AU BOIS DE BOULOGNE
Sur le lac de cristal, ce miroir du feuillage,
Un frêle esquif va, vient, laissant un long sillage
Et les cygnes nombreux au plumage d’argent
L’escortent de leurs cris tout en se rengorgeant...
Près du lac, des enfants à la mine superbe
S’amusant bruyamment à la course, au rondeau ;
D’autres capricieux s'en vont rouler dans l’herbe
Ou dessinent par terre en usant le râteau.
Caressé par la brise au parfum de verdure.
Le vieux poète songe, en ce site enchanteur,
Au destin cruel car : « Ici bas rien ne dure »
L’amour rêvé se tue en le frappant au cœur.
Source BnF Gallica : L'Émulation française 1er mars 1929
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