🍷👑 Quand
les rois trinquent… tout peut arriver !
😄
On
raconte que Henri IV et Louis XIV eux-mêmes n’auraient pas résisté
au fameux vin de Suresnes…
Dans
cette chanson pleine de malice, nos deux souverains, d’abord fiers
et majestueux, finissent par chanter à tue-tête, le verre à la
main et le pas incertain… 🍷🎶
Le Petit Journal du 9 septembre 1906.
🎼 Le Vin de Suresnes des Rois Joyeux🍷
Couplet 1
Un jour, dans une auberge fine,
Non loin des coteaux de Suresnes,
Deux rois, fuyant leur bonne mine,
Vinrent goûter la treille humaine.
L’un dit : “Je suis Henri de France !”
L’autre : “Louis, pour vous servir !”
Mais devant la première lance…
Ce fut le vin qui les fit frémir !
Refrain
Ah ! qu’il est bon, qu’il est traître,
Le petit vin de Suresnes !
Il vous fait rire et puis paraître
Plus léger qu’une rengaine !
Henri s’exclame : “Par ma foi !”
Louis s’écrie : “Quel nectar divin !”
Mais tous deux chancellent déjà…
Au deuxième verre de ce vin ! 😄
Couplet 2
Henri, d’un ton plein de bravoure,
Lève son verre en vieux Gascon :
“Foi de Béarn ! Voilà l’amour
Qui monte au cœur… ou bien au front !”
Louis, plus digne, mais bien rouge,
Déclare en grand cérémonial :
“Ce vin, messieurs, certes, me bouge…
Mais c’est un charme… un peu brutal !”
Refrain
Ah ! qu’il est bon, qu’il est traître,
Le petit vin de Suresnes !
Il vous fait roi… puis vous fait paître
Dans les fossés de la plaine !
Henri vacille : “Soutenez-moi !”
Louis murmure : “Quel destin !”
Et tous deux chantent à mi-voix…
Au troisième verre du vin !
Couplet 3
Voici venir deux bons compères
Pour soutenir ces grands seigneurs :
“Messires, halte à ce calvaire !
Ce vin n’est pas pour les hauteurs !”
Mais Henri rit, Louis fredonne,
Le nez en fleur, l’œil égaré :
“Versez encore ! Que l’on nous donne
Ce jus… qui fait tant discourir !”
Refrain final
Ah ! qu’il est drôle, qu’il est traître,
Le petit vin de Suresnes !
Il fait tomber sceptres et maîtres
Dans la plus joyeuse scène !
Et dans Paris, chacun dira :
“Qu’ils étaient grands… et quel festin !”
Car même un roi chancelle, ma foi…
Devant le vin de Suresnes !🍷😄
🎶Romance au Salon
– composition royale
de ma pianiste ⚜️🎹
C’est
avec une émotion non dissimulée que je vous présente aujourd’hui
« Romance au
Salon »,
délicatement interprétée par ma pianiste adorée.
Installée
sur sa fidèle chaise légèrement capricieuse, face à un piano qui
a connu des jours meilleurs (et probablement plusieurs règnes), elle
nous livre ici une œuvre d’une sensibilité rare…
Chaque
note est une surprise, chaque accord une audace, et chaque soupir…
une véritable déclaration musicale !
Je
dois avouer que mon cœur de roi fond à chaque
mesure.
Entre
rêve et légèreté, ce charmant couplet nous invite à prendre
notre envol — au gré du vent, des regards… et peut-être des
cœurs 💫
Les
mots délicats de Pierre-Jean de Béranger (1780-1857) rencontrent ici la grâce
musicale de Marin Marais (1656-1728), pour une escapade poétique où l’on
envie les ailes de l’oiseau… et sa liberté.
Un
instant suspendu, entre ciel et tendresse, où l’on se surprend à
murmurer : « Je volerais vite, vite, vite… »
🎶
Une petite rêverie baroque à
savourer… sans modération.
« Moi
qui, même auprès des belles,
Voudrais vivre en passager,
Que
je porte envie aux ailes
De l’oiseau vif et léger !
Combien
d’espace il visite !
À voltiger tout l’invite :
L’air
est doux, le ciel est beau.
Je volerais vite, vite, vite,
Si
j’étais petit oiseau. »
Fondée le 17 avril 1844 – Reconnue d’utilité publique le 21
mai 1897
Prochaine réunion de la Société archéologique de Sens
Mardi
7 avril 2026 à 20 h 30
Salle de
conférences CEREP, 5, rue Rigault
Victor
HEURÉ (Sens 1823-Sceaux 1897), typographe et auteur de vers
par
Michèle DEGRAVE
Victor
Heuré naît à Sens, au faubourg Saint-Pregts, en 1823, d’un père
boisselier puis coutelier. La famille quitte Sens pour Paris
lorsqu’il est âgé de 14-15 ans.
