mardi 31 mars 2026

Le Vin de Suresnes des Rois Joyeux

 

Oeuvre de Luc Cornillon (Suresnes un vin de rois)


🍷👑 Quand les rois trinquent… tout peut arriver ! 😄

On raconte que Henri IV et Louis XIV eux-mêmes n’auraient pas résisté au fameux vin de Suresnes…

Dans cette chanson pleine de malice, nos deux souverains, d’abord fiers et majestueux, finissent par chanter à tue-tête, le verre à la main et le pas incertain… 🍷🎶

 

Le Petit Journal du 9 septembre 1906.

🎼 Le Vin de Suresnes des Rois Joyeux 🍷

Couplet 1

Un jour, dans une auberge fine,
Non loin des coteaux de Suresnes,
Deux rois, fuyant leur bonne mine,
Vinrent goûter la treille humaine.
L’un dit : “Je suis Henri de France !”
L’autre : “Louis, pour vous servir !”
Mais devant la première lance…
Ce fut le vin qui les fit frémir !


Refrain

Ah ! qu’il est bon, qu’il est traître,
Le petit vin de Suresnes !
Il vous fait rire et puis paraître
Plus léger qu’une rengaine !
Henri s’exclame : “Par ma foi !”
Louis s’écrie : “Quel nectar divin !”
Mais tous deux chancellent déjà…
Au deuxième verre de ce vin ! 😄


Couplet 2

Henri, d’un ton plein de bravoure,
Lève son verre en vieux Gascon :
“Foi de Béarn ! Voilà l’amour
Qui monte au cœur… ou bien au front !”
Louis, plus digne, mais bien rouge,
Déclare en grand cérémonial :
“Ce vin, messieurs, certes, me bouge…
Mais c’est un charme… un peu brutal !”


Refrain

Ah ! qu’il est bon, qu’il est traître,
Le petit vin de Suresnes !
Il vous fait roi… puis vous fait paître
Dans les fossés de la plaine !
Henri vacille : “Soutenez-moi !”
Louis murmure : “Quel destin !”
Et tous deux chantent à mi-voix…
Au troisième verre du vin !


Couplet 3

Voici venir deux bons compères
Pour soutenir ces grands seigneurs :
“Messires, halte à ce calvaire !
Ce vin n’est pas pour les hauteurs !”
Mais Henri rit, Louis fredonne,
Le nez en fleur, l’œil égaré :
“Versez encore ! Que l’on nous donne
Ce jus… qui fait tant discourir !”


Refrain final

Ah ! qu’il est drôle, qu’il est traître,
Le petit vin de Suresnes !
Il fait tomber sceptres et maîtres
Dans la plus joyeuse scène !
Et dans Paris, chacun dira :
“Qu’ils étaient grands… et quel festin !”
Car même un roi chancelle, ma foi…
Devant le vin de Suresnes !
🍷😄

©dboissy (2026)  

 


dimanche 29 mars 2026

Romance au Salon


 

🎶 Romance au Saloncomposition royale de ma pianiste ⚜️ 🎹

 

C’est avec une émotion non dissimulée que je vous présente aujourd’hui « Romance au Salon », délicatement interprétée par ma pianiste adorée.

Installée sur sa fidèle chaise légèrement capricieuse, face à un piano qui a connu des jours meilleurs (et probablement plusieurs règnes), elle nous livre ici une œuvre d’une sensibilité rare… 

Chaque note est une surprise, chaque accord une audace, et chaque soupir… une véritable déclaration musicale !

Je dois avouer que mon cœur de roi fond à chaque mesure.

Ah… que j’aime ma pianiste ! 😄🎼

 

 


 

samedi 28 mars 2026

Si j’étais petit oiseau

 

Si j’étais petit oiseau…

 

Entre rêve et légèreté, ce charmant couplet nous invite à prendre notre envol — au gré du vent, des regards… et peut-être des cœurs 💫

Les mots délicats de Pierre-Jean de Béranger (1780-1857) rencontrent ici la grâce musicale de Marin Marais (1656-1728), pour une escapade poétique où l’on envie les ailes de l’oiseau… et sa liberté.

Un instant suspendu, entre ciel et tendresse, où l’on se surprend à murmurer :
« Je volerais vite, vite, vite… »

🎶 Une petite rêverie baroque à savourer… sans modération.



« Moi qui, même auprès des belles,
Voudrais vivre en passager,
Que je porte envie aux ailes
De l’oiseau vif et léger !
Combien d’espace il visite !
À voltiger tout l’invite :
L’air est doux, le ciel est beau.
Je volerais vite, vite, vite,
Si j’étais petit oiseau. »

 

 


 

mercredi 25 mars 2026

Prochaine réunion de la Société archéologique de Sens


Société Archéologique de Sens

Fondée le 17 avril 1844 – Reconnue d’utilité publique le 21 mai 1897

 

Prochaine réunion de la Société archéologique de Sens

Mardi 7 avril 2026 à 20 h 30

Salle de conférences CEREP, 5, rue Rigault

Victor HEURÉ (Sens 1823-Sceaux 1897), typographe et auteur de vers


par Michèle DEGRAVE


Victor Heuré naît à Sens, au faubourg Saint-Pregts, en 1823, d’un père boisselier puis coutelier. La famille quitte Sens pour Paris lorsqu’il est âgé de 14-15 ans.

