🎶 La bagarre du bal de Toulfoën (1960)
En feuilletant les vieux journaux, on découvre parfois des histoires aussi surprenantes qu’amusantes…
Celle-ci nous ramène aux fêtes de Toulfoën, en Bretagne, un soir de 1960.
Sous les lampions du bal, pendant que l’accordéon, les binious et les bombardes faisaient danser la gavotte, l’ambiance devint soudain beaucoup plus… sportive ! Une échauffourée opposa deux gardiens de la paix à une bande de jeunes turbulents venus troubler la fête.
L’incident fit assez de bruit pour se retrouver quelques jours plus tard… au tribunal correctionnel de Quimper !
De ce fait divers bien breton est née cette petite chanson humoristique, racontant à sa manière cette soirée mouvementée où la danse céda un instant la place à la bagarre.
Comme quoi, même les bals populaires peuvent parfois entrer dans l’histoire… et dans la chanson ! 🎵
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| Presse ancienne (1960) |
La bagarre du bal de Toulfoën (1960)
Couplet 1
C’était un soir
de fête à Toulfoën, sous les lampions joyeux,
On dansait la
gavotte,
tout allait pour le mieux.
L’accordéon,
binious et bombardes faisaient vibrer le sol,
Quand
soudain quelques lurons changèrent le protocole.
Refrain
Ah ! c’était le
bal de Toulfoën, mes amis, quel entrain !
On y venait pour
danser… certains pour jouer des mains.
Et dans la nuit
bretonne, sous les lanternes en fleur,
La danse tourna soudain…
en grande bataille d’honneur !
Couplet 2
Deux gardiens de la paix gardaient la
porte du bal,
Calmes comme deux rochers face aux vagues du
chenal.
Mais voilà qu’une bande, la casquette sur
l’oreillon,
Décida qu’on entrait… sans billet ni
permission. (Refrain)
Couplet 3
Les bâtons de circulation furent brisés net en deux,
Et la foule s’écarta pour mieux voir ces messieurs.
L’un des agents, vaillant, tint tête comme un lion,
Mais trois côtes fêlèrent contre tant d’émotion. (Refrain)
Couplet 4
Au tribunal de Quimper, l’affaire
fit grand bruit,
Un seul gaillard capturé répondit de la
nuit.
Le juge dit gravement : « Mon garçon, retenez bien :
Aux
bals on danse la valse… pas les poings dans les reins ! »
(Refrain final)
Ah ! c’était le
bal de Toulfoën, mes amis, quel destin !
On y venait pour
danser… et l’on s’en souvient encore bien.
Car dans les
vieux journaux dort cette drôle d’histoire :
Un bal qui fit
danser… la justice et la mémoire !
©dboissy (2026)


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