En
1842, il revient dans notre ville, où il travaille un temps chez
l’imprimeur Théodore Tarbé, au 148 Grande rue. Puis à partir de
1850, il exerce son métier de compositeur typographe à Paris, à
l’Imprimerie impériale.
Marié
à une Sénonaise en 1853, il aura deux enfants, Paul et Marin et
avec sa dernière femme, une fille Jeanne, tous trois « enfants
de la balle »,
c’est-à-dire des ouvriers typographes dont le père était
lui-même typographe. À la fin de sa vie, Victor Heuré travaille au
Havre puis en région parisienne, à Corbeil et à Sceaux où il
décède en 1897.
Mais
tout au long de son existence, il va développer une véritable
passion : rimer des vers, qui, édités en « formats »,
seront chantés dans les célèbres cafés-concerts de la capitale,
ou encore imprimés dans des journaux.
Longtemps
parisien, il chante sa région de façon légère et gaie, mais aussi
la Bourgogne, la Normandie, la République ou les voyages, et ce
pendant plusieurs décennies.
Grande
première ! Grâce à la complicité de Dominique Boissy, ancien
élève de Michelle Leclerc-Barré (1939-2006), passionné de
musique, qui anime avec humour et talent le « blog de
Dominik », seront recréées pour notre plaisir, quelques
chansons composées par Victor Heuré il y a près d’un siècle et
demi, données à l’époque, à Paris sur les scènes des cabarets
La Scala, Les Ambassadeurs, ou encore sur celle de notre Théâtre
par l’Orphéon de Sens. Et « clou final » historique,
vous pourrez entendre, mises en musique, des rimes bourguignonnes,
dont certaines totalement inédites qui évoquent notre cité !
Avant
les feux tricolores capricieux et les GPS bavards, il y avait lui…
Le
képi blanc,
perché fièrement au sommet de l’agent de circulation, tel un
phare dans la tempête automobile !
Sous
le soleil, sous la pluie, au milieu des klaxons impatients,
il
brillait comme un signal :
👉 “Halte là ! Ici, c’est moi
le chef d’orchestre !”
On
dit même que certains conducteurs n’obéissaient pas aux
panneaux…
mais au
képi, oui ! 😄
Symbole
d’élégance et d’autorité,
il transformait chaque
carrefour en scène,
et chaque agent en véritable maestro de la
rue.
Aujourd’hui
encore, difficile de ne pas lui tirer un salut respectueux :
⚪
le képi blanc,
🚓 c’est un peu la couronne… du royaume de
la circulation !
🎶 Le
Képi Blanc du Carrefour
🎶
Couplet
1
Au beau
milieu d’la grande avenue,
Quand tout s’embrouille et rien
ne va plus,
Y’a un héros, droit comme un banc,
Coiffé
d’un fier… képi blanc !
Les
autos grondent, les freins grincent,
Les passants râlent et
tout coince,
Mais d’un seul geste élégant,
Il remet
d’l’ordre en un instant !
Refrain
🎵
Ohé ! regardez-le bien,
Le roi du pavé parisien !
Un bras
levé, tout s’arrête net,
C’est lui l’patron du
carrefour, parfait !
Ohé
! pas d’discussion,
Devant lui, c’est la discipline !
Car
sous le ciel, éclatant et franc,
Brille à jamais… son képi
blanc ! 🎵
Couplet
2
Ni feu
rouge, ni feu vert,
C’est lui qui donne la lumière !
Pas
besoin d’code compliqué,
Un p’tit sifflet… et c’est
réglé !
Les
taxis filent au garde-à-vous,
Les bicyclettes roulent au pas
doux,
Même les plus pressés, pourtant,
Obéissent à son
képi blanc !
Refrain
🎵
Ohé ! regardez-le bien… 🎵
Couplet
3
Quand
tombe la pluie sur le trottoir,
Il reste là, fidèle au
devoir,
Et dans la nuit, comme un fanal,
Son képi brille…
magistral !
On
dirait presque un général
Commandant l’trafic infernal,
Mais
son royaume est bien vivant :
Quatre rues… et un képi blanc !
Refrain
final (un peu plus grandiose)
🎵
Ohé ! salut à toi,
Chef d’orchestre des grands
émois !
Sans baguette mais avec talent,
Tu fais danser
tout l’continent !