En 1842, il revient dans notre ville, où il travaille un temps chez l’imprimeur Théodore Tarbé, au 148 Grande rue. Puis à partir de 1850, il exerce son métier de compositeur typographe à Paris, à l’Imprimerie impériale.

Marié à une Sénonaise en 1853, il aura deux enfants, Paul et Marin et avec sa dernière femme, une fille Jeanne, tous trois « enfants de la balle », c’est-à-dire des ouvriers typographes dont le père était lui-même typographe. À la fin de sa vie, Victor Heuré travaille au Havre puis en région parisienne, à Corbeil et à Sceaux où il décède en 1897.

Mais tout au long de son existence, il va développer une véritable passion : rimer des vers, qui, édités en « formats », seront chantés dans les célèbres cafés-concerts de la capitale, ou encore imprimés dans des journaux.

Longtemps parisien, il chante sa région de façon légère et gaie, mais aussi la Bourgogne, la Normandie, la République ou les voyages, et ce pendant plusieurs décennies.

Grande première ! Grâce à la complicité de Dominique Boissy, ancien élève de Michelle Leclerc-Barré (1939-2006), passionné de musique, qui anime avec humour et talent le « blog de Dominik », seront recréées pour notre plaisir, quelques chansons composées par Victor Heuré il y a près d’un siècle et demi, données à l’époque, à Paris sur les scènes des cabarets La Scala, Les Ambassadeurs, ou encore sur celle de notre Théâtre par l’Orphéon de Sens. Et « clou final » historique, vous pourrez entendre, mises en musique, des rimes bourguignonnes, dont certaines totalement inédites qui évoquent notre cité !


Pour en savoir plus : https://www.archeo-sens.org/

5, rue Rigault 89100 SENS / Tél. : 03.86.83.02.25 / Courriel : accueil@societe-archeo-sens.fr



mardi 24 mars 2026

Le képi blanc… roi des carrefours

 


🎩🚦 Le képi blanc… roi des carrefours ! 🚦🎩

Avant les feux tricolores capricieux et les GPS bavards, il y avait lui…
Le
képi blanc, perché fièrement au sommet de l’agent de circulation, tel un phare dans la tempête automobile !

Sous le soleil, sous la pluie, au milieu des klaxons impatients,
il brillait comme un signal :
👉 “Halte là ! Ici, c’est moi le chef d’orchestre !”

On dit même que certains conducteurs n’obéissaient pas aux panneaux…
mais
au képi, oui ! 😄

Symbole d’élégance et d’autorité,
il transformait chaque carrefour en scène,
et chaque agent en véritable maestro de la rue.

Aujourd’hui encore, difficile de ne pas lui tirer un salut respectueux :
⚪ le képi blanc,
🚓 c’est un peu la couronne… du royaume de la circulation !

 

 

🎶 Le Képi Blanc du Carrefour 🎶

Couplet 1
Au beau milieu d’la grande avenue,
Quand tout s’embrouille et rien ne va plus,
Y’a un héros, droit comme un banc,
Coiffé d’un fier… képi blanc !

Les autos grondent, les freins grincent,
Les passants râlent et tout coince,
Mais d’un seul geste élégant,
Il remet d’l’ordre en un instant !

Refrain
🎵 Ohé ! regardez-le bien,
Le roi du pavé parisien !
Un bras levé, tout s’arrête net,
C’est lui l’patron du carrefour, parfait !

Ohé ! pas d’discussion,
Devant lui, c’est la discipline !
Car sous le ciel, éclatant et franc,
Brille à jamais… son képi blanc ! 🎵


Couplet 2
Ni feu rouge, ni feu vert,
C’est lui qui donne la lumière !
Pas besoin d’code compliqué,
Un p’tit sifflet… et c’est réglé !

Les taxis filent au garde-à-vous,
Les bicyclettes roulent au pas doux,
Même les plus pressés, pourtant,
Obéissent à son képi blanc !


Refrain
🎵 Ohé ! regardez-le bien… 🎵


Couplet 3
Quand tombe la pluie sur le trottoir,
Il reste là, fidèle au devoir,
Et dans la nuit, comme un fanal,
Son képi brille… magistral !

On dirait presque un général
Commandant l’trafic infernal,
Mais son royaume est bien vivant :
Quatre rues… et un képi blanc !


Refrain final (un peu plus grandiose)
🎵 Ohé ! salut à toi,

 Chef d’orchestre des grands émois !
Sans baguette mais avec talent,
Tu fais danser tout l’continent !

