mercredi 27 juillet 2022

Mauro Giuliani

 

Portrait par Johann Friedrich Jugel (1772-1833) d'après Stubenrauch

Mauro Giuliani, est un guitariste virtuose et un compositeur italien, né le 27 juillet 1781 à Bisceglie et mort le 8 mai 1828 à Naples.

 

 Playlist (flûte à bec et guitare) sur YouTube


 

 

mercredi 13 juillet 2022

Le Tambour-Major

 

Le Tambour-Major est le sous-officier chargé de diriger une formation musicale militaire lors des cérémonies, défilés ou aubades. Dans le cadre de sa fonction, il porte une canne qui lui sert au commandement des tambours et clairons. Il se place devant l'ensemble de la formation. Il est remarqué dans le maniement de sa canne.

 

Cérémonie


Parade


Défilé

Ouvrages

                                                                                                                                

Robert Goute, Manuel du Tambour-Major, 1re éd. chez l'auteur (imprim. à Chantonnay, P. Gaultier), 1962, 128 pages ; rééd. Charnay-lès-Mâcon, éditions Robert Martin, 1988, 217 pages.

 


 Voir aussi cette vidéo
 

Jean-Pierre Brisson, Cours de canne de Tambour-Major, éd. Conservatoire Militaire de Musique de l'Armée de Terre, non daté, 32 pages.

 


Philippe Alibert, Initiation à la technique de la canne de Tambour-Major, éditions Alphonse Leduc, 1987, 44 pages.

 


 

Emmanuel Grosvalet, le Tambour-Major, livret et DVD, édité chez l'auteur, 2017, 148 pages. 

 



 

 Le Tambour-Major - Vidéo réalisée par Emmanuel Grosvalet


 

 
 
Orchestre des Sapeurs-Pompiers du Morbihan
Tambour-Major - Dominique Boissy


samedi 11 juin 2022

Le petit livre de citations musicales

 

Petit recueil pour mélomanes

 

- Après le silence ce qui tend le plus à exprimer l'inexprimable, c'est la musique. (Aldous Huxley)

- La musique est, de tous les arts, celui qui est véritablement compris et sent par le plus petit nombre de gens. (P. Lalo)

- Il faut renaître une vie pour la peinture, une autre pour la musique, etc. En trois ou quatre cents ans, on pourrait peut-être de compléter. (Jules Renard) 

- La musique double la vie. (Sully Prudhomme)

- La musique n'est jamais que de l'art quand la parole peut être poésie. (Robert Desnos)

- Toute musique qui ne peint rien n'est que du bruit. (D'Alembert)

- Du temps du muet... il y avait de la musique... Maintenant aussi... mais on ne l'entend pas... les gens causent tout le temps. (Jean Renoir)

- Ce n'est pas un petit travail d'accorder sagesse et musique. (Alain)

- Mon âme voyage sur le parfum comme l'âme des autres hommes sur la musique. (Baudelaire)

- La musique adoucit les moeurs.

- Je me demande comment, étant musicien, on peut encore aimer la musique. (Jean Anouilh)

- C'est la musique qui m'a fait croire en Dieu. (Alfred de Musset)

- Raconter un événement, c'est faire connaître l'opéra par le livret seulement; mais si j'écrivais un roman, je tâcherais de différencier les musiques successives des jours. (Marcel Proust)

- Les amateurs de musique ont ceci de pénible qu'il nous demandent d'être totalement muets au moment même où nous souhaiterions être absolument sourds. (Oscar Wilde)

- La musique offre aux passions le moyen de jouir d'elles-mêmes. ( Nietzsche)

- Le but de la musique devrait n'être que la gloire de Dieu et le délassement des âmes. Si l'on ne tient pas compte de cela, il ne s'agit plus de musique mais de nasillements et beuglements diaboliques. (Jean-Sébastien Bach)

- La musique c'est du bruit qui pense. (Victor Hugo)

- En ouvrages de goût, en musique, en poésie, en peinture, c'est le goût qui tient lieu de montre; et celui qui n'en juge que par des règles en juge mal. (Voltaire)

- L'homme qui n'a pas de musique en soi et que n'émeut pas un concert de doux accords est capable de trahisons, ce complots et de rapines. (Shakespeare)

- La musique souvent me prend comme une mer. (Baudelaire)

- Mes vocalises me font décoller comme si j'étais sur un trampoline. (Jessye Norman)

- Dieu me dit comment jouer cette musique et voilà le résultat. (Toscanini)

- La musique sert peut-être en ce qu'elle fait estimer le silence à son prix. (Les frères Goncourt)

- L'art est une petite musique pour faire danser la vie comme faire de la dentelle au crochet. (Céline)

- Le virtuose ne sert pas la musique, il s'en sert. (Jean Cocteau)

- Là où est la musique, il n'y a pas de place pour le mal. (Cervantès)

