samedi 29 mars 2025

🌿 Le chant du soir 🌿- Fernande Trémé

 

Pont et Bois des Lapinières à Beton-Bazoches (Seine-et-Marne)

D'après un poème (août 1973) "Nocturne" de Fernande TRÉMÉ (1896-1988)

 

(Couplet 1)
Par un beau soir d’été, nous allions dans les bois,
Sous les grands arbres verts goûter la paix du soir.
Au détour du chemin, soudain part une voix :
C’est le chant d’un oiseau que l’on ne peut voir.

(Refrain)
Ô doux rossignol, chante encore pour nous,
Ton air d’amour, d’espoir et de joie !
Dans la nuit étoilée, ton chant merveilleux
Berce nos cœurs amoureux.

(Couplet 2)
Nous arrêtons nos pas, nous écoutons ravis,
C’était un rossignol qui lançait dans la nuit
Son chant d’amour, de joie et de foi en la vie.
Nous repartions heureux, le cœur attendri.

(Refrain)
Ô doux rossignol, chante encore pour nous,
Ton air d’amour, d’espoir et de joie !
Dans la nuit étoilée, ton chant merveilleux
Berce nos cœurs amoureux.

(Pont – Variation du refrain)
La douceur d’un beau soir, d’un beau chant entendu,
Et la main dans la main, nos âmes confondues…

©ftrémé

 


jeudi 27 mars 2025

Le bois enchanté

 


Couplet 1
Le lieu le jour s'efface au seuil des cieux,
Le bois s'éveille d'un murmure soyeux.
Des notes glissent, sur les feuilles dansent,
Le vent les portes au long, la flûte chante.

Refrain
Écoute... le bois qui chante,
Sous la flûte au souffle d’argent.
Écoute... l’âme qui s’enchante,
Dans la forêt des temps flottants.

Couplet 2
Les branches pleurent des larmes de rosée,
L’écho s’élève, fragile, apaisé.
Des harmonies d'un âge autre s'invitent,
Le bois soupire, la nuit s’écrit.

Refrain
Écoute... le bois qui chante,
Sous la flûte au souffle d’argent.
Écoute... l’âme qui s’enchante,
Dans la forêt des temps flottants.

Pont
Chuchotements baroques...
Ombres d’archets fanés...
Le bois se souvient...
De tout ce qu'il a été fait.

Refrain
Écoute... le bois qui chante,
Sous la flûte au souffle d’argent.
Écoute... l’âme qui s’enchante,
Dans la forêt... des temps flottants...

(La flûte s'efface... le silence retombe...)

 ©dboissy


 

vendredi 21 mars 2025

Ida PÉRIN, pianiste

Portrait Ouest-Eclair 8 mars 1936

 

Ida Périn, née le 25 septembre 1906 à Mézières (Ardennes), décédée le 12 juin 1983 à Paris 13ème, était une pianiste française renommée.  

Elle a étudié sous la direction d'Isidor Philipp au Conservatoire de Paris, où elle a obtenu un premier prix à l'âge de 16 ans.  

Elle a également enseigné au Conservatoire de Lille, comptant parmi ses élèves la pianiste Thérèse Diette. 

 En 1952, elle a épousé le violoncelliste et compositeur Fernand Pollain.  

Parmi ses enregistrements notables figurent les "3 Études de concert en doubles notes, Op.56" d'Isidor Philipp.  

Sa carrière a été marquée par une profonde implication dans l'enseignement et l'interprétation du répertoire pianistique français.

Voir aussi sur Geneanet

Pour écouter une de ses interprétations, vous pouvez visionner la vidéo suivante :

 


 

dimanche 16 mars 2025

Aux guinguettes de Suresnes

 


Au milieu du 19ème siècle, pour la fuir le stress de Paris, le dimanche, les gens de la grande ville changent d’air, prennent le train et passent par le pont. Les guinguettes de Suresnes accueillent des foules d’ouvrières et d’ouvriers, banquiers, amoureux, truands, filles de petites vertus, artistes peintres.

 Voir aussi de lien : Suresnes Mag

 

AUX GUINGUETTES DE SURESNES 

Couplet 1
Quand sonne l’heure du grand dimanche,
Paris s’éveille et fait ses bagages,
Ouvriers, banquiers en dimanche,
Cherchent un coin loin des orages.
Le train les mène, pleins d’espérance,
Au doux rivage des beaux dimanches,
Où la Seine danse, où la Seine danse,
Sous les rires et les chansons franches.

Refrain

Aux guinguettes de Suresnes,
On boit, on rit, on s’aime,
Sous les lampions dorés,
Les cœurs viennent chavirer.
Accordéons en fête,
Valsent les silhouettes,
Un pas, deux pas, la vie
Se danse et se fuit.

