vendredi 12 juillet 2024

Mabel Langton, Tambour-Major

 

Mabel LANGTON en 1930 - Wide World Photos -The New-York Times


Petites victoires féminines

La jeune Mabel LANGTON, âgée de 17 printemps, détient le titre inattendu de tambour-major d'une grande université californienne. Elle prend part à toutes les manifestations artistiques, à tous les défilés, à toutes les parades, vêtue de l'uniforme troyen qu'elle porte fort crânement (elle n'a point adopté, toutefois, la culotte) et complète très brillamment  et de façon tout à fait honorable, la troupe de 200 hommes qui composent le corps musical de l'université. Elle joue de cinq instruments et son talent est considéré comme égal à celui du meilleur tambour-major des Etats-Unis.

Source : The New-York Times

 

Le Grand écho du Nord de la France 01 décembre 1929
 

L'Egalité de Roubaix-Tourcoing 26.11.1930 

 
Le Populaire 07.12.1930


jeudi 11 juillet 2024

Pour me rendre à mon bureau

 

Pour me rendre à mon bureau est le titre d'une chanson de Jean Boyer de 1945. Les paroles et la musique sont de Jean Boyer. Interprète : Georges Tabet.

Pour me rendre à mon bureau, j'avais acheté une autoUne jolie traction avant qui filait comme le ventC'était en juillet 39, je me gonflais comme un bœufDans ma fierté de bourgeois d'avoir une voiture à moiMais vint septembre, et je pars pour la guerreHuit mois plus tard, en revenantRéquisition de ma onze chevaux légèreNein verboten provisoirement
 
Pour me rendre à mon bureau alors j'achète une motoUn joli vélomoteur faisant du quarante à l'heureÀ cheval sur mon teuf-teuf je me gonflais comme un bœufDans ma fierté de bourgeois de rentrer si vite chez moiElle ne consommait presque pas d'essenceMais presque pas, c'est encore tropVoilà qu'on me retire ma licenceJ'ai dû revendre ma moto
 
Pour me rendre à mon bureau alors j'achète un véloUn très joli tout nickelé avec une chaîne et deux clésMonté sur des pneus tout neufs je me gonflais comme un bœufDans ma fierté de bourgeois d'avoir un vélo à moiJ'en ai eu coup sur coup une douzaineOn me les volait périodiquementComme chacun d'eux valait le prix d'une CitroënJe fus ruiné très rapidement
 
Pour me rendre à mon bureau alors j'ai pris le métroÇa ne coûte pas très cher et il y fait chaud l'hiverAlma, Iéna et Marbœuf je me gonflais comme un bœufDans ma fierté de bourgeois de rentrer si vite chez moiHélas par économie de lumièreOn a fermé bien des stationsEt puis ce fut, ce fut la ligne toute entièreQu'on supprima sans rémission
 
Pour me rendre à mon bureau j'ai mis deux bons godillotsEt j'ai fait quatre fois par jour le trajet à pied aller-retourLes Tuileries, le Pont-Neuf je me gonflais comme un bœufFier de souffrir de mes cors pour un si joli décorHélas, bientôt, je n'aurai plus de godassesLe cordonnier ne ressemelle plusMais en homme prudent et perspicacePour l'avenir j'ai tout prévu
 
Je vais apprendre demain à me tenir sur les mainsJ'irai pas très vite bien sûr mais je n'userai plus de chaussuresJe verrai le monde de bas en haut c'est peut-être plus rigoloJe n'y perdrai rien par surcroîtIl est pas drôle à l'endroit

 

Chanté par Georges Tabet


Une interprétation flûte à bec ténor et piano


 
 
 

lundi 1 juillet 2024

 

 

"L'entrée des sacrificateurs et des combattants" est une pièce musicale composée par Jean-Baptiste Lully pour son opéra "Thésée". Jean-Baptiste Lully était un compositeur franco-italien du XVIIe siècle, célèbre pour avoir développé le genre de l'opéra en France.

Voici quelques informations sur cette marche spécifique :

  1. Contexte et œuvre :

    • "Thésée" est un opéra en cinq actes composé par Lully sur un livret de Philippe Quinault. Il a été créé à Paris en janvier 1675 à l'Académie Royale de Musique.
    • L'opéra relate l'histoire mythologique de Thésée, le héros grec, et ses aventures, y compris son combat contre le Minotaure à Crète.
  2. La Marche des sacrificateurs et des combattants :

    • Cette marche fait partie de l'acte III de l'opéra "Thésée". Elle intervient lors d'un moment dramatique où Thésée, ayant vaincu le Minotaure, revient en Grèce et est célébré par les sacrificateurs et les combattants.
  3. Caractéristiques musicales :

    • Lully était célèbre pour son style d'opéra français qui incluait des danses et des airs spécifiques pour chaque acte et chaque scène.
    • La Marche des sacrificateurs et des combattants serait typiquement dans le style de la musique de cour française de l'époque, avec des rythmes majestueux et des mélodies solennelles.
  4. Héritage et impact :

    • L'opéra "Thésée" de Lully a été très bien accueilli à sa création et a contribué à établir le style de l'opéra français baroque.
    • Lully a été un pionnier dans l'utilisation de la musique pour renforcer le drame et l'expression émotionnelle dans le théâtre lyrique, influençant ainsi de nombreux compositeurs ultérieurs.

