mardi 1 septembre 2026

An Italian Ground

 

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🎶 An Italian Ground – Variations baroques sur une basse obstinée

Avec « An Italian Ground », nous entrons au cœur de la musique baroque anglaise du XVIIᵉ siècle.

Cette pièce repose sur un ground bass, une basse obstinée répétée inlassablement, sur laquelle se développent de nombreuses variations ou divisions. Inspirée de la tradition italienne, cette forme permet au musicien de faire preuve d’une grande virtuosité tout en conservant la structure régulière de la basse.

Très appréciée des interprètes de flûte à bec, cette œuvre offre un magnifique dialogue entre la ligne mélodique, riche en ornements et en variations, et la basse à cordes, qui maintient le fil conducteur de l’ensemble.

Pour cet enregistrement, j’ai choisi de faire entendre cette musique dans une formation simple et intimiste : flûte à bec et basse à cordes, afin de mettre en valeur toute la finesse, l’élégance et l’inventivité de ces variations baroques.

🎵 Une petite plongée musicale dans l’Angleterre du XVIIᵉ siècle, où une basse obstinée devient le terrain de jeu d’une flûte à bec pleine d’imagination !


samedi 29 août 2026

Qui porte la culotte ?

 

Oups ! 
  

😂 Cette carte postale ancienne est un véritable petit théâtre conjugal ! La légende imprimée, « Le Mari doit respect et obéissance à sa Femme ! », laisse surtout imaginer que monsieur a oublié ce principe fondamental… et que madame se charge de lui rafraîchir la mémoire avec une énergie remarquable !  

 

« QUI PORTE LA CULOTTE ? »

Couplet 1
Monsieur rentra fort tard hier soir,
Sans prévenir, sans dire pourquoi,
Il prétendait n’avoir rien fait,
Mais son épouse en savait assez !
Elle regarda son grand chapeau,
Puis ses souliers et son manteau :
« Mon cher mari, viens donc par ici,
Nous allons parler de tout ceci ! »

Refrain
Qui porte la culotte ?
Qui commande à la maison ?
Quand Monsieur fait des fautes,
Madame donne la leçon !
Respect et obéissance,
C’est écrit sur la pancarte !
Et quand il faut rappeler la danse,
Madame connaît la méthode… et ça repart !

Couplet 2
Avait-il oublié l’anniversaire ?
Dépensé l’argent de la ménagère ?
Ou bien, crime beaucoup plus grand,
Avait-il dit : « Je fais ce que je veux ! » ?
Madame n’a pas perdu son temps,
Elle lui répondit très calmement :
« Puisque tu veux être le patron,
Nous allons régler cette question ! »

Refrain
Qui porte la culotte ?
Qui commande à la maison ?
Quand Monsieur fait des fautes,
Madame donne la leçon !
Respect et obéissance,
C’est écrit sur la pancarte !
Et quand il faut rappeler la danse,
Madame connaît la méthode… et ça repart !

Petit final parlé
Monsieur : « Mais enfin, ma femme, qu’ai-je donc fait ?! »
Madame : « Tu le sauras quand tu ne le feras plus ! » 😄
Monsieur : « Oui, ma chère… »
Madame : « Voilà ! Tu progresses ! »

Dernier refrain
**Qui porte la culotte ?
La question n’se pose même pas !
Monsieur baisse vite la tête,
Quand Madame lève le bras !
Respect et obéissance,
Voilà la règle du foyer !
Et pour éviter les remontrances…
Monsieur ferait mieux d’obéir ! 🎶

©dboissy (2026)

 


 

jeudi 27 août 2026

La maison fatale

 

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🏚️ « La maison fatale » : un étrange fait divers à Villeperrot, dans l’Yonne

À la fin de l’hiver 1892, deux journaux, La Gazette de France et La Nouvelle Bourgogne, rapportent une succession de décès pour le moins troublante : trois gardes-champêtres seraient morts subitement dans le logement qui leur était attribué par la commune. Le titre choisi par la presse résume à lui seul l'impression produite par cette série noire : « La maison fatale ».

 

La Gazette de France, 27 févr. 1892


Nouvelle Bourgogne, 3 mars 1892


Villeperrot, Yonne, 1891-1892.
Il est des faits divers qui, plus d’un siècle après leur publication, conservent une étrange atmosphère. Celui-ci se déroule dans une petite commune de l’Yonne, Villeperrot, qui ne compte alors que 139 habitants au recensement de 1891.

