mardi 2 avril 2024

Les tribulations de l'abbé Clergeau

 

Harmonium Clergeau

L’abbé Jean Baptiste Germain Clergeau, curé de Villeblevin dans l’Yonne et chanoine honoraire de la cathédrale de Sens, ex-aumônier de M. de Châteaubriand, a mené une vie tourmentée au 19ème siècle. Voici quelques éléments à son sujet :


1. Origines et Formation :

L’abbé Clergeau est né le 29 mars 1805 à Auxerre, dans l’Yonne, en France. 

 

Acte de naissance
 

Il y a fait ses études ecclésiastiques, puis il a été placé à Sens. Il a mené une vie studieuse mûrie par la science et les saintes doctrines.

 

2. Carrière Religieuse :

A vingt deux ans, il a été ordonné prêtre. une dispense d'âge était nécessaire, il l'a obtenue. Sa vocation était sincère, quoique précoce. Sans ambition, il se trouvait après quinze années de sacerdoce, curé d'un petit village à Villeblevin où il exerçait une grande et heureuse influence. Aussi en 1948, Mgr l'archevêque de Sens l'appela-t-il dans une autre paroisse pour tâcher de ramener, par la fermeté et la douceur des esprits égarés. Après avoir rétabli le calme, il retourna à sa cure de village. (Le Droit 16 juin 1861)

 

Le Journal des faits, 19 octobre 1851


Journal des villes et des campagnes, 1er janvier 1852

Le 7 mars 1852, il a été nommé, chanoine honoraire de la cathédrale de Sens, par une décision de l'archevêque de ce diocèse, Mgr Mellon-Jolly.

 

Journal des villes et des campagnes, 21 avril 1852

En 1852, avec la permission de son archevêque, il est sorti de la manière la plus honorable de sa cure, pour venir s'installer à Paris et y exploiter le brevet d'un orgue transpositeur dont il a été l'inventeur.

 

Journal des villes et des campagnes, 2 juin 1845

 

Journal des villes et des campagnes 22 septembre 1845

La Voix nouvelle 1 janvier 1846 


Journal des villes et des campagnes, 26 juin 1846


La Gazette, 20 août 1853 


La Gazette, 29 août 1853 

 

3. Passion pour la Musique et l'Invention :

L’abbé Clergeau était un passionné de musique et un facteur d’orgues talentueux.

Son invention du “mécanisme musical transpositeur pour orgue ou piano” a eu un impact significatif sur la musique liturgique et la pratique de l’accompagnement dans les églises. Au milieu du XIXe siècle, il vendait et installait des petites orgues et des harmoniums. 

 

Journal des villes et des campagnes, 26 avril 1854


4. L'écrivain 

Une "étude historique et biographique de Chateaubriand" parue en 1860 par l'abbé Clergeau : "Chateaubriand, sa vie publique et intime, ses oeuvres" (Paris, Dufour, Mullat et Boulanger 1860)

 


Bulletin de la Société historique et archéologique de l'Orne, 1 janvier 1889 (1)

 
Bulletin de la Société historique et archéologique de l'Orne 1 janvier 1889 (2)


5. Chemin de fer, bagages des voyageurs

 

L'Union bourguignonne 21 février 1857


6. Affaires et Faillite : 

Outre son rôle religieux, il a fondé des sociétés et a été actif dans le domaine des affaires à Paris qui lui ont permis de s'enrichir. 

 

Le Droit, 28 décembre 1860

 

Par la suite, il a également été impliqué dans les affaires et condamné. Malheureusement, il a finalement fait face à la faillite. 

Les 1er, 8, 15 et 19 juin 1861, audiences au tribunal correctionnel de Paris (6ème Chambre), affaire du Sieur Clergeau (détenu), prévenu d'escroquerie, abus de confiance et habitude d'usure, avec les Sieurs Margaine et Boulanger (libres), prévenus de complicité. Il est condamné à 25.000 fr. d'amende, un mois d'emprisonnement et aux dépens.

 

Le Monde, 19 juin 1861

Le 19 octobre 1861, audience au tribunal de commerce pour la dissolution et la liquidation d'une société.

 

Le Siècle, 19 octobre1861

L'Aube, 29 août 1866


Album dolois, 2 septembre 1866


Le 5 avril 1867, ayant pris la fuite et absent à l'audience du tribunal correctionnel, il a été condamné par défaut pour banqueroute simple, escroquerie et abus de confiance à 5 ans de prison, dans les affaires qu'il dirigeait (Crédit des paroisses, banque des dépôts, caisse des bonnes oeuvres, Eaux de Calais) avec ses complices, les sieurs Margaine (son associé) et le sieur Faure dit de Mouginot, aussi impliqué.