En résumé, la "Marche des sacrificateurs et des combattants" de Jean-Baptiste Lully est une pièce musicale significative dans son opéra "Thésée", illustrant son talent pour combiner musique et théâtre dans le contexte de l'opéra français du XVIIe siècle.

 

 

 

Une interprétation royale ⚜️
 

 

mercredi 12 juin 2024

Mon amie la rose

 


Mon amie la rose (Cécile Caulier - Jacques Lacome) - 1964

On est bien peu de choses et mon amie la rose me l'a dit ce matin.
"À l'aurore, je suis née, baptisée de rosée.
Je me suis épanouie, heureuse et amoureuse.
Au rayon du soleil, j'me suis fermée la nuit, me suis réveillée vieille.
Pourtant j'étais très belle, oui, j'étais la plus belle
Des fleurs de ton jardin."


On est bien peu de choses et mon amie la rose me l'a dit ce matin.
"Vois le dieu qui m'a faite m'a fait courber la tête
Et je sens que je tombe, et je sens que je tombe.
Mon cœur est presque nu, j'ai le pied dans la tombe, déjà je ne suis plus.
Tu m'admirais que hier et je serai poussière pour toujours demain."


On est bien peu de choses et mon amie la rose est morte ce matin.
La lune cette nuit, a veillé mon amie.
Moi en rêve j'ai vu, éblouissant les nuits.
Son âme qui dansait bien au-delà des nues et qui me souriait.
Croit celui qui peut croire.
Moi, j'ai besoin d'espoir sinon je ne suis rien
Ou bien si peu de choses, c'est mon amie la rose qui m'l'a dit hier matin.

 Cécile Caulier et la chanson "Mon amie la rose" sur ce lien : ina

 

Mon amie la rose – Françoise Hardy by Dominique Boissy

 

 

Une interprétation flûte à bec ténor et piano
 

samedi 8 juin 2024

l'harmoniumiste

 

harmoniumiste
 

Après avoir demandé à l’IA Copilot de me générer l’image d’une jeune femme jouant de l’harmonium dans une chapelle, voici la réalisation proposée :

  • L’harmonium : L’image représente un harmonium, un instrument de musique à clavier et à soufflet. L’harmonium est placé dans la chapelle.

  • L’harmoniumiste : La personne assise devant l’harmonium - On ne voit que son dos, mais on peut imaginer qu’elle est concentrée sur la musique.

  • La chapelle : L’environnement est une chapelle, avec des éléments décoratifs tels que des rideaux, un lustre et des tableaux encadrés au mur.

L’illustration a un aspect vintage et semble provenir d’une époque où l’harmonium était un instrument populaire dans les églises et les lieux de culte. C’est une belle représentation de la musique et de la spiritualité réunies.

 


Abbé Goupil

 

L'Abbé Goupil
 

GOUPIL (Mgr François-Isidore), né à Saint-Calais (Sarthe) le 4 janvier 1832, chanoine de Lorette, compositeur de musique, dessinateur, écrivain et prédicateur, curé de Chambray, près Tours.

Adresse : Chambray, par Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire)

Le père de Mgr Goupil, professeur au collège de Saint-Calais,organiste à la paroisse et chef de musique, vint s'établir à Tours en 1834. Sa mère née Honorée Combes, fut peintre à l'huile et en miniature, et professeur de dessin. L'honorable famille de M. l'abbé Goupil se compose de professeurs, artistes, médecins, ecclésiastiques. Une de ses tantes, Mme Aimée Combes, tint un réputé pensionnat de jeunes filles à Tours pendant quarante trois ans; ce pensionnat dut continué pendant douze ans par sa soeur, Maria Goupil. Son oncle, André Combes fut de même chef d'institution trente huit ans dans la même ville.

Avec de tels exemples dans sa famille, on ne s'étonnera pas de savoir que l'abbé Goupil possède le goût des Lettres, des Arts et des Sciences. La philosophie, la science ecclésiastique, les beaux-arts ont tour à tour occupé son esprit facile et pénétrant et lui ont pris tous ses loisirs.