Ohé
! et dans Paris,
Ton règne n’a rien d’une folie,
Car
sur nos routes, fiers et contents,
Vive à jamais… le képi
blanc ! 🎵
👑🎶 Nouvelle
création au royaume de Manéhouarnie !🐦✨
Aujourd’hui, Sa Majesté vous ouvre les portes
de son univers le plus tendre et poétique…
Avec « Le Roi
et ses Oiseaux », découvrez une chanson inspirée du style
baroque, accompagnée par le grand orchestre du royaume, où la
musique dialogue avec la nature et où les plus fidèles compagnons
du souverain… sont de charmants oiseaux perchés sur ses mains.
Entre élégance du Grand Siècle et esprit léger,
cette chanson est une invitation à sourire, rêver… et chanter
ensemble.
🎼 À écouter et reprendre en chœur
! 🐦 Vive le Roi… et ses oiseaux !
Le Roi et ses Oiseaux
Couplet 1
Dans son palais de Manéhouarnie,
Quand le soleil dore les toits,
Le bon Roi, d’humeur réjouie,
Sourit aux oiseaux sur ses doigts.
Point de sceptre ni de parade,
Point de discours ni de tambour,
Mais deux chanteurs en promenade
Qui font danser l’air de la Cour.
Refrain
Chantez, chantez, oiseaux du Roi,
Faites danser tout le château !
Les violons jouent avec joie,
Et les flûtes répondent aussitôt.
Chantez, chantez, jolis oiseaux,
Vos voix sont plus belles que tout ;
Car le bonheur, dans ce château,
C’est vous… rien que vous !
Couplet 2
La mésange bleue se balance
Et salue chacun d’un saut,
Tandis que l’autre, avec cadence,
Fait résonner un air si beau.
Alors l’orchestre se réveille :
Clavecin, basson et hautbois,
Et toute la Cour s’émerveille
D’entendre chanter sous ses toits.
Refrain
Couplet 3
On dit partout dans le royaume
Et même au-delà des grands bois
Qu’il n’est point de prince, en somme,
Plus heureux ni plus doux que ce Roi.
Car qui sait aimer les oiseaux
Et les écouter chaque jour
Fait naître un bonheur si beau
Qu’il le partage à son tour.
Refrain final
Chantez, chantez, oiseaux du Roi,
Faites danser tout le château !
Et que l’on chante avec vous, ma foi,
Du matin jusqu’au soir bientôt !
Chantez, chantez, joyeux oiseaux,
Faites rire petits et grands ;
Et vive à jamais, au château,
Le Roi et ses oiseaux charmants !
A la joie, au plaisir le beau temps nous convie ! Le soleil au ciel bleu sourit superbe et grand ; L’air est calme, muet, léger et transparent Et la terre à l’amour paraît être asservie,
O ciel ! en flots d’argent laisse tomber la vie ! Tandis que sous les bois passe un souffle mourant Des dernières rigueurs de l’hiver délirant, Étale les splendeurs que la terre t’envie !
Pendant que le soleil de ses rayons nouveaux Fait renaître les fleurs, les jeux et les travaux, Ne puise plus, mon cœur, aux pages d’un vieux livre
Pour oublier tes maux et pour te consoler ; Mais recherche l’amour et l’ivresse de vivre Heureux comme un oiseau qui commence à voler !
Jean-Émile SCHNEIDER
Source BnF Gallica : l'Émulation française 1er mai 1929
À la fin du XIXᵉ siècle, les agents de police chargés de la circulation dans les grandes villes utilisaient un bâton blanc pour diriger les voitures à cheval, les omnibus et les premiers tramways. Visible de loin, ce bâton devint rapidement un symbole de leur autorité… et inspira même les chansonniers !
La chanson revisitée « Le Bâton de l’Agent », sur des paroles de Héros Cellarius s’amuse avec humour de cet instrument devenu célèbre dans les rues animées de Paris. Entre satire légère et observation de la vie quotidienne, elle témoigne de l’esprit des chansons populaires de la Belle Époque.
Une petite page d’histoire… où la circulation et la chanson se rencontrent ! 🚦🎵
🎶Sur la route de Suresne – une page d’histoire en chanson
Aujourd’hui je vous propose de redécouvrir « Sur la route de Suresne », une chanson extraite du recueil L’Histoire de France en chansons.
Les paroles de Pierre d’Anjou et la musique de Jean Fragerolle nous transportent au temps de Louis XIV et du célèbre maréchal Turenne.