 

Le Figaro, 8 avril 1867 


Le Constitutionnel, 19 mai 1867


La gazette des tribunaux, 6 juin 1867


La gazette des tribunaux 11 juin 1874


7. Décès :

L’abbé Clergeau est décédé le 7 janvier 1885 à Paris 6ème.

 

Acte de décès


Liens externes : 

Généalogie

Wiki Harmonium

  Brevet d'invention

Les orgues de l'abbé Clergeau

L'abbé Clergeau

Audiences des 8 et 15 juin 1861

Notice BnF


lundi 1 avril 2024

Quelques rois musiciens en France

 

 
En France, voici quelques rois passionnés par la musique jouant d'instruments. Voici quelques exemples : 
 
  1.  Louis XIII (1601-1643) : Louis XIII était un amateur de musique. Ainsi, il danse, chante d’une belle voix de basse, joue du luth et de la guitare et compose. Il était également un mécène des arts et a contribué au développement de la musique baroque en France.

     
  2. Louis XIV (1638-1715) : Louis XIV, également connu sous le nom de Roi-Soleil, était un grand amateur de danse et de musique. Il jouait de la guitare et aimait danser. Sa cour à Versailles était renommée pour ses spectacles musicaux somptueux.

     

  3. Dominik I (en vie) : Dominik 1er connu sous le pseudonyme de Dominik de Manéhouarnie est un passionné de musique qui joue de la flûte à bec et se présente comme le roi d'un petit royaume imaginaire. Il s’illustre dans ses vidéos sur sa chaîne YouTube. Il porte aussi un grand intérêt pour l’orgue.


    Ces rois ont contribué à l'épanouissement de la musique à leur époque, que ce soit en tant que praticiens ou mécènes, en favorisant le développement de la musique à la cour et en soutenant les musiciens et compositeurs de leur temps. 

       Si vous en connaissez d'autres, merci de le signaler ! 
 
 

samedi 30 mars 2024

Bonnes Fêtes de Pâques 2024

 

 

Dans le doux chant des cloches,

Pâques résonne en échos,

Joie et bonheur sur vos pas,

Que cette fête soit un éclat.

 

En notes légères, en harmonie,

Que vos cœurs dansent de vie,

Joyeuses Pâques, chers amis,

Sous le ciel azuré, infini.


Que les œufs soient colorés,

De moments doux à partager,

Ensemble, dans la mélodie,

Célébrons cette belle symphonie.

 

DB

 

mercredi 20 mars 2024

C'est le printemps !



 

Au printemps, douce symphonie s'éveille,

les bourgeons éclatent, la nature vermeille.

Dans l'air léger, la musique flotte, fluide,

Comme une douce mélodie, limpide.

 

La flûte murmure son chant enchanté,

Dans les champs verts, l'harmonie est portée.

Les notes dansent avec les brises légères,

Évoquant des rêves et des chimères.

 

Sous le ciel bleu, la vie reprend son souffle,

Les cœurs s'épanouissent, l'âme s'émoussant.

Le printemps chante sa mélodie éternelle,

Dans ce doux refrain, où l'amour étincelle.

 

 DB

mardi 5 mars 2024

Non, je ne regrette rien


Non, je ne regrette rien est une chanson composée en 1956 par Charles Dumont, sur des paroles de Michel Vaucaire. Elle est enregistrée pour la première fois par Édith Piaf le et sort en décembre.


Paroles

Non, rien de rienNon, je ne regrette rienNi le bien qu'on m'a faitNi le malTout ça m'est bien égalNon, rien de rien Non, je ne regrette rienC'est payé, balayé, oubliéJe me fous du passé
 
Avec mes souvenirs J'ai allumé le feuMes chagrins, mes plaisirsJe n'ai plus besoin d'euxBalayé les amours Avec leurs trémolosBalayé pour toujoursJe repars à zéro
 
Non, rien de rienNon, je ne regrette rienNi le bien qu'on m'a faitNi le malTout ça m'est bien égalNon, rien de rien Non, je ne regrette rienCar ma vieCar mes joiesAujourd'hui Ça commence avec toi

 


 

 

 flûte et piano - réalisation avec MuseScore 4 : Dominik


Le château dans le ciel

Studio Ghibli

 

 
Le château dans le ciel (1986) - Compositeur : Joe Hisaishi - Arrangeur : Pierre Anfray - 
Réalisation avec MuseScore 4 : Dominik


dimanche 25 février 2024

M. SIM, doyen des musiciens de France

 

Extrait de la revue Musica (02/1907)


Tous autres renseignements le concernant seront les bienvenus.

