mardi 17 février 2026

Gaby Boissy - Artiste Lyrique

 

Couverture de la revue "Paris qui chante" - 1908

 

Gaby Boissy (née Gabrielle Cahen), artiste lyrique soprano, naît à Alexandrie le 18 février 1884 et s’éteint à Paris (16ᵉ arrondissement) le 18 juin 1976. En 1952, elle adopte officiellement le nom de Clairville, sans jamais effacer du souvenir du public celui de Gaby Boissy, sous lequel elle connut ses plus beaux triomphes.

Elle reçoit une solide formation vocale auprès de Georges Imbart de la Tour, professeur d’esthétique lyrique et de chant au Conservatoire national, puis poursuit ses études à l’école de Jules et Madeleine Chevallier, professeurs de chant et d’art lyrique, située 6 rue Offémont à Paris.

Dès 1905, elle mène une carrière active dans les fantaisies, opérettes et revues, où son charme scénique, sa voix fraîche et son tempérament vif lui valent une faveur immédiate du public. Elle se produit dans de nombreux théâtres et music-halls parisiens parmi les plus en vue : La Cigale, chez Mayol, la Boîte à Fursy, aux Capucines, à Cluny, aux Variétés, au théâtre Réjane, au théâtre Fémina, au théâtre Impérial, au Trianon lyrique, à la Scala, au théâtre Michel, à la Comédie Royale. Elle s’y distingue autant par son élégance que par son sens du jeu et de la diction.

Le 12 avril 1922 marque un tournant décisif : elle débute à l’Opéra-Comique dans le rôle de Micaëla de Carmen. Elle y interprète également Mimi dans La Bohème et Sophie dans Werther, affirmant ainsi son passage du répertoire léger au grand lyrisme.

Parallèlement, elle est engagée pour plusieurs saisons dans les grands casinos de la Côte et de Normandie — Deauville, Cannes, Nice, Monte-Carlo — entre 1921 et 1925, où elle remporte de vifs succès dans les grands rôles du répertoire.

En 1923, elle laisse un témoignage discographique en enregistrant, avec les chœurs du Théâtre des Variétés, un disque 78 tours pour la Gramophone Company : Ciboulette, opérette de Reynaldo Hahn, contribuant ainsi à fixer sur cire l’art délicat et expressif qui avait conquis la scène.

Figure marquante du Paris musical de la Belle Époque et de l’entre-deux-guerres, Gaby Boissy incarne cette génération d’artistes capables de passer avec aisance de la revue pétillante au lyrisme raffiné, alliant grâce scénique, intelligence dramatique et pureté vocale.

 


 


 


Disque 78 tours :

 Amour qui passe 

 C'est sa banlieue 

 Y a de la lune

 



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