Au détour d’un chemin, une bergère garde ses moutons en chantant. Un capitaine passe… une promesse d’amour naît, mais la guerre emporte bientôt le soldat. Entre poésie pastorale et souvenir des campagnes militaires du XVIIᵉ siècle, cette chanson raconte avec simplicité les espoirs et les peines du peuple.
Une belle illustration de ces chansons qui faisaient autrefois vivre l’Histoire de France en musique. 🎵
1.
Sur la route de Suresne,
Tireli, tirela, tirelonlaine,
Sur
la route de Suresne,
Lise s'en allait gardant
Ses moutons,
tout en chantant.
Sur la route, sur la route de Suresne.
2.
Passa joli capitaine
Tireli, tirela, tirelonlaine,
Passa
joli capitaine
Dessus son cheval grison
Qui surprit cette
chanson
Sur la route, sur la route de Suresne.
3.
De cueillir la marjolaine
Tireli, tirela,
tirelonlaine,
De cueillir la marjolaine
Et les roses du
buisson
Offrit à gente Lison
Sur la route, sur la route de
Suresne.
4. Ne vous mettez pas en peine
Tireli,
tirela, tirelonlaine,
Ne vous mettez pas en peine,
Mon bel
ami le fera,
Quand de guerre, il reviendra
Sur la route,
sur la route de Suresne.
5. Avec Monsieur de Turenne
Tireli, tirela,
tirelonlaine,
Avec Monsieur de Turenne
Il s'en reviendra
vainqueur
Et je lui garde mon cœur
Sur la route, sur la
route de Suresne.
6. Dans les plaines de Lorraine
Tireli,
tirela, tirelonlaine,
Dans les plaines de Lorraine
Il est
mort ! ton beau soldat
Plus jamais ne reverras
Sur la route,
sur la route de Suresne.
7. Sur la route de Suresne
Tireli, tirela,
tirelonlaine,
Sur la route de Suresne,
En rentrant ses
blancs agneaux,
Lisette avait le coeur gros
Sur la route,
sur la route de Suresne.
En ce jour particulier, Sa Majesté le Roi de Manéhouarnie souhaite adresser, du fond de son palais musical et fleuri, ses plus respectueuses et chaleureuses pensées à toutes les femmes du royaume… et bien au-delà.
À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, le Roi salue avec admiration celles qui, chaque jour, font résonner la vie comme une belle symphonie : par leur courage, leur intelligence, leur sensibilité et leur détermination.
Dans le grand concert de l’humanité, les femmes tiennent des rôles essentiels — parfois solistes éclatantes, parfois chefs d’orchestre inspirantes, parfois harmonies discrètes mais indispensables. Grâce à elles, la partition du monde devient plus riche, plus juste et plus belle. 🎼
Depuis son trône baroque, entouré de musique et de fleurs, le Roi de Manéhouarnie lève symboliquement sa flûte à bec en signe d’hommage et souhaite à toutes les femmes une merveilleuse journée pleine de reconnaissance, de respect et d’espoir.
Que cette journée soit comme une grande mélodie : lumineuse, libre et inspirante.
👑🎶 Belle Journée Internationale des droits des Femmes à toutes ! 🌷✨
Couplet 1 Dans plus d’un village aux abords du front, Une femme avançait, reprenant les fonctions Du garde d’hier parti pour la guerre, Veillant sur les champs, les chemins et les terres. Fière de servir sa commune autrement, Elle portait la loi simplement ; « Avis à la population ! » lançait sa voix qui résonne, Et son tambour disait : « Qu’on se le dise à tous les hommes ! »
Refrain Ô garde des sillons, Sentinelle des saisons, Dans la brume ou le vent qui tournoie, Ta voix porte la loi. Des haies jusqu’aux rivières, Tu protèges nos terres, Hier comme aujourd’hui fièrement, Femme de cœur, femme de serment.
Couplet 2 Aujourd’hui dans nos champs aux saisons changées, Elle veille aux forêts, aux sentiers, aux ruisseaux, Gardienne des lois et des équilibres menacés, Messagère du calme et du bon mot. Entre la terre et l’homme elle tient l’harmonie, Ni dure ni soumise, mais ferme dans sa voix, Elle incarne un pays, une vigie, La République au détour d’un bois.
Refrain Ô garde des sillons, Mémoire et horizon, Des guerres aux jours présents, Ton courage traverse le temps. Dans les champs de nos vies, Sous le ciel qui relie, Tu marches droite et fièrement, Femme d’honneur et de serment.
Pendant
longtemps
l’agent ne sût
guère
jouer
que du
violon… où
il conduisait
les
délinquants sans
tambour
ni trompette.