 

samedi 3 février 2024

Hymne de l'I.P.A.

 HYMNE DE L'INTERNATIONAL POLICE ASSOCIATION

Disque 45 tours sorti en 1969

L'Hymne de l'IPA a été créé en 1966 par les membres de l'IPA France, et est depuis resté l'hymne officiel de l'IPA. Les paroles ont été écrites en français par Pierre-Marie Guillemot et la musique a été composée par Alfred Couat. Les orchestrations ont été réalisées par la musique de la police nationale française sous la direction de son chef, Pierre Bigot. Le titre de l'hymne de l'IPA est « Servir par l'Amitié »

Couplet 1
Un flambeau d’amitié,
Au dessus des frontières,
Pour chaque policier
Rayonne comme un soleil, 
Et sur tous les pays, 
Se répand la lumière
Dans l’infini 
D’un même ciel.

Refrain
Au service du bien, 
Chevaliers de la Paix,
Rendons notre mission plus belle
Dans le coeur de chacun,
La devise éternelle
Sera : « Servir par l’amitié »

Couplet 2
Nous avons en commun 
L’amour de la justice
Et nous tendons la main
A tous ses défenseurs
Pour célébrer le nom
Et le grand sacrifice
De ceux qui sont 
Morts dans l’honneur

Refrain
Au service du bien, 
Chevaliers de la Paix,
Rendons notre mission plus belle
Dans le coeur de chacun,
La devise éternelle
Sera : « Servir par l’amitié »

Couplet 3
Gloire à tous nos amis
Que le devoir suprême
Trouve toujours unis,
Sans crainte du danger,
Servant au premier rang
Et s’exposant eux-mêmes
En protégeant 
la Liberté

Refrain final

Au service du bien, 
Chevaliers de la Paix,
Rendons notre mission plus belle
Dans le coeur de chacun,
La devise éternelle
Sera : « Servir par l’amitié »

 



Hymne de l'I.P.A. (musique)

Version chantée (avec orchestre)

Servir par l'amitié (partition) 








Version revisitée et chantée (2026)
 
 
 

Hymne de l'I.P.A. (Servir par l'Amitié) by Dominique Boissy

 

vendredi 2 février 2024

L'Union Musicale de la Préfecture de Police de Paris

C'est en 1919, à l'initiative du brigadier-secrétaire André Martin, qu'est créée sous une forme associative « l'Union musicale du 7e district », ancêtre de la Musique des Gardiens de la paix. À cette époque, les musiciens sont recrutés parmi les effectifs des commissariats du XVIIIe et du XIXe arrondissement. Il s'agit d'une soixantaine de musiciens occasionnels qui doivent répéter en dehors des heures de service, avec de très faibles moyens. Grâce à l'investissement personnel du brigadier Martin et l'appui des commissaires Challier et Metten, « l'Union musicale du 7e district » parvient très vite à gagner ses lettres de noblesse dans le monde de la musique, mais surtout au sein de son administration. À cet égard, le concert du 25 novembre 1923, offert aux familles des gardiens de la paix, constitue une étape capitale. En effet, ce jour-là, non seulement le Préfet de police honore le concert de sa présence, mais surtout quitte la salle tout à fait ravi par la qualité de la prestation. Ainsi en novembre 1923, l'Union musicale de la Préfecture de police est une formation reconnue. Néanmoins, une scission de l'harmonie intervient et débouche sur la création d'une nouvelle association dirigée par Jules Bleu puis Désiré Roussel : l'Union musicale et chorale de la Préfecture de police voit le jour en novembre 1925. C'est à la faveur du centenaire du corps des gardiens de la paix que le Préfet de police, Jean Chiappe, officialise le 31 mars 1929 l'Union musicale en l'intégrant à la Police municipale sous l'appellation de Musique des gardiens de la paix de Paris. En 1938, elle est dirigée par Félix Coulibeuf


Jules BLEU

 

La Musique des Gardiens de la Paix dirigée par Jules Bleu

 

Le Petit Parisien 23 février 1925


L'Egalité de Roubaix-Tourcoing 17 décembre 1930


1933

 
La Marseillaise - Direction Denis Roussel 
 
 
Le matin 11 mai 1938