Ohé ! et dans Paris,
Ton règne n’a rien d’une folie,
Car sur nos routes, fiers et contents,
Vive à jamais… le képi blanc ! 🎵

 

 ©dboissy (2026) 




 

samedi 21 mars 2026

Le Roi et ses Oiseaux

 


👑🎶 Nouvelle création au royaume de Manéhouarnie ! 🐦✨

Aujourd’hui, Sa Majesté vous ouvre les portes de son univers le plus tendre et poétique…

Avec « Le Roi et ses Oiseaux », découvrez une chanson inspirée du style baroque, accompagnée par le grand orchestre du royaume, où la musique dialogue avec la nature et où les plus fidèles compagnons du souverain… sont de charmants oiseaux perchés sur ses mains.

Entre élégance du Grand Siècle et esprit léger, cette chanson est une invitation à sourire, rêver… et chanter ensemble.

🎼 À écouter et reprendre en chœur ! 🐦 Vive le Roi… et ses oiseaux !

 

Le Roi et ses Oiseaux

Couplet 1
Dans son palais de Manéhouarnie,
Quand le soleil dore les toits,
Le bon Roi, d’humeur réjouie,
Sourit aux oiseaux sur ses doigts.
Point de sceptre ni de parade,
Point de discours ni de tambour,
Mais deux chanteurs en promenade
Qui font danser l’air de la Cour.

Refrain
Chantez, chantez, oiseaux du Roi,
Faites danser tout le château !
Les violons jouent avec joie,
Et les flûtes répondent aussitôt.
Chantez, chantez, jolis oiseaux,
Vos voix sont plus belles que tout ;
Car le bonheur, dans ce château,
C’est vous… rien que vous !


Couplet 2
La mésange bleue se balance
Et salue chacun d’un saut,
Tandis que l’autre, avec cadence,
Fait résonner un air si beau.
Alors l’orchestre se réveille :
Clavecin, basson et hautbois,
Et toute la Cour s’émerveille
D’entendre chanter sous ses toits.

Refrain


Couplet 3
On dit partout dans le royaume
Et même au-delà des grands bois
Qu’il n’est point de prince, en somme,
Plus heureux ni plus doux que ce Roi.
Car qui sait aimer les oiseaux
Et les écouter chaque jour
Fait naître un bonheur si beau
Qu’il le partage à son tour.

Refrain final
Chantez, chantez, oiseaux du Roi,
Faites danser tout le château !
Et que l’on chante avec vous, ma foi,
Du matin jusqu’au soir bientôt !
Chantez, chantez, joyeux oiseaux,
Faites rire petits et grands ;
Et vive à jamais, au château,
Le Roi et ses oiseaux charmants !

 ⚜️ ©royaumedemanehouarnie (2026) 

 


 

vendredi 20 mars 2026

Printemps - Jean-Émile Schneider

 



PRINTEMPS 

A la joie, au plaisir le beau temps nous convie ! 
Le soleil au ciel bleu sourit superbe et grand ; 
L’air est calme, muet, léger et transparent 
Et la terre à l’amour paraît être asservie, 

O ciel !  en flots d’argent laisse tomber la vie ! 
Tandis que sous les bois passe un souffle mourant 
Des dernières rigueurs de l’hiver délirant, 
Étale les splendeurs que la terre t’envie ! 

Pendant que le soleil de ses rayons nouveaux 
Fait renaître les fleurs, les jeux et les travaux, 
Ne puise plus, mon cœur, aux pages d’un vieux livre 

Pour oublier tes maux et pour te consoler ; 
Mais recherche l’amour et l’ivresse de vivre 
Heureux comme un oiseau qui commence à voler ! 

Jean-Émile SCHNEIDER 

Source BnF Gallica : l'Émulation française 1er mai 1929

 


 

mardi 17 mars 2026

Le Bâton de l'Agent

 


🎶 Le bâton de l’agent

À la fin du XIXᵉ siècle, les agents de police chargés de la circulation dans les grandes villes utilisaient un bâton blanc pour diriger les voitures à cheval, les omnibus et les premiers tramways. Visible de loin, ce bâton devint rapidement un symbole de leur autorité… et inspira même les chansonniers !

La chanson revisitée « Le Bâton de l’Agent », sur des paroles de Héros Cellarius s’amuse avec humour de cet instrument devenu célèbre dans les rues animées de Paris. Entre satire légère et observation de la vie quotidienne, elle témoigne de l’esprit des chansons populaires de la Belle Époque.

Une petite page d’histoire… où la circulation et la chanson se rencontrent ! 🚦🎵


 (2026)

  

jeudi 12 mars 2026

Sur la route de Suresne

 


 

🎶 Sur la route de Suresne – une page d’histoire en chanson

Aujourd’hui je vous propose de redécouvrir « Sur la route de Suresne », une chanson extraite du recueil L’Histoire de France en chansons

Les paroles de Pierre d’Anjou et la musique de Jean Fragerolle nous transportent au temps de Louis XIV et du célèbre maréchal Turenne.