Trois hommes, trois décès

Les recherches effectuées dans les registres d’état civil numérisés de Villeperrot permettent aujourd’hui de mettre des noms et des dates sur cette mystérieuse série.

Le premier est Hippolyte Louis Pouillé, garde-champêtre, âgé de 70 ans. Son décès est enregistré le 29 juillet 1891. L'acte indique qu'il demeurait à Villeperrot et qu'il est décédé à son domicile.

Le deuxième est Alexandre Séraphin Massé, garde-champêtre âgé de 26 ans. Il meurt le 25 décembre 1891, en pleine période de Noël. L'acte précise qu'il était le fils d'Edmé Massé, vigneron, et qu'il est décédé à Villeperrot, au domicile de son père.

Le troisième est justement Edmé Massé, âgé de 63 ans, vigneron et père d'Alexandre. Son décès est enregistré le 24 février 1892, lui aussi à son domicile de Villeperrot.

La presse donne, quant à elle, une cause différente pour chacun des trois décès. Le premier aurait succombé à une attaque d'apoplexie ; le deuxième à la rupture d'un anévrisme, alors qu'il lisait son journal près de son feu ; le troisième aurait été retrouvé inanimé, les jambes dans la cheminée, en partie carbonisées, victime selon le journal d'une congestion pulmonaire.

Une curieuse série noire

C'est cette accumulation qui frappe les contemporains.

Trois hommes meurent successivement dans un même environnement communal, et deux d'entre eux appartiennent à la même famille. La presse s'empare naturellement de cette étrange succession et s'interroge déjà sur l'avenir : trouvera-t-on un quatrième garde-champêtre qui acceptera de prendre possession du logement communal ?

La formule du journaliste est révélatrice :
« On doute qu'un quatrième garde champêtre consente à accepter le logement de la commune. »

On imagine sans peine l'effet produit dans un petit village de 139 habitants : le logement attribué au représentant de l'autorité locale pouvait difficilement échapper aux conversations, aux suppositions et aux inquiétudes.

Une précision apportée par les registres

Un détail mérite cependant d'être relevé.

Les articles de presse parlent de « cinq mois » pour cette succession de trois décès.
Or les actes d'état civil retrouvés donnent une chronologie légèrement différente :

  • 29 juillet 1891 : Hippolyte Louis Pouillé ;

  • 25 décembre 1891 : Alexandre Séraphin Massé ;

  • 24 février 1892 : Edmé Massé.

Entre le premier et le dernier décès, il s'est donc écoulé près de sept mois.

Il faut sans doute voir dans les « cinq mois » de la presse une approximation journalistique, ou une information fondée sur une chronologie alors imparfaitement connue.

La maison était-elle réellement « fatale » ?

C'est ici que le mystère commence… et qu'il faut aussi savoir s'arrêter.

Les documents retrouvés établissent bien la succession des décès et le fait que les hommes concernés étaient domiciliés à Villeperrot. La presse affirme que les trois gardes-champêtres sont morts dans le logement communal qui leur était affecté.
Mais aucun élément retrouvé ne permet d'établir que le logement lui-même était responsable de ces décès.

Les causes rapportées sont d'ailleurs très différentes : apoplexie, rupture d'anévrisme et congestion pulmonaire. Le troisième décès présente même des circonstances particulièrement dramatiques avec la découverte du corps près du foyer.

Il n'y a donc, dans les documents actuellement retrouvés, ni malédiction, ni empoisonnement, ni mystérieuse maladie commune. Seulement une succession de morts brutales dans un petit village, suffisamment rapprochées et inhabituelles pour inspirer à la presse un titre spectaculaire : « La maison fatale ».

Et derrière le fait divers se dessinent trois destins aujourd'hui presque oubliés : ceux d'Hippolyte Pouillé, d'Alexandre Massé et de son père Edmé Massé, trois habitants de Villeperrot dont les noms ont ressurgi des registres plus de 130 ans après leur disparition.

Une étrange page de l'histoire locale, où les écritures soigneuses du registre d'état civil viennent aujourd'hui éclairer, avec beaucoup plus de précision, le récit quelque peu sensationnel des journaux de 1892.


mardi 25 août 2026

Le Naufrage de La Bourgogne

 


 

Le Naufrage de La Bourgogne, une chanson tragique de 1898 ⚓🎶

Le 4 juillet 1898, le paquebot La Bourgogne sombra dans l’Atlantique après une collision, faisant de nombreuses victimes. Comme souvent à cette époque, le drame inspira rapidement des chansons d’actualité destinées à raconter l’événement et à rendre hommage aux disparus.

