mercredi 19 août 2026

Tragique méprise

 


 

Le mystérieux père Boratte : quand une pile Wonder devient une affaire de survie !

« Tragique méprise » : voilà un titre qui ne manque pas de piquant pour une affaire qui, heureusement, se termina mieux qu’elle n’avait commencé.

Dans les journaux de décembre 1950 apparaît à plusieurs reprises un curieux personnage répondant au nom de père Boratte. Mais qui était donc cet homme dont la mésaventure allait faire les frais de la rubrique des faits divers ?

Les informations dont nous disposons sont encore bien maigres. La presse nous apprend toutefois qu'il était présenté, selon les journaux, comme « le doyen des braconniers » ou comme « le doyen des tambours de ville ». Deux activités qui donnent déjà au personnage une certaine allure !

Était-il véritablement braconnier ? Tambour de ville ? Peut-être les deux ? Voilà déjà de quoi faire travailler notre imagination... et surtout notre enquêteur en herbe.

Une armoire, une poudre mystérieuse et une terrible confusion

L'affaire commence dans l'obscurité de son armoire.

Le père Boratte, en fouillant parmi ses affaires, aurait confondu de la mort-aux-rats avec une poudre médicinale. Une confusion pour le moins fâcheuse, surtout lorsque l'on sait que les deux produits n'avaient évidemment pas vocation à se retrouver dans le même rayon !

Victime de cette méprise, il fut transporté à l'hôpital.

Mais l'histoire prit alors une tournure encore plus rocambolesque.

Une première information publiée dans la presse annonça que le père Boratte s'était suicidé.

Erreur !

L'homme n'était pas mort. Et surtout, il ne s'était nullement suicidé.

Les journaux rectifièrent donc leur information quelques jours plus tard, en expliquant que le malheureux avait simplement confondu, dans l'obscurité de son armoire, la mort-aux-rats avec une poudre médicinale.

Et la fameuse promesse du boîtier Wonder ?

C'est ici que cette histoire devient presque publicitaire.

À sa sortie de l'hôpital, le père Boratte aurait déclaré qu'il allait acheter un boîtier Wonder.

Pourquoi ?

Tout simplement pour éviter, semble-t-il, de renouveler l'expérience !

La publicité Wonder fournie avec cette histoire prend alors une saveur toute particulière. Elle proclame fièrement :

« La pile Wonder ne s'use que si l'on s'en sert ! »

Dans le cas du père Boratte, on pourrait presque détourner le slogan :

« La poudre médicinale ne doit pas être confondue avec la mort-aux-rats, surtout quand on fouille dans le noir ! »

Et l'on imagine volontiers notre homme, de retour chez lui, installant soigneusement une pile Wonder dans une lampe de poche flambant neuve, histoire que sa prochaine exploration d'armoire se fasse avec davantage de lumière !

Mais qui était réellement le père Boratte ?

C'est là que commence notre véritable enquête.

Les trois coupures de presse que nous avons retrouvées, datées de décembre 1950, ne nous livrent malheureusement que quelques indices.

Selon les versions, il est question du « père Boratte », du « doyen des braconniers » et du « doyen des tambours de ville ».

La localisation mentionnée est Avallon, ce qui fournit une première piste sérieuse pour tenter de retrouver son identité dans les archives de l'Yonne.

Mais pour l'instant, le personnage reste mystérieux.

Quel était son prénom ?

Quel âge avait-il réellement ?

Depuis combien de temps exerçait-il ses activités de tambour de ville ou de braconnier ?

Était-il connu dans toute la région ?

Et surtout... pourquoi cette étrange confusion entre une poudre médicinale et de la mort-aux-rats ?

Sherlock Holmes, à vous de jouer !

Il ne manque finalement qu'une loupe, une casquette à carreaux et quelques vieux registres pour transformer cette petite anecdote de presse en véritable enquête historique.

Le père Boratte a bel et bien existé.

Les journaux de 1950 nous en donnent la trace, mais son identité demeure pour l'instant dans la pénombre... exactement là où, justement, notre homme avait commis sa fameuse méprise.

Il nous reste donc à allumer la lumière !

Peut-être qu'un recensement, un registre d'état civil, un journal local ou quelque archive municipale permettra un jour de retrouver ce mystérieux père Boratte d'Avallon et de reconstituer son histoire.

En attendant, une chose est certaine : après son passage à l'hôpital, il avait compris une règle élémentaire...

Pour fouiller dans une armoire, mieux vaut avoir une bonne lumière !

Et, si l'on en croit la publicité de l'époque, une bonne vieille pile Wonder pouvait justement rendre ce précieux service.

Affaire Boratte : dossier toujours ouvert. 🔎🔋

Sources : coupures de presse (La Bourgogne Républicaine, l'Aube, La Croix, Le Semeur de décembre 1950 et publicité ancienne Wonder) communiquées pour cette enquête. L'identité précise du père Boratte reste à établir.

 

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