Au détour d’un chemin, une bergère garde ses moutons en chantant. Un capitaine passe… une promesse d’amour naît, mais la guerre emporte bientôt le soldat. Entre poésie pastorale et souvenir des campagnes militaires du XVIIᵉ siècle, cette chanson raconte avec simplicité les espoirs et les peines du peuple.

Une belle illustration de ces chansons qui faisaient autrefois vivre l’Histoire de France en musique. 🎵

 

1. Sur la route de Suresne,
Tireli, tirela, tirelonlaine,
Sur la route de Suresne,
Lise s'en allait gardant
Ses moutons, tout en chantant.
Sur la route, sur la route de Suresne.

2. Passa joli capitaine
Tireli, tirela, tirelonlaine,
Passa joli capitaine
Dessus son cheval grison
Qui surprit cette chanson
Sur la route, sur la route de Suresne.


3. De cueillir la marjolaine
Tireli, tirela, tirelonlaine,
De cueillir la marjolaine
Et les roses du buisson
Offrit à gente Lison
Sur la route, sur la route de Suresne.

4. Ne vous mettez pas en peine
Tireli, tirela, tirelonlaine,
Ne vous mettez pas en peine,
Mon bel ami le fera,
Quand de guerre, il reviendra
Sur la route, sur la route de Suresne.

5. Avec Monsieur de Turenne
Tireli, tirela, tirelonlaine,
Avec Monsieur de Turenne
Il s'en reviendra vainqueur
Et je lui garde mon cœur
Sur la route, sur la route de Suresne.

6. Dans les plaines de Lorraine
Tireli, tirela, tirelonlaine,
Dans les plaines de Lorraine
Il est mort ! ton beau soldat
Plus jamais ne reverras
Sur la route, sur la route de Suresne.

7. Sur la route de Suresne
Tireli, tirela, tirelonlaine,
Sur la route de Suresne,
En rentrant ses blancs agneaux,
Lisette avait le coeur gros
Sur la route, sur la route de Suresne.

 


 

dimanche 8 mars 2026

Journée internationale des droits des femmes

 


 

👑🌸 Message royal du Royaume de Manéhouarnie 🌸👑

En ce jour particulier, Sa Majesté le Roi de Manéhouarnie souhaite adresser, du fond de son palais musical et fleuri, ses plus respectueuses et chaleureuses pensées à toutes les femmes du royaume… et bien au-delà.

À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, le Roi salue avec admiration celles qui, chaque jour, font résonner la vie comme une belle symphonie : par leur courage, leur intelligence, leur sensibilité et leur détermination.

Dans le grand concert de l’humanité, les femmes tiennent des rôles essentiels — parfois solistes éclatantes, parfois chefs d’orchestre inspirantes, parfois harmonies discrètes mais indispensables. Grâce à elles, la partition du monde devient plus riche, plus juste et plus belle. 🎼

Depuis son trône baroque, entouré de musique et de fleurs, le Roi de Manéhouarnie lève symboliquement sa flûte à bec en signe d’hommage et souhaite à toutes les femmes une merveilleuse journée pleine de reconnaissance, de respect et d’espoir.

Que cette journée soit comme une grande mélodie : lumineuse, libre et inspirante.

👑🎶 Belle Journée Internationale des droits des Femmes à toutes ! 🌷✨

 

La Garde aux Champs

 


🌾 La Garde aux Champs

(Hommage aux femmes gardes champêtres)

Couplet 1
Dans plus d’un village aux abords du front,
Une femme avançait, reprenant les fonctions
Du garde d’hier parti pour la guerre,
Veillant sur les champs, les chemins et les terres.
Fière de servir sa commune autrement,
Elle portait la loi simplement ;
« Avis à la population ! » lançait sa voix qui résonne,
Et son tambour disait : « Qu’on se le dise à tous les hommes ! »

Refrain 
Ô garde des sillons,
Sentinelle des saisons,
Dans la brume ou le vent qui tournoie,
Ta voix porte la loi.
Des haies jusqu’aux rivières,
Tu protèges nos terres,
Hier comme aujourd’hui fièrement,
Femme de cœur, femme de serment.


Couplet 2
Aujourd’hui dans nos champs aux saisons changées,
Elle veille aux forêts, aux sentiers, aux ruisseaux,
Gardienne des lois et des équilibres menacés,
Messagère du calme et du bon mot.
Entre la terre et l’homme elle tient l’harmonie,
Ni dure ni soumise, mais ferme dans sa voix,
Elle incarne un pays, une vigie,
La République au détour d’un bois.

Refrain 
Ô garde des sillons,
Mémoire et horizon,
Des guerres aux jours présents,
Ton courage traverse le temps.
Dans les champs de nos vies,
Sous le ciel qui relie,
Tu marches droite et fièrement,
Femme d’honneur et de serment.

