La Marche de Savoye (Airs 1 et 2) est une œuvre du compositeur Jean-Baptiste Lully (1632-1687), un des plus grands musiciens de la cour de Louis XIV et maître du style baroque français.
Quelques éléments sur cette pièce :
Origine : La Marche de Savoye fait partie des nombreuses œuvres de musique militaire et de cérémonial composées par Lully pour la cour du Roi-Soleil.
Fonction : Ce type de marche servait généralement à accompagner des processions, des parades ou des entrées solennelles.
Style : Fidèle à l’esthétique lullyste, cette marche alterne entre majesté et vivacité, avec une orchestration typique des ensembles de l’époque (vents, cordes et percussions).
Les Airs 1 et 2 correspondent souvent à différentes sections ou variantes de la marche, parfois adaptées selon le contexte d’exécution.
Cette marche s'inscrit dans un contexte historique où la musique jouait un rôle essentiel dans la représentation du pouvoir et des alliances entre les grandes maisons royales européennes.
Voici une transcription pour orgue et tambours (éditeur-arrangeur : Maurizio Machella) - Partition sur free-scores.com
Orgue et percussions
lundi 1 juillet 2024
"L'entrée des sacrificateurs et des combattants" est une pièce musicale composée par Jean-Baptiste Lully pour son opéra "Thésée". Jean-Baptiste Lully était un compositeur franco-italien du XVIIe siècle, célèbre pour avoir développé le genre de l'opéra en France.
Voici quelques informations sur cette marche spécifique :
Contexte et œuvre :
"Thésée" est un opéra en cinq actes composé par Lully sur un livret de Philippe Quinault. Il a été créé à Paris en janvier 1675 à l'Académie Royale de Musique.
L'opéra relate l'histoire mythologique de Thésée, le héros grec, et ses aventures, y compris son combat contre le Minotaure à Crète.
La Marche des sacrificateurs et des combattants :
Cette marche fait partie de l'acte III de l'opéra "Thésée". Elle intervient lors d'un moment dramatique où Thésée, ayant vaincu le Minotaure, revient en Grèce et est célébré par les sacrificateurs et les combattants.
Caractéristiques musicales :
Lully était célèbre pour son style d'opéra français qui incluait des danses et des airs spécifiques pour chaque acte et chaque scène.
La Marche des sacrificateurs et des combattants serait typiquement dans le style de la musique de cour française de l'époque, avec des rythmes majestueux et des mélodies solennelles.
Héritage et impact :
L'opéra "Thésée" de Lully a été très bien accueilli à sa création et a contribué à établir le style de l'opéra français baroque.
Lully a été un pionnier dans l'utilisation de la musique pour renforcer le drame et l'expression émotionnelle dans le théâtre lyrique, influençant ainsi de nombreux compositeurs ultérieurs.
En résumé, la "Marche des sacrificateurs et des combattants" de Jean-Baptiste Lully est une pièce musicale significative dans son opéra "Thésée", illustrant son talent pour combiner musique et théâtre dans le contexte de l'opéra français du XVIIe siècle.
Jean-Baptiste Lully (ou Giovanni Battista Lulli en italien) né le 28 novembre 1632 à Florence et mort le 22 mars 1687 à Paris (Paroisse de la Madeleine), est un compositeur et violoniste de la période baroque actif en France sous le règne de Louis XIV. Naturalisé français en 1661, il est nommé, la même année, surintendant de la musique du roi et l'année suivante maître de musique de la famille royale.
Par ses dons de musicien et d'organisateur comme de courtisan, voire d'intrigant, Lully domine la vie musicale en France à l'époque du Roi-Soleil. Il conçoit et organise plusieurs formes de musique : la tragédie en musique, le grand motet, l'ouverture à la française. Son influence s'exerce sur toute la musique européenne contemporaine. Des compositeurs éminents tels Henry Purcell, Georg Friedrich Haendel, Jean-Sébastien Bach ou Jean-Philippe Rameau lui sont redevables.