 

La Cocarde, 10 juillet 1898

 

« Le Naufrage de La Bourgogne », sur des paroles de Georges Poivilliers et une musique de Georges Baucher, est une poignante complainte publiée en 1898. Les couplets, interprétés lentement et avec gravité, relatent le naufrage et l’angoisse des passagers. Le refrain, indiqué « Valse modérée », apporte un étonnant contraste : une mélodie de valse mélancolique qui évoque le souvenir des victimes.

Plus qu’une simple chanson, cette partition témoigne d’une époque où la chanson populaire était aussi un véritable journal musical de l’actualité. Plus d’un siècle après, elle nous permet de faire revivre, le temps d’une mélodie, la mémoire de cette tragédie maritime.

🎵 Paroles : Georges Poivilliers
🎼 Musique : Georges Baucher
📜 Publication : 1898

 

Source : Wikimedia Commons


 

Chanson revisitée en 2026
 

 

Le Havre - Le Monument des Naufragés de "La Bourgogne"

lundi 24 août 2026

Le mystère de Césarine Lançon… ou Lanson ?

 


 

🕵️‍♂️ Le mystère de Césarine Lançon… ou Lanson ?

En juin 1892, à Suresnes, le garde champêtre surprend une femme en train de voler des légumes dans un champ. Conduite au commissariat de Puteaux, elle déclare s'appeler Césarine Lançon et affirme être la fille d'un général de division portant ce nom, aujourd'hui décédé.

La presse raconte cette étonnante histoire… 

 

Le Petit Parisien, 30 juin 1892

 

Le Petit Moniteur Universel, 2 juil. 1892

mais l'enquête réserve une nouvelle surprise !

Dans les archives judiciaires de Paris, une Césarine apparaît bien dans les rôles du tribunal correctionnel de 1892, pour un vol de récoltes, sous le n° de greffe 27 290. Mais le registre porte cette fois le nom de « Lanson Césarine », sans cédille.

 


 

Alors, qui était-elle réellement ?

Une fille de général tombée dans la misère ? Une Césarine Lanson utilisant un nom proche ? Ou une identité plus mystérieuse encore ?

Cette femme, surprise à voler quelques légumes dans un champ de Suresnes, avait-elle imaginé une prestigieuse ascendance militaire pour expliquer sa déchéance et susciter la compassion ?

 Plus de 130 ans après, le garde champêtre a peut-être arrêté une voleuse… mais il nous a surtout laissé une énigme ! 🔎

📜 L'enquête continue dans les archives judiciaires, à la recherche du véritable état civil de Césarine et de ce mystérieux général Lançon.

 

Le détective finira bien par trouver... 

🕵️‍♂️

 

dimanche 23 août 2026

La Jouvence de l'abbé Raton

 


Le Crapouillot, 1 octobre 1919

 

LA JOUVENCE DE L'ABBÉ RATON 

INTRO - PARLÉ (Le bonimenteur)

Approchez, Mesdames et Messieurs !

Voici le remède souverain
contre les rides, les soucis
et surtout... le retour d'âge !

La Jouvence de l'abbé Raton !


COUPLET 1

Dans sa boutique mystérieuse,
L'abbé Raton faisait merveille,
Avec sa potion merveilleuse
Qui promettait jeunesse et soleil !

Elle guérissait, disait l'annonce,
La grippe, les rhumatismes, les chagrins,
Et pour retrouver sa jeunesse,
Il suffisait d'en prendre un peu chaque matin !

REFRAIN

🎶 La Jouvence de l'abbé Raton,
Le merveilleux remède en flacon !
Elle chasse les soucis,
Elle rend les vieux ravis !

Elle promet vingt ans de plus,
Un teint frais et des joues roses...
On ne sait pas si ça rajeunit,
Mais ça fait rêver les gens ! 🎶


COUPLET 2

Une dame vint chez notre abbé :

« Mon bon père, je veux rajeunir !
Transformez-moi donc en beauté,
Je veux encore pouvoir séduire ! »

L'abbé répondit sans hésiter :

« Prenez vingt jours de ma potion ! »

Elle revint pour le remercier...

Mais son miroir disait non !

REFRAIN

🎶 La Jouvence de l'abbé Raton,
Le merveilleux remède en flacon !
Elle promet vingt ans de plus,
Des printemps jamais perdus !