Un grave défaut de langage paralysa les études d'Isidore Goupil jusqu'à l'âge de vingt ans. En 1852, ce défaut disparu miraculeusement.

Le jeune homme, qui avait reçu les ordres mineurs, se décida à quitter le séminaire pour revoir ses humanités et éprouver sa vocation. Après une année de professorat, qui fut pour lui très fructueuse, il fut appelé auprès de Mgr Dufêtre, l'ami de la famille.

Cet évêque, puissant en oeuvre et en parole, voua une amitié toute paternelle à l'abbé Goupil. Il ne nomma professeur au petit séminaire de Nevers, en fit son prosecrétaire, lui donna les Ordres majeurs, voulut qu'il célébrât sa première messe en sa présence dans son oratoire et célébra sa noce sacerdotale avec sa famille à sa table épiscopale.

A la mort si prématurée et si regrettable de ce grand évêque, survenue en novembre 1860, après vingt ans de vicariat général à Tours et quinze ans d'épiscopat à Nevers, l'abbé Goupil se retira en Bretagne. Mais il ne tarda pas à quitter cette province pour devenir maître de chapelle au Mans et, deux ans plus tard, fonder l'institution Notre-Dame des Victoires à Clamart, y former un orphéon et y faire des cours gratuits aux ouvriers.

L'abbé Goupil avait toujours eu la passion de la musique et de la composition. En 1850, alors qu'il n'était encore qu' élève de seconde, il composait son premier Cantique à la Sainte Vierge, qui eu l'honneur d'être chanté à la cathédrale. Depuis cette époque, il a écrit et publié plus de 1200 pages de musique, dont les premiers cahiers, les Echos du Sanctuaire, ont atteint leur dix-neuvième édition.

Les oeuvres de l'abbé Goupil peuvent se diviser en trois classes. Ce sont d'abord les oeuvres de jeunesse, compositions faciles pour les jeunes organistes ; puis les oeuvres plus sérieuses, telles que Symphonies Religieuses, Pastorales, Messe de Noël, dont le succès est immense, Messe d'orphéon, Messe de patronage, Messe de Pâques, Messe de la Vierge, appelée à un grand succès.

Mais ses plus brillantes oeuvres, qualifiées de magistrales, sont la Messe solennelle de Saint-Martin, qui fut chantée dans toutes les églises de Tours; la Messe solennelle de Notre-Dame et celle de Sainte-Cécile, il faut citer encore quatre oratorios remarquables : Daniel, l'Enfant prodigue, l'Ange gardien et David.

Ces oeuvres de valeur ont mérité à l'auteur : une palme d'argent au centenaire de Lamartine, une médaille d'honneur au Trocadéro lors de l'Exposition de 1889, deux médailles d'or à l'Académie littéraire et musicale, un prix spécial à l'Académie normande, une médaille de première classe à l'Académie du Maine, puis le titre de membre d'honneur de plusieurs Académies et, primant le tout, la croix de S.S. le pape Léon XIII.

L'abbé Goupil est aussi un poète délicat; il a écrit et publié des sonnets assez nombreux, une élégie touchante, deux poésies descriptives de la Touraine, le tour de l'Europe et une poésie patriotique qui parut sans signature dans plusieurs journaux.

Il a écrit des pages philosophiques et morales sur l'amitié, sur le monde, sur la politesse, la science etc. L'orateur est à la hauteur de l'écrivain et du musicien. On cite de lui plusieurs discours et de charmantes allocutions de mariage.

Mgr Isidore Goupil a imaginé en 1857, les premiers cahiers de dessins modèles, et récemment, en 1892, une nouvelle notation musicale tangible pour les aveugles, qu'il envoya aux principaux instituts d'aveugles.

Son Traité d'harmonie, où il élucide les points difficultueux de l'harmonie, est fort estimé; et son Solfège populaire, ainsi que sa Méthode pratique à l'usage des fanfares, ont rendu de grands services aux jeunes gens.

Mgr Goupil est un travailleur acharné. Ses mérites lui ont valu la dignité de chanoine honoraire de Lorette, à laquelle souscrivit gracieusement pour le placet indispensable Son Em. Le regretté cardinal Meignan. Ce canonicat de premier ordre jouait de trois privilèges épiscopaux : la croix pectorale, le bougeoir et le canon de la messe, auxquels il faut ajouter les honneurs et insignes de la prélature : la cordelière violette du chapeau, la ceinture prélatice, les bas violets, le collaro violet et la soutane noire à boutons rouges (comme costume de ville).

Les armoiries de Mgr Goupil, en tant que chanoine de Lorette sont : d'azur, à la harpe d'or, accompagnée d'une étoile d'argent au canton senestre du chef; Le cimier : chapeau violet à trois glands.

