverte de Marie Deschamps prend ainsi la forme d'une véritable
enquête musicologique, à la recherche d'un répertoire dispersé ou
peut-être en partie disparu.
🎼👑 Quand Sa Majesté prend la baguette, les murs du
palais en oublient presque de tenir debout !
Dans un élan d'inspiration digne des plus grands
maîtres, le roi de Manéhouarnie dirige avec son talent royal
l'Entrée Triomphale, une œuvre de sa propre
composition. Les bras dessinent de vastes arabesques, les regards se
croisent, les cuivres flamboyent, les cordes frémissent... et
quelques musiciens avouent discrètement qu'il vaut mieux suivre la
baguette que tenter de deviner le prochain mouvement !
À ses côtés, Aurore,
l'organiste royale, fait rugir les grandes orgues du palais avec une
majesté éclatante, donnant à cette fresque musicale un souffle
digne des plus fastueuses cérémonies.
Le public, partagé entre admiration et sourire,
réserve une ovation au souverain compositeur... tandis que les
partitions, elles, demandent officiellement une journée de repos
après tant d'émotions ! 🎺🎹✨
120, boulevard de Versailles et angle rue des Carrières
Le jardin
La tour de 30 mètres
La
Belle Cycliste, une guinguette emblématique de Suresnes
À la fin du XIXᵉ
siècle, alors que la bicyclette devient le nouveau loisir des
Parisiens, un établissement ouvre ses portes au 120,
boulevard de Versailles (aujourd'hui boulevard
Henri-Sellier) : La Belle Cycliste. Construite en
1889, cette guinguette devient rapidement l'un des
rendez-vous incontournables des amateurs de la « petite reine »,
avant d'attirer une clientèle toujours plus nombreuse venue
déjeuner, danser ou simplement profiter de la campagne suresnoise.
À partir de 1900,
le restaurant appartient à MM. Richard père et fils,
comme l'indique la presse lors de l'incendie de 1935. Les
recensements de la ville confirment d'ailleurs que la famille Richard
résidait bien au 120, boulevard de Versailles.
La Belle Cycliste ne se
limitait pas à un simple café-restaurant. L'établissement
possédait de vastes terrasses, un jardin ombragé, des salles de bal
et une étonnante tour panoramique d'une trentaine de mètres. Un fil aérien qui transportait
les visiteurs au-dessus des jardins, entre deux tourelles, attraction particulièrement
originale pour l'époque. Les cartes postales anciennes témoignent
du succès de cette installation, qui faisait partie des curiosités
les plus célèbres de Suresnes.
Carte postale ancienne
Au fil des années, la
guinguette devint un lieu réputé pour les noces, banquets et bals
dominicaux. Les automobiles de luxe stationnaient le long du
boulevard pendant que leurs propriétaires profitaient des orchestres
et des jardins.
Mais cette belle
aventure prit brutalement fin le 8 janvier 1935. Un
incendie, vraisemblablement provoqué par un court-circuit, se
déclara dans un local où étaient entreposés des instruments de
musique. Malgré l'intervention rapide des pompiers de Suresnes et de
Puteaux, les deux grandes salles de danse, construites en bois,
furent entièrement détruites. Les journaux de toute la France
relatèrent le sinistre, qui marqua la disparition définitive de
l'une des plus célèbres guinguettes des bords de Seine.
Aujourd'hui, La
Belle Cycliste demeure le souvenir d'une époque où
Suresnes était l'une des destinations favorites des Parisiens venus
respirer l'air de la campagne, goûter aux plaisirs des guinguettes
et découvrir, depuis une tour de trente mètres, un panorama
exceptionnel sur la vallée de la Seine et le Mont-Valérien.
Sources : Le
Journal, 9 janv. 1935, Le Petit
Journal
9 janv. 1935, L'Écho de Paris, 9 janv. 1935, L'Écho de Paris, 9
janv. 1935, Paris-soir, 9 janv. 1935, Excelsior, 9 janv. 1935, Le
Petit Bleu
de Paris, 10 janv. 1935.