Pour les dames et les messieurs,
Pour les vieux et les vieilles,
Elle ne fait peut-être pas de miracles...

Mais elle fait marcher le commerce !


COUPLET 3

Un monsieur demanda finalement :

« Père Raton, dites-moi franchement,
Votre potion rajeunit-elle vraiment ? »

L'abbé répondit très doucement :

« Mon cher monsieur, certainement !
Prenez-en donc pendant vingt jours... »

« Et puis après ? »

« Après vingt jours...

Vous aurez toujours le même âge,
mais beaucoup moins d'argent !
»


REFRAIN FINAL

La Jouvence de l'abbé Raton,
Le fameux miracle en flacon !
Elle promet jeunesse et beauté,
Et fait courir toute la société !

Mais si vous cherchez vos vingt ans,
Ne cherchez pas chez l'apothicaire...

Cherchez-les dans vos souvenirs,
C'est beaucoup moins cher !

OUTRO - PARLÉ (Le bonimenteur)

La Jouvence de l'abbé Raton !

Pour rajeunir...

Il fallait surtout y croire !

©dboissy (2026)



samedi 22 août 2026

Le Roi fait du Rap !

 


 

Le Roi fait du Rap ! 🔥 

Intro parlé
Yo !
Ici le Royaume de Manéhouarnie !
Rangez les clavecins !
Écartez les violons !
Sa Majesté change de tempo !
Le Roi va rapper !

Couplet 1
J’ai joué du baroque dans les palais,
Des menuets, des gavottes, des airs bien réglés,
À la flûte à bec, j’ai fait danser les courtisans,
Mais aujourd’hui, je change de courant !

J’ai la couronne, le sceptre et le trône,
Mais dans ma tête, ça fait boum-boum-boum !
On m’attendait en perruque avec Lully,
Me voilà rappeur royal, me voici !

Refrain

Le Roi fait du rap ! Rap ! Rap !
La cour en reste bouche bée !
Le Roi fait du rap ! Rap ! Rap !
Même le clavecin veut danser !
Baroque le matin, rap le soir,
Sa Majesté vient secouer le pouvoir !
Le Roi fait du rap ! Rap ! Rap !
En Manéhouarnie on monte le son !

Couplet 2
J’ai mon alto, mon ténor, mon soprano,
Trois flûtes dans le carrosse, quel drôle de convoi !
Je peux jouer des sarabandes avec distinction,
Puis partir sur un rythme avec conviction !

J’ai connu les fanfares, les tambours, les cérémonies,
Mais maintenant, mes amis, écoutez bien ceci :
Main droite : salut royal !
Main gauche : contrôle du tempo !
Petit pas à gauche…
Petit pas à droite…
Attention à la couronne !

Refrain
Le Roi fait du rap ! Rap ! Rap !
La cour en reste bouche bée !
Le Roi fait du rap ! Rap ! Rap !
Même les violes sont déchaînées !
Baroque le matin, rap le soir,
Sa Majesté vient secouer le pouvoir !

Dernier couplet
Alors poussez les chaises, ouvrez le grand bal,
Voici le rappeur royal, phénomène musical !
De la cour de Louis
XIV jusqu’au rythme diabolique,
En Manéhouarnie, on invente le baroque-rap monarchique !

Pont parlé
On disait :
« Un roi doit rester sérieux ! »
Erreur !
Un roi peut jouer de la flûte…
Un roi peut rapper…
Un roi peut faire les deux !

Dernier refrain

Le Roi fait du rap ! Rap ! Rap !
Vive le rythme royal !
Le Roi fait du rap ! Rap ! Rap !
Du palais jusqu'au bal !
Flûte ! Couronne ! Micro !
🎶 👑 🎤
Et… Débit royal !

Outro
Le Roi fait du Rap !
Vive Sa Majesté !

 

⚜️ ©royaumedemanehouarnie (2026)

 


vendredi 21 août 2026

Le garde champêtre aux 25, 28… ou 32 enfants !

 


👮‍♂️ Le garde champêtre aux 25, 28… ou 32 enfants !

À Saint-Crépin, en Charente-Maritime, Gabriel Laroche (1823-1917) ne fut pas un garde champêtre tout à fait comme les autres.