Sources :  Dictionnaire biographique des membres du clergé catholique, publié sous la direction de M. Henry Carnoy 1903. (BnF Gallica)

Annuaire pontifical catholique, 01 janvier 1913 


 

Marche extraite des "petites compositions religieuses pour l'harmonium"

 

vendredi 7 juin 2024

Souffleries électiques ou hydrauliques pour orgues et harmoniums

 

Plus besoin de pomper ou de pédaler avec les souffleries de M. Ravinet (1878-1928), constructeur à Meudon (Seine et Oise) - Carte publicitaire (1927)

 


jeudi 6 juin 2024

Boire un petit coup... Suresnois



 

 

Boire un petit coup...

 


« Boire un petit coup » : une chanson intéressante pour son histoire juridique et pour le procès auquel elle a mené.

En 1947, le capitaine Félix Boyer revendique les droits de la chanson. Or, ses prétentions ont été rejetées lors d'un procès car il a été démontré que la chanson en question avait déjà été entendue en France dès 1906 et qu’on en avait même retrouvé avant le XIXe siècle, les paroles dans le folklore de la Louisiane et du Canada.

Source : France Musique

Issu d’une famille de musiciens, Félix Boyer (1890-1980) se forme au Conservatoire de Paris avec Xavier Leroux et Paul Fauchet et prend des cours de direction à la Schola Cantorum auprès de Vincent d’Indy. Il est l’auteur de la chanson Boire un petit coup c’est agréable (1910). Promu chef de musique en 1914 il prend part à l’ensemble du conflit et poursuit après guerre sa carrière militaire. Prisonnier en 1940 et libéré en 1941 il part à Alger. Chef de la Musique régionale des Chantiers de la Jeunesse d’Afrique du Nord française, puis de la musique du Gouvernement Provisoire de la République Française à Alger, il reprend en 1941 le Chant de la Division Marocaine créé en 1915. 

Source : Diam Diffusion 

 




 
 
 Piano - Réalisation avec MuseScore 4 : Dominik


 

mardi 28 mai 2024

Les tendres plaintes

 

Jean-Philippe Rameau

“Les Tendres Plaintes” est une pièce musicale pour clavecin composée par Jean-Philippe Rameau (1683-1764). Elle fait partie de sa Suite en ré majeur. Cette pièce est expressive et mélancolique, avec des nuances de tendresse et de plainte. 

 
Transcription pour alto et piano
 


Une adaptation pour la flûte à bec ténor et le piano


mercredi 22 mai 2024

La vie en rose

 

La Vie en rose est une chanson de l'auteure-interprète Édith Piaf, sur une musique de son pianiste-compositeur Louiguy. Elle l’enregistre le chez Columbia Records, avec l'orchestre de Guy Luypaerts, et dans le film Neuf Garçons, un cœur, de 1948.
 


 Edith Piaf - La vie en rose (Officiel) [Live Version]


La vie en rose - Louiguy by Dominique Boissy

 

 violoncelle et piano - réalisation avec MuseScore 4 : Dominik

 

mercredi 1 mai 2024

Danse de mai


A la Renaissance, dans les campagnes françaises, il était de coutume de s’offrir du muguet pour chasser les difficultés de l’hiver. Le 1er mai 1560, de passage dans la Drôme, le roi Charles IX se vit offrir un brin de muguet. Agréablement surpris, il décida de reprendre cette tradition à la cour l’année suivante en offrant aux dames de la cour un brin de muguet en guise de porte-bonheur et déclara : «Qu'il en soit fait ainsi chaque année !». La coutume était née. 

⚜️ Bon 1er mai ! 🙂

 

jeudi 4 avril 2024

La Moldau - Bedřich Smetana

 


4 avril 1875 : Création de La Moldau

The Moldau" par Bedrich Smetana


Mô vlast (« Mon pays », ou plus littéralement « Ma patrie ») est un ensemble de six poèmes symphoniques composés dans les années 1870 par le compositeur tchèque Bedich Smetana (1824-1884). Dans ces œuvres, Smetana a combiné la forme de poème symphonique lancée par Franz Liszt avec les idéaux de la musique nationaliste qui étaient actuels à la fin du XIXe siècle. Chaque poème représente un aspect de la campagne, de l'histoire ou des légendes de Bohême.

Le deuxième poème, « Vltava », également connu sous son nom allemand « Die Moldau » (« The Moldau » en anglais), a été composé en 1874. La pièce contient la mélodie la plus célèbre de Smetana.


🎹 Harmonium : Henri-Pierre 🎶 Flûte à bec : Dominik

 
Théme

 

Partition de la mélodie sur