Couplet 2

Les peintres croquent les silhouettes,
Des dames aux robes chiffonnées,
Les marlous, les filles d’amourette,
Sirotent du blanc, un peu fanés.
Mais la nuit tombe et tout s’efface,
Dans un dernier refrain qui passe,
Là-haut les étoiles, là-haut les étoiles,
Guident les cœurs vers d’autres traces.

Refrain
Aux guinguettes de Suresnes,
On boit, on rit, on s’aime,
Sous les lampions dorés,
Les cœurs viennent chavirer.
Accordéons en fête,
Valsent les silhouettes,
Un pas, deux pas, la vie
Se danse et se fuit.

Pont
Et Paris reprend ses ruelles,
Ses pavés gris et ses secrets,
Mais au matin sous la dentelle,
On rêve encore d’un air d’été…

 ©dboissy (2025)

 



samedi 15 mars 2025

Marche de Savoye - Lully

 


La Marche de Savoye (Airs 1 et 2) est une œuvre du compositeur Jean-Baptiste Lully (1632-1687), un des plus grands musiciens de la cour de Louis XIV et maître du style baroque français.

Quelques éléments sur cette pièce :

  • Origine : La Marche de Savoye fait partie des nombreuses œuvres de musique militaire et de cérémonial composées par Lully pour la cour du Roi-Soleil.
  • Fonction : Ce type de marche servait généralement à accompagner des processions, des parades ou des entrées solennelles.
  • Style : Fidèle à l’esthétique lullyste, cette marche alterne entre majesté et vivacité, avec une orchestration typique des ensembles de l’époque (vents, cordes et percussions).

Les Airs 1 et 2 correspondent souvent à différentes sections ou variantes de la marche, parfois adaptées selon le contexte d’exécution. 

Cette marche s'inscrit dans un contexte historique où la musique jouait un rôle essentiel dans la représentation du pouvoir et des alliances entre les grandes maisons royales européennes.

Voici une transcription pour orgue et tambours (éditeur-arrangeur : Maurizio Machella) - Partition sur free-scores.com

 

 

Orgue et percussions

 

mardi 11 mars 2025

Le tango interdit

 

 

 

Pourquoi le tango a-t-il été interdit ?

Au début du XXe siècle, le tango, qui venait d’Argentine, était considéré comme une danse provocante et immorale en raison de sa proximité physique entre partenaires et de ses origines populaires (notamment dans les quartiers de Buenos Aires où la danse était associée aux bordels).

En 1914, le Pape Pie X aurait exprimé son désaccord envers cette danse jugée indécente. Toutefois, ce fut Pie XI qui, quelques années plus tard, condamna formellement le tango et d'autres danses modernes de l'époque, considérant qu'elles représentaient une dérive morale menaçant la décence et les bonnes mœurs.

 

Le Figaro, 10 janv. 1914, p. 4

 

Carrefour : la semaine en France et dans le monde, 22 nov. 1949, p. 7

 

Levée de l’interdiction

Malgré cette condamnation, le tango n'a jamais fait l'objet d'une interdiction permanente. En 1914, une délégation française convainquit le Pape que la version « assagie » du tango n’avait rien d’immoral. Pie X accepta même une démonstration privée et aurait reconnu que la danse n'était pas si scandaleuse lorsqu'elle était pratiquée correctement.

Aujourd’hui, le tango est largement reconnu comme une forme d’art et de patrimoine culturel (inscrit à l’UNESCO en 2009). Il n’y a donc aucun risque d’excommunication ou de sanction religieuse pour le pratiquer.

 

 

lundi 10 mars 2025

Suresnes (chanson)

carte postale semi-moderne - Editions Raymon, Paris

 

SURESNES 

Couplet 1
Au pied du Mont-Valérien, fier et serein,
Suresnes s’éveille sous un matin parisien.
Les vignes dorées, témoins du temps passé,
Murmurent l’histoire qu’on ne peut oublier.


Refrain
Nul ne sort de Suresnes
Qui souvent n’y revienne,
Entre Seine et lumière,
C’est une ville qui t’enchaîne.

Couplet 2
Les écluses chantent sous le ciel azur,
Quand la Seine danse en reflets si purs.
Guinguettes en fête, rires insouciants,
Les souvenirs valsent au gré du courant.

Couplet 3
Le pont de Suresnes, trait d’union charmant,
Relie nos âmes au Bois frémissant.
Passer la rive, revenir toujours,
Un pas vers Paris, un saut vers l’amour.

Refrain
Nul ne sort de Suresnes
Qui souvent n’y revienne,
Entre Seine et lumière,
C’est une ville qui t’enchaîne.

Couplet 4

Hier ou demain, c’est un même refrain,
Un doux parfum qu’on garde en chemin.
Partir peut-être, mais revenir toujours,
Car Suresnes reste gravé en amour.