Sa carrière dans la profession fut déjà exceptionnelle : nommé officiellement garde champêtre par arrêté préfectoral en 1879, il exerçait en réalité ses fonctions dans la commune depuis 1857... Il allait ainsi rester attaché à la surveillance des chemins et des campagnes de Saint-Crépin pendant près de soixante années, devenant, selon la presse, l'un des doyens de la profession.

Mais Gabriel Laroche détenait un autre record, beaucoup plus familial celui-là !

En 1913, alors qu'il était âgé de 90 ans, la presse rapporte qu'il avait eu 25 enfants, dont neuf étaient encore vivants.

Et lorsque le vieux garde champêtre disparaît en 1917, à l'âge de 93 ans, le chiffre passe cette fois à 28 enfants !

Alors… 25 ou 28 ?

C'est précisément là que l'enquête généalogique devient passionnante. 🧐

👨‍👩‍👧‍👦 Et les fameux 32 enfants ?

Une coupure de L'Union nationale du 23 janvier 1902 apporte un élément particulièrement intéressant.

À l'occasion du tirage au sort des conscrits, un jeune homme nommé Laroche, originaire de Saint-Crépin, présente une réclamation assez inhabituelle.

Le journaliste explique qu'il est « le plus jeune de trente-deux enfants, dont douze sont encore vivants ».

Il précise également que son père est garde champêtre de la commune depuis près de trente ans et que sa mère est morte depuis quelques années.

Ces détails permettent de comprendre que le jeune conscrit est bien l'un des fils de Gabriel Laroche et que les trente-deux enfants évoqués sont donc les enfants du couple Gabriel Laroche et Marie Chagneau.

La mention de la mère, décédée « il y a peu d'années », prend d'ailleurs tout son sens puisque Marie Chagneau est décédée en 1899.

Nous tenons donc là une pièce particulièrement précieuse du puzzle familial !

😲 32 enfants… vraiment ?

Si l'article de 1902 dit vrai, le couple formé par Gabriel Laroche et Marie Chagneau, mariés en 1852, aurait donc eu 32 enfants, dont douze étaient encore vivants en 1902.

La presse de 1913 parle pourtant de 25 enfants, puis celle de 1917 de 28.

Erreur de journaliste ? Oubli de certains enfants décédés en bas âge ? Confusion dans les décomptes ? Ou simplement des chiffres établis à des moments différents à partir de renseignements familiaux ?

Pour l'instant, impossible de trancher définitivement.

Une chose est cependant certaine : la famille Laroche-Chagneau fut très nombreuse, au point que les journaux eux-mêmes semblent avoir eu quelques difficultés à tenir les comptes !

Et lorsque l'on découvre que Marie Chagneau est décrite par la presse comme une femme « d'une rare fécondité », l'expression prend ici une dimension assez vertigineuse !

📜 L'enquête continue…

Le généalogiste que je suis a donc désormais une mission bien précise :

retrouver chacun des enfants du couple Gabriel Laroche et Marie Chagneau, naissance après naissance, et établir enfin le chiffre exact.

Les registres d'état civil devraient permettre de retrouver les naissances, mais aussi de vérifier les décès des enfants en bas âge et de comprendre pourquoi les chiffres publiés par la presse varient autant.

Alors, au bout du compte, combien furent-ils ?

25 ? 28 ? 32 ?

Pour l'instant, le garde champêtre de Saint-Crépin reste officiellement détenteur d'un bien étrange record… avec un compteur familial qui semble avoir échappé aux journalistes !

Une chose est sûre : après avoir surveillé les campagnes de Saint-Crépin pendant près de 60 ans, Gabriel Laroche avait probablement une excellente connaissance de la population locale… à commencer par la sienne ! 😄

🔎 Affaire Laroche : enquête généalogique en cours…

Le verdict définitif appartiendra aux registres. 📜👶👶👶

Sources : coupures de presse (Les Tablette des Deux-Charentes 26 mars 1879, L'Union Nationale 23 janvier 1902, L'Éclair 21 août 1913, Le XIXème siècle 22 août 1913, L'Écho Rochelais 7 février 1917),  actes d'État-Civil.



mercredi 19 août 2026

Tragique méprise

 


 

Le mystérieux père Boratte : quand une pile Wonder devient une affaire de survie !

« Tragique méprise » : voilà un titre qui ne manque pas de piquant pour une affaire qui, heureusement, se termina mieux qu’elle n’avait commencé.

Dans les journaux de décembre 1950 apparaît à plusieurs reprises un curieux personnage répondant au nom de père Boratte. Mais qui était donc cet homme dont la mésaventure allait faire les frais de la rubrique des faits divers ?

