jeudi 6 août 2026

A la chasse aux moustiques !


Carte postale ancienne - Illustrateur non mentionné

🦟 Avis à tous les moustiques insomniaques ! 😅

Chaque été, le même concert recommence... 🎻

À peine la lumière éteinte, un soliste ailé entonne son célèbre « Zzzzzzz... » juste au-dessus de votre oreille. Résultat : on bondit hors du lit, pantoufles en main, prêt à livrer une bataille épique contre cet envahisseur minuscule ! 

Cette ancienne carte postale illustre à merveille le combat nocturne de nos ancêtres. Rien n'a vraiment changé... sauf qu'aujourd'hui, on peut rassurer ce pauvre monsieur : il existe désormais le Moustivore ! 🦟💥

Plus efficace que la pantoufle volante, moins fatigant que les acrobaties sur le lit, il permet enfin de retrouver des nuits paisibles... pendant que les moustiques, eux, cherchent un autre hôtel ! 😄

Bonne chasse... et surtout, bonne nuit ! 🌙✨

 

mardi 4 août 2026

Marie Deschamps, la reine de l'harmonium


Image générée par IA
 

Marie Deschamps, 

la grande virtuose française de l'harmonium que l'histoire a oubliée

 

Marie Deschamps (1841-1885) fut l'une des grandes virtuoses françaises de l'harmonium au XIXe siècle. Pianiste et professeure de formation, issue du Conservatoire de Paris, élève du compositeur et organiste Henri Lebeau d'Aubel, elle se spécialisa dans l'orgue expressif et l'harmonium, auxquels elle consacra une grande partie de sa carrière. Dès les années 1860, elle se produisit dans les principales salles parisiennes et imposa l'harmonium comme véritable instrument de concert, notamment sur les instruments des maisons Alexandre puis Mustel.

Virtuose, compositrice et organisatrice de concerts, Marie Deschamps connut également le succès en province et à l'étranger, de l'Allemagne à l'Angleterre, de la Belgique à l'Italie. Ses fantaisies d'opéras et ses pièces originales furent saluées pour leur poésie, leur délicatesse et leur puissance expressive. La presse lui décerna des surnoms éclatants : « la Sainte Cécile de l'harmonium », « la fée de l'harmonium », « l'Étoile de l'harmonium » ou encore « la reine de l'harmonium ».

Aujourd'hui largement oubliée, Marie Deschamps apparaît pourtant, à la lumière de la presse de son temps, comme une personnalité majeure de l'histoire de l'harmonium de concert et comme une compositrice dont l'œuvre reste en grande partie à redécouvrir.

Les recherches menées dans le Catalogue général de la Bibliothèque nationale de France permettent aujourd'hui d'identifier plusieurs œuvres publiées de Marie Deschamps. Dès 1862, elle signe les paroles et la musique de La Voix du cœur, mélodie pour soprano avec piano et orgue-mélodium ad libitum. Suivent notamment une transcription de Norma de Bellini pour orgue expressif et piano et la rêverie Le Sentier mystérieux, publiées par Alexandre en 1875, puis Le Bal champêtre, édité chez Schott en 1878.

En 1883 paraît chez A. O'Kelly un important recueil de Douze Pièces originales pour harmonium, réunissant pages religieuses, pastorales, nocturne, berceuse, barcarolle, scherzo, valse de concert et pièces exploitant les ressources expressives de l'instrument. Plusieurs de ces compositions furent exécutées par Marie Deschamps elle-même au cours de ses concerts et saluées par la presse.

Ce premier catalogue demeure cependant incomplet. Les journaux du temps mentionnent de nombreuses fantaisies, transcriptions et œuvres vocales dont les partitions restent aujourd'hui à localiser. La redécouverte de Marie Deschamps prend ainsi la forme d'une véritable enquête musicologique, à la recherche d'un répertoire dispersé ou peut-être en partie disparu.

 

 🎹 

© 2026 Association « Harmoniums En Péril »


 


 

samedi 1 août 2026

Entrée Triomphale en Musique

 


🎼👑 Quand Sa Majesté prend la baguette, les murs du palais en oublient presque de tenir debout !