Refrain final
Nul ne sort de Suresnes
Qui souvent n’y revienne,
Entre Seine et lumière,
C’est une ville qui t’enchaîne.

©dboissy (2025) 

 


 
 

vendredi 7 mars 2025

La grenouille de Manéhouarnie



Dans le royaume de Manéhouarnie
Un conte émerveille les vies endormies
C'est l'histoire d'une grenouille si douce
Dont le cœur débordait d'amour et de pousses
 

Elle rêvait d'un étang enchanté
Où les nénuphars brillent
Dansait
Sur les rivières avec les libellules
La nuit elle chantait aux étoiles en somnambule


Grenouille au cœur tendre et fragile
Avec ses rêves sous la lune docile
Chaque sautillement ses souhaits murmuraient
Dans l'eau tranquille ses secrets plongeaient


Les autres créatures la regardaient
Étonnées
Cette grenouille si douce et pleine de beauté
Elle donnait ses rires et ses chansons
Aux lucioles qui éclairaient leur maison


Un jour vint un prince au cœur brisé
Il entendit une chanson sous un saule penché
La grenouille douce par ses notes l'a guéri
Tous les cœurs touchés par cette mélodie


Dans le royaume ils vécurent main dans la main
L'amour grandit au fil du chemin
Sous la brume dorée des matins d'été
Ils danseront toujours dans l'éclat argenté

 


 
©royaumedemanehouarnie 
 

dimanche 2 mars 2025

Voulez-vous danser grand-mère?

 

 

Voulez-vous danser grand-mère ? est le titre d’une chanson française créée par Lina Margy en 1946, écrite par Jean Lenoir sur une musique de Raymond Baltel et Alex Padou, mettant à l’honneur les liens intergénérationnels.  

Elle est souvent associée aux fêtes de famille et aux grands-mères en général, car elle met en avant une image dynamique et joyeuse des aînées. Elle est restée dans la culture populaire et est encore chantée aujourd’hui, notamment lors de la Fête des grands-mères.

🎶 Refrain célèbre :
"Voulez-vous danser, grand-mère ?
Voulez-vous danser, grand-mère ?
Tout comme au bon vieux temps,
Quand vous aviez vingt ans ?"... 

C’est une chanson pleine de bonne humeur qui rappelle que l’âge n’est qu’un chiffre et que la joie de vivre est intemporelle !

 

 
Chantal Goya


vendredi 28 février 2025

Kerynia mou" (Κερύνεια μου)

"Kerynia mou" (Κερύνεια μου), qui se traduit par "Ma Kerynia", est une chanson grecque composée par Pantelis Thalassinos, avec des paroles de Polys Kyriakou. Elle a été interprétée pour la première fois par George Dalaras et Pantelis Thalassinos. La chanson exprime la douleur et la nostalgie liées à la ville de Kerynia, située dans la partie nord de Chypre, une région marquée par des conflits historiques.

Les paroles évoquent l'allumage d'une bougie et la musique mélancolique pour raviver la mémoire et la douleur associées à Kerynia. Le narrateur parle de jouer du violon dans la cour de sa maison, de danser avec Kerynia comme un homme devenu fou, et de la pluie qui vient comme une épreuve de résistance. Les notes montent, et les gouttes de pluie, comparées à du sang, les trouvent. La chanson se termine par des questions sur qui les blesse, qui leur fait mal, qui les poignarde et qui les unit.

Pour une traduction française complète des paroles, vous pouvez consulter le site stixoi.info

J'allumerai une bougie ce soir
avec ma triste musique de Kyrenia.
Pour venir la lumière et me trouver
Laisse la mémoire ouvrir ma blessure Kyrenia.

J'irai avec un vieux violon
Dans ma maison ma cour Kyrenia.
Ma Kyrenia.
Pour danser un tour
comme un homme qui était en colère, Kyrenia.
Ma Kyrenia.

Puis il viendra une pluie
comme une échelle dans mon endurance Kyrenia.
Les notes augmenteront
Avec le sang, les gouttes nous trouveront mon Kyrenia

J'irai avec un vieux violon
Dans ma maison ma cour Kyrenia.
Ma Kyrenia.
Pour danser un tour
comme un homme qui était en colère, Kyrenia.
Ma Kyrenia.

Qui nous fait mal ? Qui nous fait du mal ?
Qui est à coups de couteau ?
Qui nous fait mal ? Qui nous fait du mal ?
Qui nous unit ?

Cette chanson est une expression poignante de la douleur et de la nostalgie liées à la ville de Kerynia, reflétant les sentiments de perte et de mémoire associés à cette région.