- La musique suffit pour une existence mais un existence ne suffit pas à la musique. (Rachmaninov)

- Il y a certaines choses dont la médiocrité est insupportable : la poésie, la musique, la peinture et le discours public. (La Bruyère)

- Aimer la musique, c'est se garantir un quart de son bonheur. (Jules Renard)

- La bonne peinture est une musique, une mélodie dont le seul l'intellectuel peut percevoir l'extrême complexité. (Michel-Ange)

- Comme l'opéra serait merveilleux sans chanteur. (Rossini)

- La musique vaut toute les philosophies du monde . (Beethoven)

- Quelle musique, le silence. (Jean Anouilh) 




En connaissez-vous d'autres ?


dimanche 5 juin 2022

L'orgue de l'église de l'Immaculée-Conception à Sens

 

Aujourd'hui église Saint-Antoine 78, rue Victor Guichard à Sens

Entre 1969 et 1971, l'abbé Jean-Yves Morel, le prêtre de la paroisse, a pris connaissance de mon intérêt pour l'orgue et a organisé une rencontre avec un organiste, Jean-Charles Céruti. Ce dernier, résidant à Collemiers, venait régulièrement à Sens pour consacrer quelques heures de son temps à remettre en état de jouer l'orgue placé à la tribune de l'église. Il n'était plus utilisé et laissé à l'abandon. Je ne me souviens plus du nom du facteur qui avait construit cet instrument...

 

Intérieur de l'église vu de la tribune d'orgue


 
Le buffet orné de faux tuyaux en bois peints en doré (chanoines) était doté d'une console incrustée sur le côté droit, dans sa largeur. L'orgue disposait d'un clavier dont les touches étaient usées, ainsi que d'un petit pédalier d'environ une octave.



Photo © Gérard Brunin 

 

Au-dessus du clavier et du pupitre, une rangée de jeux tels que le bourdon, la flûte, le prestant, la trompette et d'autres encore étaient disposés à l'horizontale. Un système d'expression permettait de réguler l'ouverture et la fermeture de lames de bois (jalousies) devant le buffet, derrière les chanoines. 

 

Jean-Charles Céruti

L'intérieur de l'orgue témoignait d'une longue inactivité, recouvert d'une épaisse couche de poussière sur la mécanique, les sommiers et la soufflerie. Les tuyaux étaient en étain pour certains, en bois pour d'autres. Nous avons retiré ceux qui étaient inutilisables et dépoussiéré les autres, en enlevant parfois des carcasses d'oiseaux.

 

Une partie de la tuyauterie

La soufflerie était manuelle, exigeant de haut en bas l'actionnement d'un bras de pompe sortant du buffet sur le côté gauche de l'orgue. Cette tâche de pompage était assez exigeante à la longue, car il fallait colmater les fuites.

M. Jean-Charles Céruti avait une certaine expertise de la facture d'orgue. Lors de l'accord des tuyaux, nous étions trois personnes. Pendant que je jouais les notes, un camarade faisait office de souffleur, M. Céruti procédait alors à l'accord.

L'instrument a finalement retrouvé en partie sa voix... Nous avons réussi à le faire résonner et à le tester lors d'une messe de mariage, où les capacités de souffleur ont été mises à rude épreuve ; l'organiste a sollicité tous les jeux de l'orgue ! Par moments, l'orgue s'essoufflait, tout comme moi, et il me fallait pomper davantage...

Avec nos modestes ressources, notre dévouement et notre passion, nous avons réussi à faire réentendre cet orgue. En guise de reconnaissance, l'abbé Morel a enregistré deux morceaux avec un magnétophone à cassettes. Par la suite, il a fait graver cet enregistrement sur un disque vinyle 45 tours, qu'il nous a généreusement offert.

 

Disque Vinyl 45 tours

Aujourd'hui, il ne reste plus que quelques éléments épars de ce petit orgue à un clavier. Le buffet est vide et la majeure partie de la tuyauterie a disparu. Seuls les chanoines restent pour rappeler le souvenir de cet instrument depuis longtemps silencieux dans la nef de l'église. 

 

 

 
 

samedi 4 juin 2022

L'ophicléide


L’ophicléide (serpent à clé) comme son étymologie l’indique, dérive de l’ancien serpent que l’on a muni de clés. Il a été inventé en 1817 et a été utilisé à l’église, ainsi que dans les fanfares,
les orchestres d'harmonie, les musiques militaires et dans l’orchestre symphonique, en particulier par Berlioz dans sa symphonie fantastique.