Mais
il a
fait des progrès :
Nous l’avons
vu jouer
du
tambour pour
la plus grande
joie des
enfants !
Puis, (il) a appris à siffler mélodieusement
tel un joyeux merle !
Et
nous
avons eu
les agents-
ténors et
les
agents-
sirènes
ah ! la
voix enchan-
teresse de
la sirène !
Bientôt
nous aurons l’agent-homme-orchestre
dont chaque instrument
donnera un
avertissement différent !
Ce document provient d’une publication
publicitaire illustrée du grand magasin parisien
Au Bon Marché, l’un des premiers grands magasins modernes fondé
au XIXᵉ siècle à Paris. Ces publications étaient très répandues
entre 1880 et
1930 et
mélangeaient publicité, divertissement et illustration.
Le
thème : l’évolution “musicale” des policiers
La
planche « Les
Agents mélomanes »
joue sur une plaisanterie :
Elle
évoque l’évolution des moyens sonores utilisés par les agents :
Le
violon
(expression « conduire quelqu’un au violon » = au poste).
Le
tambour pour
attirer l’attention.
Le
sifflet,
réellement utilisé par les policiers au début du XXᵉ siècle.
La
sirène,
technologie moderne qui commence à apparaître.
Enfin
la caricature de l’agent
“homme-orchestre”.
C’est
une satire légère
du progrès technique,
thème très courant dans les publications humoristiques de l’époque.
la
date 1919 est intéressante
La
date correspond à la période immédiatement
après la Première Guerre mondiale.
Dans
ces années :
les
villes se modernisent rapidement
la
circulation automobile augmente
les
policiers commencent à utiliser sifflets
et signaux sonores
pour réguler la rue.
La
planche reflète donc l’évolution
de la police urbaine dans la vie quotidienne.
Les
Agents Mélomanes
(Chansonnette
humoristique d’après la planche de 1919)
Couplet
1
Pendant
longtemps dans nos quartiers
L’agent n’était guère
musicien,
Pour les voleurs qu’il arrêtait
Il jouait du
violon… très bien !
Sans tambour ni trompette alors
Il
menait les mauvais garçons
Vers le poste, d’un pas très
fort,
Au son discret de son violon.
Refrain
Ah
! voyez donc ces agents mélomanes
Qui font la musique en
patrouillant !
Tambour, sifflet, et puis la sirène
Tout
Paris les écoute en riant !
Quand la loi se met en cadence
Et
défile au coin du boulevard,
Même les enfants entrent dans la
danse
Au passage du brave sergent !
Couplet
2
Mais
bientôt l’agent fit progrès
Et devint un fameux
tambour,
Pour la joie des petits parisiens
Qui le suivaient
tout le long du jour.
Et puis l’on apprit à siffler
Comme
un joyeux merle au printemps,
Un air clair pour bien
signaler
Que l’ordre veille à tout moment.
(Refrain)
Couplet
3
Puis
vinrent les agents ténors
Et les sirènes dans la nuit,
Leur
voix sonnait claire et sonore
Par-dessus le bruit de Paris.
Mais
demain, qui sait, mes amis ?
Dans la rue ce sera charmant
:
L’agent deviendra, je parie,
Un véritable
homme-orchestre ambulant !
🎼 La Marmotte – Op. 52 n°7 de Ludwig van Beethoven
Composée à la fin du XVIIIᵉ siècle sur un poème de Johann Wolfgang von Goethe, La Marmotte (Op. 52 n° 7) est l’une des huit mélodies du recueil Opus 52 de Beethoven. Derrière son apparente simplicité se cache tout le charme du lied allemand naissant : une ligne mélodique limpide, presque populaire, soutenue par un accompagnement délicat. À l’origine écrite pour voix et piano, cette pièce traverse les siècles avec fraîcheur et poésie. Dans cette nouvelle interprétation, le Roi de Manéhouarnie en propose une lecture instrumentale à la flûte à bec ténor, accompagnée au piano, mettant en lumière la tendresse de cette page inspirée, où l’élégance classique se mêle à une saveur folklorique pleine de grâce.
Voici une traduction fidèle en français du poème de Johann Wolfgang von Goethe mis en musique par Ludwig van Beethoven.
🪶 La Marmotte
Je traverse déjà bien des pays,
avec la marmotte,
et toujours j’y trouve à manger,
avec la marmotte.
Avecque ci, avecque là,
avec la marmotte.
J’ai vu bien des messieurs
qui aimaient fort les demoiselles,
avec la marmotte.
Avecque ci, avecque là,
avec la marmotte.