 



vendredi 21 février 2025

Concerto pour Anna Maria - Vivaldi

 

Anna Maria

 

Le Concerto pour violon en si mineur, RV 387, d'Antonio Vivaldi (1678-1741), est une œuvre dédiée à Anna Maria della Pietà, une violoniste talentueuse formée à l'Ospedale della Pietà à Venise, où Vivaldi enseignait. Ce concerto comprend trois mouvements : Allegro, Largo et Allegro.

 


 

Le deuxième mouvement, le "Largo", se distingue par sa mélodie expressive et son atmosphère contemplative, mettant en valeur la virtuosité et la sensibilité de l'interprète.


 
 

vendredi 14 février 2025

La tendresse

 

Photo M. Bluestone-Ace-Slide
 

La Tendresse est une chanson française dont le texte a été écrit par Noël Roux et la musique composée par Hubert Giraud. Bourvil l'a interprétée en 1963 et Marie Laforêt l'a reprise l'année suivante. Le compositeur a co-édité l'œuvre avec les éditions SEMI. Ce titre a fait l’objet de nombreuses reprises et interprétations.  Source :Wikipédia

 

Paroles

 
On peut vivre sans richessesPresque sans le souDes seigneurs et des princessesY en a plus beaucoup
 
Mais vivre sans tendresseOn ne le pourrait pasNon, non, non, nonOn ne le pourrait pas
 
On peut vivre sans la gloireQui ne prouve rienÊtre inconnu dans l'HistoireEt s'en trouver bien
 
Mais vivre sans tendresseIl n'en est pas questionNon, non, non, nonIl n'en est pas question
 
Quelle douce faiblesseQuel joli sentimentCe besoin de tendresseQui nous vient en naissantVraiment, vraiment, vraiment
 
Le travail est nécessaireMais s'il faut resterDes semaines sans rien faireEh bien, on s'y fait
 
Mais vivre sans tendresseLe temps vous paraît longLong, long, long, longLe temps vous paraît long
 
Dans le feu de la jeunesseNaissent les plaisirsEt l'amour fait des prouessesPour nous éblouir
 
Oui mais sans la tendresseL'amour ne serait rienNon, non, non, nonL'amour ne serait rien
 
Quand la vie impitoyableVous tombe dessusQu'on n'est plus qu'un pauvre diableBroyé et déçu
 
Alors sans la tendresseD'un cœur qui nous soutientNon, non, non, nonOn n'irait pas plus loin
 
Un enfant nous embrasseParce qu'on le rend heureuxTous nos chagrins s'effacentOn a les larmes aux yeuxMon dieu, mon dieu, mon dieu
 
Dans votre immense sagesseImmense ferveurFaites-donc pleuvoir sans cesseAu fond de nos cœurs
 Des torrents de tendressePour que règne l'amourRègne l'amourJusqu'à la fin des jours
 
Source : Musixmatch
Paroliers : Hubert Yves Giraud / Noël Roux
Paroles de La Tendresse © World Music S.a.
 
 
 
Bourvil

 
Une interprétation à la flûte à bec
 

samedi 8 février 2025

Besame Mucho (Kiss me)

 


 Origine et composition

"Bésame Mucho" est une chanson écrite en 1932 par la pianiste et compositrice mexicaine Consuelo Velázquez (1916-2005). Elle aurait composé cette mélodie alors qu’elle n’avait que 15 ou 16 ans, et selon certaines sources, elle n’avait même jamais embrassé quelqu’un à l’époque ! Inspirée par des mélodies classiques, notamment "Quejas, o la Maja y el Ruiseñor" d'Enrique Granados, la chanson évoque l'intensité du désir et de la passion amoureuse.

Succès international

Dès sa publication, Bésame Mucho devient un énorme succès, d'abord en Amérique latine, puis aux États-Unis et en Europe. La chanson est rapidement adaptée en plusieurs langues et interprétée par de nombreux artistes.

Interprétations et impact culturel

Devenue un standard de la musique romantique, Bésame Mucho a été reprise par des légendes de la musique

Elle est également utilisée dans de nombreux films et spectacles, renforçant son statut de chanson intemporelle.

Héritage

Aujourd'hui, Bésame Mucho reste l'une des chansons les plus interprétées et enregistrées de l'histoire. Son message d’amour universel et sa mélodie envoûtante en font un symbole de la romance à travers les générations.

 

Partition

    flûte à bec et piano

mardi 4 février 2025

Mise au point du tambour de ville

 

Joseph Sékély

😲 🥁 Avis à la population ! Mise au point de M. Joseph Sékély, tambour de ville de Vendeuvre-sur-Barse (Aube), à propos d'un vol de lapins dont la presse de l'époque fit écho concernant le nommé Roujeau (Rougeot) qui s'est fait passer pour le tambour de ville de Vendeuvre. Qu'on se le dise ! 📣


Le Petit Républicain de l'Aube 23 octobre 1889