 

M. le Curé répétant un solo

 

Ancienne carte publicitaire


Chorale & Joueur d'ophicléide




 

 Ophicléide & Piano

 


 

lundi 30 mai 2022

Le Chant des Partisans

 

Couverture de la partition

Historique

Document "Chemins de mémoire" 

(à télécharger sur le lien)

 
30 mai 1943 : écriture des paroles du Chant des partisans, qui est aujourd'hui connu comme l'un des plus célèbres chants de la Résistance française. Les paroles furent écrites par-dessus une mélodie déjà existante composée en 1941 par la chanteuse et musicienne française - d'origine russe - Anna Marly (1917-2006) qui l'avait elle-même composée en se basant sur un chant slave. Marly était alors engagée comme cantinière dans les Forces françaises libres à Londres et mettait ses talents musicaux au service de la lutte. La mélodie connut un grand succès, au point de devenir l'indicatif de l'émission Honneur et Patrie de la BBC à partir du 17 mai 1943 ainsi qu'un signe de reconnaissance dans les maquis. La capitale britannique accueillait à la même époque le journaliste et romancier français Joseph Kessel (1898-1979) qui était alors en exil avec son neveu Maurice Druon (1918-2009). Ceux-ci découvrirent cette mélodie et décidèrent d'y adjoindre des paroles.
 
Le manuscrit contenant les paroles fut ensuite emmené en France en juillet 1943 par les résistants Emmanuel d'Astier de La Viguerie (1900-1969) et Jean-Pierre Lévy (1911-1996), puis publié clandestinement dans le premier numéro des « Cahiers de Libération » en septembre 1943. Ce chant resta cependant peu connu pendant la guerre et rencontra surtout le succès à la Libération en obtenant même le surnom de « Marseillaise de la Libération ». Le Chant des partisans fut cependant concurrencé durant les années 1950 par la Complainte du Partisan, écrite en 1943 par Astier de La Viguerie et mis en musique par Marly, avant de retrouver son statut d'hymne de la Résistance suite au discours du ministre de la Culture André Malraux à occasion de l'entrée au Panthéon de Jean Moulin en 1964. Elle fut par la suite reprise par plusieurs artistes et est régulièrement jouée lors de cérémonies officielles.
Source : Académie de Grenoble

Partition chant et piano


samedi 28 mai 2022

Merhed Pouskorù

 

Image générée par IA

Source : Chansons populaires du pays de vannes - Loeiz Herrieu


 

Les Filles de Pont-Scorff
 

1. Auprès de Pont-Scorff, il y a trois filles (ter), - qui portent des souliers et des boucles d'argent.

2. Qui portent des souliers et des boucles d'argent; - tellement que les gars de Pont-Scorff disent : " Celles-là sont riches "

3. Tellement que les gars de Lesbin disent : " Celles-là ont de la monnaie ! " - Voilà qu'elles ont acheté, chacune un tablier de soie.

4. Chacune un tablier de soie, chacune un col brodé, - pour avoir l'occasion de tromper les garçons.

5. Mais, hélas ! elles ne pourront réussir; - car elles sont trop décriées par les garçons du quartier.

6. La plus jeune d'entre elles disait à sa mère, à son père : - " Si vous voulez me marier, je vais vous quitter. "

7. " Partez, partez, ma fille, allez courir par le pays; - quand vous serez lasse, vous reviendrez. "

8. Voilà la fillette partie vers Lorient; - elle trouve à son gré un jeune matelos.

 9. ...Ce n'est pas un marin qui couchera à mes côtés, - mais un jeune homme dont le congé sera terminé!

 


Chanté en l'église paroissiale du sacré-Coeur de Pont-Scorff (2006)

Soliste, Gérard Breurec et chorale - A l'harmonium, Louis-Jean Guillou 

 


Dans une version revisitée, la mélodie traditionnelle retrouve une nouvelle jeunesse grâce au mariage délicat de la flûte à bec ténor et de la harpe

 

samedi 21 mai 2022

La marmotte musicienne

 

Création KAVIIK (diffu-cartes - Annecy-le-Vieux)

 

La Marmotte, Op 52 No 7 - Beethoven

 

La Marmotte est une courte mélodie avec accompagnement Piano, composée par Beethoven vers 1790. La mélodie raconte l'histoire d'un montreur de marmotte, qui était une attraction très prisée à la fin du 19e siècle.

 

"Jadis l'apprivoisement de la marmotte des Alpes était courant, en particulier en Savoie...

Jusqu'à la fin du 19e siècle, la marmotte était exhibée sur les champs de foire au même titre que l'ours ou le singe. Le montreur de marmottes les faisait danser au son de sa flûte et c'était une distraction très prisée par jeunes et vieux. Cette relation entre l'homme et la marmotte fut immortalisée par Goethe qui écrivit le Chant de la marmotte, mis en musique par Beethoven. 

 

[Les Marmottes : Milieu naturel, vie sociale et hibernation par Jean-Pierre JOST]"

 

 

Partition sur free-scores

 

 

 Accordéon : Anja  - flûte à bec : Dominik

 

 

Version flûte à bec & accordéon avec variations 

 

 

  Piano : Konrad Drohomirecki & Flûte à bec ténor : Dominique Boissy