Courtisan habile jusqu'à l'opportunisme, et homme d'affaires avisé, il s'assure la protection du roi. Il devient compositeur de la chambre puis surintendant de la musique royale. Il écrit un ballet allégorique où le Soleil, brillant au centre de l'univers, se trouve entouré de planètes comme Louis XIV l'est de ses ministres.
Il est naturalisé français en 1661 et son nom s'orthographie Lully. Le 24 juillet 1662, il épouse à Paris, en l'église Saint-Eustache, Madeleine Lambert (1643-1720), fille de Michel Lambert et de Gabrielle Dupuy.
À partir de 1664, Lully travaille régulièrement avec Molière, qui le surnomme le paillard. Il crée ainsi la comédie-ballet, sans cependant renoncer aux ballets de cour. Les pièces de Molière sont alors une combinaison de comédies, de ballets et de chants : L'Amour médecin en 1665, la Pastorale comique en 1667, George Dandin en 1668, Monsieur de Pourceaugnac en 1669, Le Bourgeois gentilhomme et sa turquerie en 1670. Jusqu'à cette date, Lully est l'intime du dramaturge. À ce titre, il participe à un banquet resté célèbre. Cette étroite collaboration cesse en mars 1672, quand Lully rachète le privilège accordé en 1669 à Perrin, de l'Académie d'Opéra. Il obtient des lettres patentes interdisant à toute personne « de faire chanter aucune pièce entière en France, soit en vers françois ou autres langues, sans la permission par écrit dudit sieur Lully, à peine de dix mille livres d'amende, et de confiscation des théâtres, machines, décorations, habits… ». L'Académie d'Opéra prend dès lors, et jusqu'à la Révolution, le nom d'Académie royale de musique10 et s'installe dans la salle du jeu de paume rue de Vaugirard. À la demande de Lully, un décret d'avril 1672 restreint davantage les libertés de représentation en limitant le nombre de musiciens des formations musicales parisiennes.
En 1673, Lully compose sa première tragédie en musique (tragédie lyrique), Cadmus et Hermione, sur un livret de Philippe Quinault qui devient son librettiste attitré. Lully déloge les comédiens de Molière juste après la mort de ce dernier et installe l'Académie royale de musique en juillet 1673 dans l'aile droite du Palais-Cardinal (Palais Royal). Il fait agrandir la salle qui peut accueillir jusqu'à 3000 personnes.
Comblé d'honneurs et de richesses, il produit près d'une tragédie par an. Grâce à son monopole, il éclipse tous les compositeurs dramatiques de son époque (Marc-Antoine Charpentier, André Campra, Louis-Nicolas Clérambault). En 1681, il devient secrétaire du roi. Sa carrière atteint son apogée.
Bisexuel, Lully entretient des relations intimes avec des femmes comme avec des hommes. Vu leurs rapports privilégiés, Louis XIV ferme tout d'abord les yeux sur sa conduite. Mais sous l'influence de Madame de Maintenon, il tolère de moins en moins l'homosexualité, nommée alors « vice italien ».
En 1685 éclate un scandale. Lully a noué une liaison avec un jeune page de la Chapelle nommé Brunet. Le compositeur perd alors de son crédit auprès du roi. Ce dernier n'assiste pas aux représentations d’Armide en 1686. Quand Lully compose sa dernière œuvre Acis et Galatée, une pastorale en forme d'opéra, c'est au château d'Anet, devant le fils du roi, que l'œuvre est jouée le 6 septembre 1686.
Le 8 janvier 1687, son Te Deum doit être chanté pour la guérison du roi atteint d'une fistule anale, avec 150 musiciens. Lors d'une des répétitions, Lully s'emporte contre ses musiciens et se blesse un orteil avec le lourd bâton de direction dont on frappe alors le sol pour battre la mesure. Sa jambe ne tarde pas à s'infecter. Mais, danseur, il refuse l'amputation. La gangrène se propage au reste du corps et infecte en grande partie le cerveau.
Il meurt peu après, le 22 mars 1687, « âgé de 55 ans ou environ, dans sa maison de campagne située rue de la Magdelaine » à la Ville l'Évêque.