©dboissy (2026) 

 


 

samedi 7 mars 2026

Les agents mélomanes

 

(ca 1919)

 

AU BON MARCHÉ – PARIS

LES AGENTS MÉLOMANES

Pendant longtemps
l’agent ne s
ût
guère jouer
que du
violon… où
il conduisait les
délinquants
sans
tambour ni trompette.

Mais il a
fait des progrès :
Nous l’avons
vu jouer du
tambour pour
la plus grande
joie des
enfants !

Puis, (il) a appris à siffler mélodieusement
tel un joyeux merle !

Et nous
avons eu
les agents-
ténors et
les agents-
sirènes
ah ! la
voix enchan-
teresse de la sirène !

Bientôt nous aurons l’agent-homme-orchestre
dont chaque instrument donnera un
avertissement différent !


Ce document provient d’une publication publicitaire illustrée du grand magasin parisien Au Bon Marché, l’un des premiers grands magasins modernes fondé au XIXᵉ siècle à Paris. Ces publications étaient très répandues entre 1880 et 1930 et mélangeaient publicité, divertissement et illustration.

Le thème : l’évolution “musicale” des policiers

La planche « Les Agents mélomanes » joue sur une plaisanterie :

Elle évoque l’évolution des moyens sonores utilisés par les agents :

  1. Le violon (expression « conduire quelqu’un au violon » = au poste).

  2. Le tambour pour attirer l’attention.

  3. Le sifflet, réellement utilisé par les policiers au début du XXᵉ siècle.

  4. La sirène, technologie moderne qui commence à apparaître.

  5. Enfin la caricature de l’agent “homme-orchestre”.

C’est une satire légère du progrès technique, thème très courant dans les publications humoristiques de l’époque.

la date 1919 est intéressante

La date correspond à la période immédiatement après la Première Guerre mondiale.

Dans ces années :

  • les villes se modernisent rapidement

  • la circulation automobile augmente

  • les policiers commencent à utiliser sifflets et signaux sonores pour réguler la rue.

La planche reflète donc l’évolution de la police urbaine dans la vie quotidienne.

 

Les Agents Mélomanes

(Chansonnette humoristique d’après la planche de 1919)

Couplet 1

Pendant longtemps dans nos quartiers
L’agent n’était guère musicien,
Pour les voleurs qu’il arrêtait
Il jouait du violon… très bien !
Sans tambour ni trompette alors
Il menait les mauvais garçons
Vers le poste, d’un pas très fort,
Au son discret de son violon.

Refrain

Ah ! voyez donc ces agents mélomanes
Qui font la musique en patrouillant !
Tambour, sifflet, et puis la sirène
Tout Paris les écoute en riant !
Quand la loi se met en cadence
Et défile au coin du boulevard,
Même les enfants entrent dans la danse
Au passage du brave sergent !


Couplet 2

Mais bientôt l’agent fit progrès
Et devint un fameux tambour,
Pour la joie des petits parisiens
Qui le suivaient tout le long du jour.
Et puis l’on apprit à siffler
Comme un joyeux merle au printemps,
Un air clair pour bien signaler
Que l’ordre veille à tout moment.

(Refrain)


Couplet 3

Puis vinrent les agents ténors
Et les sirènes dans la nuit,
Leur voix sonnait claire et sonore
Par-dessus le bruit de Paris.
Mais demain, qui sait, mes amis ?
Dans la rue ce sera charmant :
L’agent deviendra, je parie,
Un véritable homme-orchestre ambulant !

(Refrain final) 

 

©dboissy (2026) 

 


 

vendredi 6 mars 2026

La Marmotte, Op 52 No 7 - Beethoven

 


🎼 La Marmotte – Op. 52 n°7 de Ludwig van Beethoven

Composée à la fin du XVIIIᵉ siècle sur un poème de Johann Wolfgang von Goethe, La Marmotte (Op. 52 n° 7) est l’une des huit mélodies du recueil Opus 52 de Beethoven. Derrière son apparente simplicité se cache tout le charme du lied allemand naissant : une ligne mélodique limpide, presque populaire, soutenue par un accompagnement délicat. À l’origine écrite pour voix et piano, cette pièce traverse les siècles avec fraîcheur et poésie. Dans cette nouvelle interprétation, le Roi de Manéhouarnie en propose une lecture instrumentale à la flûte à bec ténor, accompagnée au piano, mettant en lumière la tendresse de cette page inspirée, où l’élégance classique se mêle à une saveur folklorique pleine de grâce.

 

 

 

Voici une traduction fidèle en français du poème de Johann Wolfgang von Goethe mis en musique par Ludwig van Beethoven.

🪶 La Marmotte 

Je traverse déjà bien des pays,
avec la marmotte,
et toujours j’y trouve à manger,
avec la marmotte.
Avecque ci, avecque là,
avec la marmotte.