J’ai vu aussi de belles jeunes filles
qui jetaient les yeux sur moi, le petit,
avec la marmotte.
Avecque ci, avecque là,
avec la marmotte.
Ne me laissez donc pas partir ainsi, messieurs,
car les garçons aiment manger et boire,
avec la marmotte.
Avecque ci, avecque là,
avec la marmotte.
À l’occasion de cette belle journée dédiée à
nos chères grands-mères, j’ai eu le plaisir d’enregistrer une
version instrumentale de la célèbre chanson « Voulez-vous
danser grand-mère ? » 🎶
Tout en douceur et en élégance, je l’interprète
à la flûte à bec, accompagné au piano, pour lui redonner un
souffle tendre et intemporel. Une manière musicale de saluer celles
qui nous transmettent souvenirs, valeurs et tant d’affection.
Si le cœur vous en dit, je vous invite à écouter
(et peut-être à fredonner ou même à danser !) 💕
Très belle fête à toutes les grands-mères !
Musique de Jean-Raymond Baltel & Alex Padou (1946) 🎶
Faisons connaissance avec Daniel Puissant, Garde Champêtre Principal Honoraire de Poigny (Seine-et-Marne), entré dans une retraite bien méritée en 2014. Son remarquable parcours est notamment relaté dans un article de La République de Seine-et-Marne.
Homme d’engagement et de convictions, Daniel Puissant est Président-Fondateur du Poigny Karaté Club. Son action et son courage ont été salués par de nombreuses distinctions : Médaille de la Sécurité Intérieure, Médaille d’Or de la Fédération Française de Karaté, Médaille d’Or de la Jeunesse et des Sports, ainsi que la Plaquette d’Argent des Héros de la Civilisation, décernée pour avoir sauvé une jeune femme de la noyade dans la Seine en 1981.
En parallèle, il est enseignant de karaté, Instructeur fédéral, 5ᵉ Dan, et titulaire du Certificat de formation à la gestion associative, transmettant avec passion savoir, discipline et valeurs humaines.
Daniel Puissant est également l’auteur des paroles du chant national des gardes champêtres,
écrites à la fin de l’année 2004. Longtemps attendues, ces paroles ont
récemment été mises en musique, faisant de ce chant une référence reconnue dans toute la profession. Un parcours exemplaire, riche d’engagement, de courage et de transmission.
En 1930, une chanson, Hommage à M. Alcide Delmont, Marche
populaire, paroles de Marius Lancry, musique de L. Alexandre, est
spécialement imprimée à Fort-de-France « pour
acclamer notre estimé Delmont », « Député
de la Martinique et Sous-Secrétaire d’État au Ministère des
Colonies » lors de
sa visite sur l'île en août.
Député de la Martinique, Sous-Secrétaire d’Etat au Ministère des Colonies.
Paroles de L. Alexandre. Musique de Marius Lancry.
I Quelle fête pour notre beau pays, De recevoir par ce matin fleuri Le Député Ministre méritoire, Ce fils chéri tout couronné de gloire ! Le ciel vêtu de son plus joli bleu, Notre soleil aux rayons merveilleux Embellissent Madinina qui chante Ce refrain vibrant que son cœur enfante.
Refrain Fêtons Delmont notre grand bienfaiteur, Fêtons Delmont comme un libérateur, Aimons Delmont, car ses bienfaits immenses Ont allégé bien de douleurs intenses. Chantons la gloire et louons l’Eminent, Comme on le fait sur le Continent… Vive Delmont partout, dans les écoles. Vive Delmont notre belle auréole.
II Bonjour Messieurs, (1) illustres envoyés De la France, patrie des libertés. Nous vous souhaitons, avec notre air aimable, Santé, bonheur, et séjour agréable. La Martinique, aussi Pays d’amour, Vous aimera chacun à votre tour Autant qu’elle aime avec reconnaissance Cette bonne mère, oui la Grande France.(au refrain)
III Pavoisons chambrettes, maisons, châteaux Ce jour sera de nos jours le plus beau. Martiniquais de tous les coins de l’île Fêtez comme vos frères de la Ville Désertez les campagnes et les monts Pour acclamer notre estimé Delmont. Cher Ministre, le peuple vous admire Et saura bien toujours vous réélire. (au refrain)
(1) LASNET, Inspecteur général du service de Santé BELET, Chef de Cabinet du Ministère GHEERBRANDT, Chargé de mission
(Document Bibliothèque historique de la ville de Paris Cote : BHVP _4-BRO-303344)
Alcide DELMONT (Saint-Pierre (Martinique) 1874-Brannay (Yonne) 1959) (cf. Michèle Degrave Alcide Delmont (1874-1959), un député de la Martinique dans l’Yonne. Sens, Bull. de la SAS, T. XIII. 2022).