Dans un élan d'inspiration digne des plus grands maîtres, le roi de Manéhouarnie dirige avec son talent royal l'Entrée Triomphale, une œuvre de sa propre composition. Les bras dessinent de vastes arabesques, les regards se croisent, les cuivres flamboyent, les cordes frémissent... et quelques musiciens avouent discrètement qu'il vaut mieux suivre la baguette que tenter de deviner le prochain mouvement !

À ses côtés, Aurore, l'organiste royale, fait rugir les grandes orgues du palais avec une majesté éclatante, donnant à cette fresque musicale un souffle digne des plus fastueuses cérémonies.

Le public, partagé entre admiration et sourire, réserve une ovation au souverain compositeur... tandis que les partitions, elles, demandent officiellement une journée de repos après tant d'émotions ! 🎺🎹✨

 

⚜️ ©royaumedemanehouarnie (2026)

 


 

vendredi 31 juillet 2026

La Belle Cycliste, une guinguette emblématique de Suresnes


120, boulevard de Versailles et angle rue des Carrières

  

Le jardin

 

La tour de 30 mètres

 

La Belle Cycliste, une guinguette emblématique de Suresnes

À la fin du XIXᵉ siècle, alors que la bicyclette devient le nouveau loisir des Parisiens, un établissement ouvre ses portes au 120, boulevard de Versailles (aujourd'hui boulevard Henri-Sellier) : La Belle Cycliste. Construite en 1889, cette guinguette devient rapidement l'un des rendez-vous incontournables des amateurs de la « petite reine », avant d'attirer une clientèle toujours plus nombreuse venue déjeuner, danser ou simplement profiter de la campagne suresnoise.

À partir de 1900, le restaurant appartient à MM. Richard père et fils, comme l'indique la presse lors de l'incendie de 1935. Les recensements de la ville confirment d'ailleurs que la famille Richard résidait bien au 120, boulevard de Versailles.

La Belle Cycliste ne se limitait pas à un simple café-restaurant. L'établissement possédait de vastes terrasses, un jardin ombragé, des salles de bal et une étonnante tour panoramique d'une trentaine de mètres. Un fil aérien qui transportait les visiteurs au-dessus des jardins, entre deux tourelles, attraction particulièrement originale pour l'époque. Les cartes postales anciennes témoignent du succès de cette installation, qui faisait partie des curiosités les plus célèbres de Suresnes.

 

Carte postale ancienne
 

Au fil des années, la guinguette devint un lieu réputé pour les noces, banquets et bals dominicaux. Les automobiles de luxe stationnaient le long du boulevard pendant que leurs propriétaires profitaient des orchestres et des jardins.

Mais cette belle aventure prit brutalement fin le 8 janvier 1935. Un incendie, vraisemblablement provoqué par un court-circuit, se déclara dans un local où étaient entreposés des instruments de musique. Malgré l'intervention rapide des pompiers de Suresnes et de Puteaux, les deux grandes salles de danse, construites en bois, furent entièrement détruites. Les journaux de toute la France relatèrent le sinistre, qui marqua la disparition définitive de l'une des plus célèbres guinguettes des bords de Seine.

Aujourd'hui, La Belle Cycliste demeure le souvenir d'une époque où Suresnes était l'une des destinations favorites des Parisiens venus respirer l'air de la campagne, goûter aux plaisirs des guinguettes et découvrir, depuis une tour de trente mètres, un panorama exceptionnel sur la vallée de la Seine et le Mont-Valérien.

 

Sources : Le Journal, 9 janv. 1935, Le Petit Journal 9 janv. 1935, L'Écho de Paris, 9 janv. 1935, L'Écho de Paris, 9 janv. 1935, Paris-soir, 9 janv. 1935, Excelsior, 9 janv. 1935, Le Petit Bleu de Paris, 10 janv. 1935.


Le petit journal 9 janvier 1935


Excelsior, 9 janv. 1935