J’ai vu bien des messieurs
qui aimaient fort les demoiselles,
avec la marmotte.
Avecque ci, avecque là,
avec la marmotte.

J’ai vu aussi de belles jeunes filles
qui jetaient les yeux sur moi, le petit,
avec la marmotte.
Avecque ci, avecque là,
avec la marmotte.

Ne me laissez donc pas partir ainsi, messieurs,
car les garçons aiment manger et boire,
avec la marmotte.
Avecque ci, avecque là,
avec la marmotte.

 

dimanche 1 mars 2026

🌸 Fête des Grands-Mères 🌸

 


🌸 Fête des Grands-Mères 🌸

À l’occasion de cette belle journée dédiée à nos chères grands-mères, j’ai eu le plaisir d’enregistrer une version instrumentale de la célèbre chanson « Voulez-vous danser grand-mère ? » 🎶

Tout en douceur et en élégance, je l’interprète à la flûte à bec, accompagné au piano, pour lui redonner un souffle tendre et intemporel. Une manière musicale de saluer celles qui nous transmettent souvenirs, valeurs et tant d’affection.

Si le cœur vous en dit, je vous invite à écouter (et peut-être à fredonner ou même à danser !) 💕

Très belle fête à toutes les grands-mères !

 

Musique de Jean-Raymond Baltel & Alex Padou (1946) 🎶

 

jeudi 26 février 2026

Daniel Puissant, Garde Champêtre

 


Faisons connaissance avec Daniel Puissant, Garde Champêtre Principal Honoraire de Poigny (Seine-et-Marne), entré dans une retraite bien méritée en 2014. Son remarquable parcours est notamment relaté dans un article de La République de Seine-et-Marne.
 
Homme d’engagement et de convictions, Daniel Puissant est Président-Fondateur du Poigny Karaté Club. Son action et son courage ont été salués par de nombreuses distinctions : Médaille de la Sécurité Intérieure, Médaille d’Or de la Fédération Française de Karaté, Médaille d’Or de la Jeunesse et des Sports, ainsi que la Plaquette d’Argent des Héros de la Civilisation, décernée pour avoir sauvé une jeune femme de la noyade dans la Seine en 1981. 

En parallèle, il est enseignant de karaté, Instructeur fédéral, 5ᵉ Dan, et titulaire du Certificat de formation à la gestion associative, transmettant avec passion savoir, discipline et valeurs humaines.
 
 

 

 
Daniel Puissant est également l’auteur des paroles du chant national des gardes champêtres, écrites à la fin de l’année 2004. Longtemps attendues, ces paroles ont récemment été mises en musique, faisant de ce chant une référence reconnue dans toute la professionUn parcours exemplaire, riche d’engagement, de courage et de transmission.
 
 
 
 

 
 

mardi 24 février 2026

Hommage à M. Alcide Delmont

 



En 1930, une chanson, Hommage à M. Alcide Delmont, Marche populaire, paroles de Marius Lancry, musique de L. Alexandre, est spécialement imprimée à Fort-de-France « pour acclamer notre estimé Delmont », « Député de la Martinique et Sous-Secrétaire d’État au Ministère des Colonies » lors de sa visite sur l'île en août.


Hommage à M. Alcide Delmont. Marche populaire.

Député de la Martinique,
Sous-Secrétaire d’Etat au Ministère des Colonies.

Paroles de L. Alexandre. Musique de Marius Lancry.

I

Quelle fête pour notre beau pays,                         
De recevoir par ce matin fleuri                
Le Député Ministre méritoire,                
Ce fils chéri tout couronné de gloire !             
Le ciel vêtu de son plus joli bleu,                
Notre soleil aux rayons merveilleux                
Embellissent Madinina qui chante                
Ce refrain vibrant que son cœur enfante.            

Refrain
Fêtons Delmont notre grand bienfaiteur,
Fêtons Delmont comme un libérateur,
Aimons Delmont, car ses bienfaits immenses
Ont allégé bien de douleurs intenses.
Chantons la gloire et louons l’Eminent,
Comme on le fait sur le Continent…
Vive Delmont partout, dans les écoles.
Vive Delmont notre belle auréole.
                                
II
Bonjour Messieurs, (1) illustres envoyés
De la France, patrie des libertés.
Nous vous souhaitons, avec notre air aimable,
Santé, bonheur, et séjour agréable.
La Martinique, aussi Pays d’amour,
Vous aimera chacun à votre tour
Autant qu’elle aime avec reconnaissance
Cette bonne mère, oui la Grande France.
(au refrain)

III
Pavoisons chambrettes, maisons, châteaux
Ce jour sera de nos jours le plus beau.
Martiniquais de tous les coins de l’île
Fêtez comme vos frères de la Ville
Désertez les campagnes et les monts
Pour acclamer notre estimé Delmont.
Cher Ministre, le peuple vous admire
Et saura bien toujours vous réélire.
(au refrain)


(1) LASNET, Inspecteur général du service de Santé
BELET, Chef de Cabinet du Ministère
GHEERBRANDT, Chargé de mission    

Fort-de-France, Imprimerie R.[ené] Illemay, [1930]. 4 p., ill., mus.