Chanson à l’occasion de sa visite à la Martinique en août 1930 lors de son voyage triomphal aux Antilles en août-septembre, marquant pour la première fois, la venue d’un membre du Gouvernement sur ces îles devenues françaises.
Dr Alexandre Lasnet (1870-1940) Maurice-Marcel Belet (1886-1970) Jehan-Laurent Gheerbrandt (1882-1965)
« Le Vercingétorix des Boulevards »
Gardien de la paix – Vétéran de 1914-1918
Rémy Armand Alcide Leclercqnaît le 28 septembre 1877 à Plachy-Buyon, dans la Somme, au sein d’un foyer modeste et travailleur. Fils d’Armand Leclercq, papetier, et d’Henriette Lefebvre, il grandit à Bacouel-sur-Selle où il suit ses études primaires avant d’entrer, comme son père, dans une papeterie. Il devient ensuite ourdisseur dans une usine de tissage, métier exigeant qui forge déjà son endurance et son sens du devoir.
Il accomplit son service militaire au 72e régiment d’infanterie d’Amiens entre 1898 et 1899, puis retourne à la vie civile. Marié en 1901 à Marie Françoise Claire Féron, il mène une existence simple jusqu’à la mobilisation d’août 1914, qui bouleverse son destin.
Le soldat courageux
Rappelé sous les drapeaux dès le début de la Grande Guerre, il rejoint son régiment à Amiens et est nommé caporal. Fin 1916, il passe au 108e régiment d’artillerie lourde, section des secrétaires. Le 21 novembre 1916, il reçoit la Croix de guerre 1914-1918 pour un acte de bravoure remarquable : il s’est porté volontairement au secours de canonniers marins grièvement blessés, ensevelis sous les décombres après un bombardement. Sa citation souligne « un sang-froid, un courage et un dévouement remarquables ».
Cet épisode révèle un trait constant de sa personnalité : le courage tranquille, allié à une profonde humanité.
De la guerre aux boulevards
Le 1er août 1918, il est détaché comme gardien de la paix à Paris. C’est sous l’uniforme bleu qu’il vivra la fin du conflit. Démobilisé en 1919, il choisit de rester dans la capitale et de poursuivre sa carrière dans la police municipale.
Affecté à la régulation de la circulation à la porte Saint-Denis, carrefour alors parmi les plus encombrés de Paris, il y exercera pendant plus de seize ans. Très vite, sa haute silhouette, son bâton blanc levé avec autorité et surtout sa longue barbe rousse soigneusement entretenue attirent l’attention.
Il devient une figure pittoresque et populaire. Les Parisiens l’appellent affectueusement « la barbe de la porte Saint-Denis » ou encore « Vercingétorix », tant sa barbe flamboyante évoque les représentations du chef gaulois. Ennemi déclaré du rasoir, il porte sa barbe comme un étendard. Les touristes se font photographier à ses côtés ; les chauffeurs de taxi le saluent ; la presse s’empare de sa silhouette pour en faire l’emblème d’une police à la fois ferme et bienveillante.
L’agent que l’on crut mort
En juillet 1928, victime d’une insolation en plein service sous le soleil écrasant, il est transporté à l’Hôtel-Dieu. Plusieurs journaux annoncent prématurément sa mort. L’émotion est vive : on pleure déjà « une figure bien parisienne ».
Mais le lendemain, rectificatif : l’agent Leclercq n’est pas mort. Il se remet et reprend son poste quelques jours plus tard. Pour ceux qui n’avaient pas lu le démenti, son retour évoqua presque une apparition fantomatique, silhouette familière ressurgissant au carrefour, bâton blanc en main, barbe au vent.
Cette anecdote illustre l’attachement sincère du public à cet homme simple dont la présence rassurait et rythmait la vie du quartier.
Distinctions et reconnaissance
Outre la Croix de guerre 1914-1918, il reçoit la médaille d’honneur de la police municipale et rurale (Journal officiel du 7 novembre 1933), reconnaissance officielle d’un service exemplaire.
Pourtant, sa plus belle décoration demeure sans doute l’affection populaire. Pendant près de vingt ans, on lui offre fleurs et petits présents ; on vient prendre de ses nouvelles lorsqu’il s’absente ; on célèbre sa bonhomie et sa courtoisie.
