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samedi 23 mai 2026

La bagarre du bal de Toulfoën

 


🎶 La bagarre du bal de Toulfoën (1960)

En feuilletant les vieux journaux, on découvre parfois des histoires aussi surprenantes qu’amusantes…
Celle-ci nous ramène aux fêtes de Toulfoën à la pentecôte, à Quimperlé en Bretagne, un soir de 1960.

Sous les lampions du bal, pendant que l’accordéon, les binious et les bombardes faisaient danser la gavotte, l’ambiance devint soudain beaucoup plus… sportive ! Une échauffourée opposa deux agents de la police municipale à une bande de jeunes turbulents venus troubler la fête.

L’incident fit assez de bruit pour se retrouver quelques jours plus tard… au tribunal correctionnel de Quimper !

De ce fait divers bien breton est née cette petite chanson humoristique, racontant à sa manière cette soirée mouvementée où la danse céda un instant la place à la bagarre.

Comme quoi, même les bals populaires peuvent parfois entrer dans l’histoire… et dans la chanson ! 🎵

 

Presse ancienne (1960)


La bagarre du bal de Toulfoën (1960)

Couplet 1
C’était un soir de fête à Toulfoën, sous les lampions joyeux,
On dansait la gavotte, tout allait pour le mieux.
L’accordéon, binious et bombardes faisaient vibrer le sol,
Quand soudain quelques lurons changèrent le protocole.

Refrain
Ah ! c’était le bal de Toulfoën, mes amis, quel entrain !
On y venait pour danser… certains pour jouer des mains.
Et dans la nuit bretonne, sous les lanternes en fleur,
La danse tourna soudain… en grande bataille d’honneur !

Couplet 2
Deux agents de police gardaient la porte du bal,
Calmes comme deux rochers face aux vagues du chenal.
Mais voilà qu’une bande, la casquette sur l’oreillon,
Décida qu’on entrait… sans billet ni permission. (Refrain)

Couplet 3
Les bâtons de circulation furent brisés net en deux,
Et la foule s’écarta pour mieux voir ces messieurs.
L’un des agents, vaillant, tint tête comme un lion,
Mais trois côtes fêlèrent contre tant d’émotion. (Refrain)

Couplet 4
Au tribunal de Quimper, l’affaire fit grand bruit,
Un seul gaillard capturé répondit de la nuit.
Le juge dit gravement : « Mon garçon, retenez bien :
Aux bals on danse la valse… pas les poings dans les reins ! »

(Refrain final)
Ah ! c’était le bal de Toulfoën, mes amis, quel destin !
On y venait pour danser… et l’on s’en souvient encore bien.
Car dans les vieux journaux dort cette drôle d’histoire :
Un bal qui fit danser… la justice et la mémoire !

©dboissy (2026) 

 


 

mercredi 20 mai 2026

La bâton lumineux des agents


Excelsior, 13 août 1927

 

🚓✨ Quand les policiers faisaient la circulation… à la baguette magique ! ✨🚓

Bien avant les feux tricolores, les radars et les GPS râleurs, nos braves agents de police avaient un outil révolutionnaire : le bâton blanc. Oui oui, un simple bâton… mais attention, pas n’importe lequel !

Dans les années 1920–1930, face à des automobilistes de plus en plus pressés (déjà !), on eut une idée lumineuse — au sens propre : le bâton lumineux 💡
Un véritable ancêtre de nos gadgets modernes, capable de briller dans la nuit pour dire :
👉 « Stop, mon brave ! »
👉 « Circulez ! »
👉 « Et doucement avec la mécanique ! »

Imaginez la scène : au milieu d’un carrefour animé, un agent moustachu, droit comme un i, brandissant fièrement son bâton scintillant… On n’est pas loin du chef d’orchestre dirigeant une symphonie de klaxons et de moteurs pétaradants 🎶🚗

À l’époque, pas encore de feux rouges omniprésents : c’était l’homme qui faisait la loi… et la lumière !
Certains bâtons étaient même électriques — une petite merveille de technologie pour l’époque, presque de la science-fiction !

Mais comme souvent, le progrès avance : les feux tricolores ont peu à peu remplacé ces “sabres lumineux” à la française, reléguant ces objets fascinants au rang de souvenirs.

👉 Reste une image délicieusement vintage : celle d’un policier transformé, le temps d’une nuit, en véritable phare humain au cœur de la ville.

 

 


                                             Le Petit bleu de Paris, 2 mars 1930


 



jeudi 29 janvier 2026

La ballade des agents

 

Paroles et Musique de YON-LUG 


Chantée par Paul Dutreux (1905)

 

La ballade des agents (Yon-Lug 1893) 
 
Deux agents étant de service 
Se baladaient nonchalamment   
L’un s’appelait du doux nom d’Sulpice 
L’autre Bastien tout simplement 
Tout à coup entendant dans l’ombre 
Crier : Au s’cours, à l’assassin 
Les agents n’étant pas en nombre 
S’cachèrent dans l’coin d’un magasin 
Faut pas s’faire de bile Pour garder la ville 
Quand on peut risquer 
De s’faire attaquer Citoyens, la police veille, 
Dormez bien sur chaque oreille 
 
Les agents sont de braves gens 
Qui s’baladent, qui s’baladent 
Les agents sont de braves gens 
Qui se baladent tout le temps 
 
D’l’encoignure risquant une jambe 
Bastien dit : On n’fait plus d’pétard 
Tirons-nous ! mais ma gorge flambe 
Il est bientôt deux heures moins l’quart 
Oh ! un troquet qu’a d’la lumière 
Fichons-lui l’trac : Eh ! là-bas… faut fermer ! 
L’troquet, malin, offrit un verre 
Qu’ils s’empressèrent d’accepter 
Sans se faire de bile Ils burent à la file 
Tant et tant d’litrons Qu’ils furent bientôt ronds : 
Citoyens, la police veille ! 
Dormez bien sur chaque oreille ! 
 
Les agents sont de braves gens 
Qui s’baladent, qui s’baladent 
Les agents sont de braves gens 
Qui se baladent tout le temps