(Document Bibliothèque historique de la ville de Paris Cote : BHVP _4-BRO-303344)

Alcide DELMONT (Saint-Pierre (Martinique) 1874-Brannay (Yonne) 1959) (cf. Michèle Degrave Alcide Delmont (1874-1959), un député de la Martinique dans l’Yonne. Sens, Bull. de la SAS, T. XIII. 2022).

Chanson à l’occasion de sa visite à la Martinique en août 1930 lors de son voyage triomphal aux Antilles en août-septembre, marquant pour la première fois, la venue d’un membre du Gouvernement sur ces îles devenues françaises.

Dr Alexandre Lasnet (1870-1940)
Maurice-Marcel Belet (1886-1970)
Jehan-Laurent Gheerbrandt (1882-1965)

 


 


 

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vendredi 20 février 2026

Le Vercingétorix des Boulevards

 

Collection Photothèque des Jeunes Parisiens

 L'Agent LECLERCQ (1877–1940) 

« Le Vercingétorix des Boulevards »
Gardien de la paix – Vétéran de 1914-1918

Rémy Armand Alcide Leclercq naît le 28 septembre 1877 à Plachy-Buyon, dans la Somme, au sein d’un foyer modeste et travailleur. Fils d’Armand Leclercq, papetier, et d’Henriette Lefebvre, il grandit à Bacouel-sur-Selle où il suit ses études primaires avant d’entrer, comme son père, dans une papeterie. Il devient ensuite ourdisseur dans une usine de tissage, métier exigeant qui forge déjà son endurance et son sens du devoir.

Il accomplit son service militaire au 72e régiment d’infanterie d’Amiens entre 1898 et 1899, puis retourne à la vie civile. Marié en 1901 à Marie Françoise Claire Féron, il mène une existence simple jusqu’à la mobilisation d’août 1914, qui bouleverse son destin.

Le soldat courageux

Rappelé sous les drapeaux dès le début de la Grande Guerre, il rejoint son régiment à Amiens et est nommé caporal. Fin 1916, il passe au 108e régiment d’artillerie lourde, section des secrétaires. Le 21 novembre 1916, il reçoit la Croix de guerre 1914-1918 pour un acte de bravoure remarquable : il s’est porté volontairement au secours de canonniers marins grièvement blessés, ensevelis sous les décombres après un bombardement. Sa citation souligne « un sang-froid, un courage et un dévouement remarquables ».

Cet épisode révèle un trait constant de sa personnalité : le courage tranquille, allié à une profonde humanité.

De la guerre aux boulevards

Le 1er août 1918, il est détaché comme gardien de la paix à Paris. C’est sous l’uniforme bleu qu’il vivra la fin du conflit. Démobilisé en 1919, il choisit de rester dans la capitale et de poursuivre sa carrière dans la police municipale.

Affecté à la régulation de la circulation à la porte Saint-Denis, carrefour alors parmi les plus encombrés de Paris, il y exercera pendant plus de seize ans. Très vite, sa haute silhouette, son bâton blanc levé avec autorité et surtout sa longue barbe rousse soigneusement entretenue attirent l’attention.

Il devient une figure pittoresque et populaire. Les Parisiens l’appellent affectueusement « la barbe de la porte Saint-Denis » ou encore « Vercingétorix », tant sa barbe flamboyante évoque les représentations du chef gaulois. Ennemi déclaré du rasoir, il porte sa barbe comme un étendard. Les touristes se font photographier à ses côtés ; les chauffeurs de taxi le saluent ; la presse s’empare de sa silhouette pour en faire l’emblème d’une police à la fois ferme et bienveillante.

L’agent que l’on crut mort

En juillet 1928, victime d’une insolation en plein service sous le soleil écrasant, il est transporté à l’Hôtel-Dieu. Plusieurs journaux annoncent prématurément sa mort. L’émotion est vive : on pleure déjà « une figure bien parisienne ».

Mais le lendemain, rectificatif : l’agent Leclercq n’est pas mort. Il se remet et reprend son poste quelques jours plus tard. Pour ceux qui n’avaient pas lu le démenti, son retour évoqua presque une apparition fantomatique, silhouette familière ressurgissant au carrefour, bâton blanc en main, barbe au vent.

Cette anecdote illustre l’attachement sincère du public à cet homme simple dont la présence rassurait et rythmait la vie du quartier.

Distinctions et reconnaissance

Outre la Croix de guerre 1914-1918, il reçoit la médaille d’honneur de la police municipale et rurale (Journal officiel du 7 novembre 1933), reconnaissance officielle d’un service exemplaire.

