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| Le Petit Parisien, 21 mai 1906 |
Les araignées aiment-elles la
musique ?
Voilà une question qui pouvait paraître
bien étrange au début du XXe siècle. Pourtant, le Petit
Parisien du 21 mai 1906 consacrait un article à cette curieuse
question, relatant les expériences d'un certain M. Lécailleau.
Selon lui, les araignées semblaient réagir à certains sons
produits par la flûte, le piano ou le violon.
Plus
d'un siècle plus tard, la science est venue apporter une nuance
intéressante à cette étonnante histoire. Les araignées sont en
effet particulièrement sensibles aux vibrations, notamment celles
qui parcourent leur toile. Certaines espèces sont même capables de
percevoir des sons aériens.
Mais
l'araignée n'a pas seulement intéressé les savants : elle
a également inspiré les musiciens !
En
1913, Albert Roussel créait Le Festin de l'araignée,
ballet-pantomime inspiré des observations de l'entomologiste
Jean-Henri Fabre. On y trouve notamment une savoureuse «
Joie de l'Araignée – Danse de l'Araignée ».
Et
Roussel n'est pas le seul à avoir fait entrer notre petite
tisserande dans le monde musical. Marcel Legay composa en 1910 une
Chanson de l'Araignée, tandis que Jean Absil, Claude
Arrieu, puis plus récemment Isabelle Aboulker lui consacrèrent
également des œuvres.
Alors,
l'araignée est-elle mélomane ? Rien ne permet de l'affirmer ! Mais
une chose est certaine : elle possède une toile qui, à sa
manière, est déjà un étonnant instrument de musique.
🕷️🎼
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| Photo : Dominik |
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