Paroles et Musique de YON-LUG
Chantée par Paul Dutreux (1905)
La ballade des agents (Yon-Lug 1893)
Deux agents étant de service
Se baladaient nonchalamment
L’un s’appelait du doux nom d’Sulpice
L’autre Bastien tout simplement
Tout à coup entendant dans l’ombre
Crier : Au s’cours, à l’assassin
Les agents n’étant pas en nombre
S’cachèrent dans l’coin d’un magasin
Faut pas s’faire de bile
Pour garder la ville
Quand on peut risquer
De s’faire attaquer
Citoyens, la police veille,
Dormez bien sur chaque oreille
Les agents sont de braves gens
Qui s’baladent, qui s’baladent
Les agents sont de braves gens
Qui se baladent tout le temps
D’l’encoignure risquant une jambe
Bastien dit : On n’fait plus d’pétard
Tirons-nous ! mais ma gorge flambe
Il est bientôt deux heures moins l’quart
Oh ! un troquet qu’a d’la lumière
Fichons-lui l’trac : Eh ! là-bas… faut fermer !
L’troquet, malin, offrit un verre
Qu’ils s’empressèrent d’accepter
Sans se faire de bile
Ils burent à la file
Tant et tant d’litrons
Qu’ils furent bientôt ronds :
Citoyens, la police veille !
Dormez bien sur chaque oreille !
Les agents sont de braves gens
Qui s’baladent, qui s’baladent
Les agents sont de braves gens
Qui se baladent tout le temps


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