Pourtant, sa plus belle décoration demeure sans doute l’affection populaire. Pendant près de vingt ans, on lui offre fleurs et petits présents ; on vient prendre de ses nouvelles lorsqu’il s’absente ; on célèbre sa bonhomie et sa courtoisie.

La retraite et le retour aux sources

Il prend sa retraite en 1936 (selon certaines sources 1938) et retourne dans la Somme, à Bacouel-sur-Selle. Loin du tumulte parisien, il se consacre à ses passions : jardinage, pêche à la truite, sculpture et peinture. Régulièrement sollicité par la presse, il ne disparaît pas totalement de la mémoire collective et revient parfois à Paris pour exposer ses œuvres ou participer à des manifestations caritatives.

Il s’éteint en novembre 1940, quelques mois après que Paris est passé sous l’occupation allemande. Sa disparition laisse orpheline sa chère porte Saint-Denis.

Le chansonnier Pierre Gilbert lui rend un hommage touchant, reconnaissant que, s’il fut parfois gentiment moqué dans les couplets satiriques, il fut surtout « un agent de gaieté » qui avait su garder la paix — et que désormais, « la paix le gardera ».

Mémoire d’une figure parisienne

Rémy Leclercq incarne une époque où le policier de quartier était une figure familière, presque théâtrale, mais profondément humaine. Ancien combattant décoré, fonctionnaire consciencieux, homme simple devenu symbole populaire, il fut l’un de ces personnages qui donnent à une ville son visage et son âme.

Qu’aucune rue de Paris ne porte encore son nom demeure une curiosité de l’histoire. Car le « Vercingétorix des Boulevards » fut bien davantage qu’une silhouette pittoresque : il fut l’image d’une autorité bienveillante, d’un courage discret et d’une fidélité sans faille au service public.


 

Le Vercingétorix des Boulevards

(Chanson Hommage à l’agent Leclercq)

Couplet 1

Dans la Somme aux brumes légères,
Naquit un gars au cœur vaillant,
Fils d’un papetier, fier et sincère,
Ouvrier simple et bon vivant.
Du 72e d’infanterie
Il porta sac et pantalon,
Puis vint la guerre et sa furie
Où son courage eut son galon.

Couplet 2

Sous l’orage et sous la mitraille
Il sauva des marins blessés,
Des décombres et de la bataille
Il les tira sans hésiter.
Croix de Guerre à la boutonnière,
Caporal au regard de feu,
Il servit la France entière
Avec un sang-froid valeureux.

Refrain

Ohé ! Leclercq, l’agent magnifique,
Barbe au vent comme un vieux Gaulois !
Sous ton bâton blanc héroïque
Les fiacres s’arrêtaient net, ma foi !
Vercingétorix des boulevards,
Gardien des autos et des cœurs,
À la Porte Saint-Denis, chaque soir,
Tu régnais sans faste… mais en vainqueur !

Couplet 3

Premier août mil neuf cent dix-huit,
Il troque l’uniforme guerrier
Pour le képi bleu de la nuit
Des gardiens de la paix parisiens.
À la Porte Saint-Denis fidèle,
Carrefour grondant et bruyant,
Sa barbe rousse, solennelle,
Brillait au soleil levant.

Couplet 4 – La barbe

Ennemi juré du rasoir,
Sa barbe était son étendard,
Les touristes venaient le voir
Comme on salue un monument rare.
D’un geste ample et théâtral
Il arrêtait l’automobile,
Mais d’un sourire cordial
Rendait la circulation docile.

Couplet 5 – L’insolation

Un jour de juillet trop ardent
Le soleil frappa trop fort ;
On crut Paris en deuil vraiment,
Les journaux annoncèrent sa mort !
Mais tel un spectre bienveillant
Il revint, barbe triomphante —
Certains parlèrent d’un revenant
Sous la blanche férule éclatante !

Couplet 6 – La retraite

Vingt ans au carrefour fidèle,
Puis vint l’heure de raccrocher ;
Il laissa Paris et ses querelles
Pour la Somme et ses peupliers.
Peinture, pêche et jardinage,
Loin du tumulte et des klaxons ;
Mais dans les cœurs, son image
Restait comme une chanson.

Final

Novembre quarante l’emporta,
La Porte pleura son soldat ;
Un chansonnier dit tout bas :
« Tu gardas la paix… qu’elle te gardera. »
Et l’on murmure encor parfois
Quand le trafic devient trop fort :
“Ah ! s’il était là, ce Gaulois,
Paris irait droit… sans effort !”

Dernier refrain

Salut Leclercq, barbe héroïque,
Panache tendre des boulevards !
Plus qu’un agent pittoresque et mythique,
Tu fus l’âme simple de Paris le soir.
Vercingétorix des boulevards,
Gardien fidèle et cœur d’or,
Ton nom mériterait un square…
Ou mieux encor : nos accords !
🎵

©dboissy (2026)