La retraite et le retour aux sources
Il prend sa retraite en 1936 (selon certaines sources 1938) et retourne dans la Somme, à Bacouel-sur-Selle. Loin du tumulte parisien, il se consacre à ses passions : jardinage, pêche à la truite, sculpture et peinture. Régulièrement sollicité par la presse, il ne disparaît pas totalement de la mémoire collective et revient parfois à Paris pour exposer ses œuvres ou participer à des manifestations caritatives.
Il s’éteint en novembre 1940, quelques mois après que Paris est passé sous l’occupation allemande. Sa disparition laisse orpheline sa chère porte Saint-Denis.
Le chansonnier Pierre Gilbert lui rend un hommage touchant, reconnaissant que, s’il fut parfois gentiment moqué dans les couplets satiriques, il fut surtout « un agent de gaieté » qui avait su garder la paix — et que désormais, « la paix le gardera ».
Mémoire d’une figure parisienne
Rémy Leclercq incarne une époque où le policier de quartier était une figure familière, presque théâtrale, mais profondément humaine. Ancien combattant décoré, fonctionnaire consciencieux, homme simple devenu symbole populaire, il fut l’un de ces personnages qui donnent à une ville son visage et son âme.
Qu’aucune rue de Paris ne porte encore son nom demeure une curiosité de l’histoire. Car le « Vercingétorix des Boulevards » fut bien davantage qu’une silhouette pittoresque : il fut l’image d’une autorité bienveillante, d’un courage discret et d’une fidélité sans faille au service public.
Le
Vercingétorix des Boulevards
(Chanson Hommage
à l’agent Leclercq)
Couplet
1
Dans
la Somme aux brumes légères,
Naquit un gars au cœur
vaillant,
Fils d’un papetier, fier et sincère,
Ouvrier
simple et bon vivant.
Du 72e d’infanterie
Il porta sac et
pantalon,
Puis vint la guerre et sa furie
Où son courage
eut son galon.
Couplet
2
Sous
l’orage et sous la mitraille
Il sauva des marins blessés,
Des
décombres et de la bataille
Il les tira sans hésiter.
Croix
de Guerre à la boutonnière,
Caporal au regard de feu,
Il
servit la France entière
Avec un sang-froid valeureux.
Refrain
Ohé
! Leclercq, l’agent magnifique,
Barbe au vent comme un vieux
Gaulois !
Sous ton bâton blanc héroïque
Les fiacres
s’arrêtaient net, ma foi !
Vercingétorix des
boulevards,
Gardien des autos et des cœurs,
À la Porte
Saint-Denis, chaque soir,
Tu régnais sans faste… mais en
vainqueur !
Couplet
3
Premier
août mil neuf cent dix-huit,
Il troque l’uniforme
guerrier
Pour le képi bleu de la nuit
Des gardiens de la
paix parisiens.
À la Porte Saint-Denis fidèle,
Carrefour
grondant et bruyant,
Sa barbe rousse, solennelle,
Brillait
au soleil levant.
Couplet
4 – La barbe
Ennemi
juré du rasoir,
Sa barbe était son étendard,
Les
touristes venaient le voir
Comme on salue un monument rare.
D’un
geste ample et théâtral
Il arrêtait l’automobile,
Mais
d’un sourire cordial
Rendait la circulation docile.
Couplet
5 – L’insolation
Un
jour de juillet trop ardent
Le soleil frappa trop fort ;
On
crut Paris en deuil vraiment,
Les journaux annoncèrent sa mort
!
Mais tel un spectre bienveillant
Il revint, barbe
triomphante —
Certains parlèrent d’un revenant
Sous la
blanche férule éclatante !
Couplet
6 – La retraite
Vingt
ans au carrefour fidèle,
Puis vint l’heure de raccrocher ;
Il
laissa Paris et ses querelles
Pour la Somme et ses
peupliers.
Peinture, pêche et jardinage,
Loin du tumulte
et des klaxons ;
Mais dans les cœurs, son image
Restait
comme une chanson.
Final
Novembre
quarante l’emporta,
La Porte pleura son soldat ;
Un
chansonnier dit tout bas :
« Tu gardas la paix… qu’elle te
gardera. »
Et l’on murmure encor parfois
Quand le trafic
devient trop fort :
“Ah ! s’il était là, ce Gaulois,
Paris
irait droit… sans effort !”
Dernier
refrain
Salut
Leclercq, barbe héroïque,
Panache tendre des boulevards !
Plus
qu’un agent pittoresque et mythique,
Tu fus l’âme simple de
Paris le soir.
Vercingétorix des boulevards,
Gardien
fidèle et cœur d’or,
Ton nom mériterait un square…
Ou
mieux encor : nos accords !
🎵