Les informations dont nous disposons sont encore bien maigres. La presse nous apprend toutefois qu'il était présenté, selon les journaux, comme « le doyen des braconniers » ou comme « le doyen des tambours de ville ». Deux activités qui donnent déjà au personnage une certaine allure !

Était-il véritablement braconnier ? Tambour de ville ? Peut-être les deux ? Voilà déjà de quoi faire travailler notre imagination... et surtout notre enquêteur en herbe.

Une armoire, une poudre mystérieuse et une terrible confusion

L'affaire commence dans l'obscurité de son armoire.

Le père Boratte, en fouillant parmi ses affaires, aurait confondu de la mort-aux-rats avec une poudre médicinale. Une confusion pour le moins fâcheuse, surtout lorsque l'on sait que les deux produits n'avaient évidemment pas vocation à se retrouver dans le même rayon !

Victime de cette méprise, il fut transporté à l'hôpital.

Mais l'histoire prit alors une tournure encore plus rocambolesque.

Une première information publiée dans la presse annonça que le père Boratte s'était suicidé.

Erreur !

L'homme n'était pas mort. Et surtout, il ne s'était nullement suicidé.

Les journaux rectifièrent donc leur information quelques jours plus tard, en expliquant que le malheureux avait simplement confondu, dans l'obscurité de son armoire, la mort-aux-rats avec une poudre médicinale.

Et la fameuse promesse du boîtier Wonder ?

C'est ici que cette histoire devient presque publicitaire.

À sa sortie de l'hôpital, le père Boratte aurait déclaré qu'il allait acheter un boîtier Wonder.

Pourquoi ?

Tout simplement pour éviter, semble-t-il, de renouveler l'expérience !

La publicité Wonder fournie avec cette histoire prend alors une saveur toute particulière. Elle proclame fièrement :

« La pile Wonder ne s'use que si l'on s'en sert ! »

Dans le cas du père Boratte, on pourrait presque détourner le slogan :

« La poudre médicinale ne doit pas être confondue avec la mort-aux-rats, surtout quand on fouille dans le noir ! »

Et l'on imagine volontiers notre homme, de retour chez lui, installant soigneusement une pile Wonder dans une lampe de poche flambant neuve, histoire que sa prochaine exploration d'armoire se fasse avec davantage de lumière !

Mais qui était réellement le père Boratte ?

C'est là que commence notre véritable enquête.

Les trois coupures de presse que nous avons retrouvées, datées de décembre 1950, ne nous livrent malheureusement que quelques indices.

Selon les versions, il est question du « père Boratte », du « doyen des braconniers » et du « doyen des tambours de ville ».

La localisation mentionnée est Avallon, ce qui fournit une première piste sérieuse pour tenter de retrouver son identité dans les archives de l'Yonne.

Mais pour l'instant, le personnage reste mystérieux.

Quel était son prénom ?

Quel âge avait-il réellement ?

Depuis combien de temps exerçait-il ses activités de tambour de ville ou de braconnier ?

Était-il connu dans toute la région ?

Et surtout... pourquoi cette étrange confusion entre une poudre médicinale et de la mort-aux-rats ?

Sherlock Holmes, à vous de jouer !

Il ne manque finalement qu'une loupe, une casquette à carreaux et quelques vieux registres pour transformer cette petite anecdote de presse en véritable enquête historique.

Le père Boratte a bel et bien existé.

Les journaux de 1950 nous en donnent la trace, mais son identité demeure pour l'instant dans la pénombre... exactement là où, justement, notre homme avait commis sa fameuse méprise.

Il nous reste donc à allumer la lumière !

Peut-être qu'un recensement, un registre d'état civil, un journal local ou quelque archive municipale permettra un jour de retrouver ce mystérieux père Boratte d'Avallon et de reconstituer son histoire.

En attendant, une chose est certaine : après son passage à l'hôpital, il avait compris une règle élémentaire...

Pour fouiller dans une armoire, mieux vaut avoir une bonne lumière !

Et, si l'on en croit la publicité de l'époque, une bonne vieille pile Wonder pouvait justement rendre ce précieux service.

Affaire Boratte : dossier toujours ouvert. 🔎🔋

Sources : coupures de presse (La Bourgogne Républicaine, l'Aube, La Croix, Le Semeur de décembre 1950 et publicité ancienne Wonder) communiquées pour cette enquête. L'identité précise du père Boratte reste à établir.